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  Numéro 42 , mai 2005
 
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Les capacités d'analyse de Web of Science au banc d'essai

Web of Science offre maintenant aux chercheurs la possibilité d'effectuer des analyses automatisées de leurs résultats de recherche - une bibliothécaire examine cette possibilité.

Depuis l'été 2004, la banque de données Web of Science offre aux chercheurs la possibilité d'effectuer des analyses automatisées de leurs résultats de recherche. Cette nouvelle fonctionnalité, très prometteuse, a été développée afin d'évaluer et, éventuellement, de sélectionner l'information repérée par le système. Mais qu'en est-il de son efficacité? Les capacités d'analyse de Web of Science remplissent-elles leurs promesses? Je me suis penchée sur la question pour vous.

D'abord, rappelons que ce qui distingue Web of Science des autres banques de données de sciences et génie est essentiellement la possibilité d'effectuer des recherches par références citées. Cette banque, qui contient des références bibliographiques provenant de plus de 8 000 revues et des citations d'auteurs tirées notamment de Science Citation Index Expanded, permet donc aux chercheurs de connaître l'impact d'un auteur, d'un article ou d'une revue, ce qui constitue une particularité très appréciée des étudiants et des professeurs.

Or, depuis quelques mois, il est possible de produire, à partir de la liste des résultats de recherche, un petit rapport d'analyse des informations repérées. Ce dernier, présenté sous forme de graphique, est généré instantanément par le système lorsque l'utilisateur choisit de lancer son exécution en cliquant sur l'option proposée à côté des résultats affichés. Tel qu'il est illustré à la figure 1, l'analyse peut être faite par auteur, type de document, nom de l'institution, langue, date de publication, titre de la source ou sujet ( Subject Category ), et ce, sur un maximum de 2 000 résultats. Ceux-ci peuvent être triés par nombre d'enregistrements ou par champ sélectionné.

figure 1 web of science

En mettant ces fonctionnalités à l'épreuve, j'ai constaté que les analyses par publication, par institution et par auteur permettent de générer des graphiques éloquents qui mettent en évidence les titres des revues, les établissements et les auteurs citant le plus les articles publiés par les chercheurs, ce qui peut être fort intéressant pour accompagner leurs demandes de subvention, notamment. La figure 2 présente une analyse par nom d'institution générée à partir de résultats de recherche de références citées.

figure 2 web of science

Par ailleurs, lorsqu'on applique la fonction automatisée d'analyse par sujet aux résultats de recherche obtenus pour les nanotubes de carbone, exemple que j'ai choisi d'utiliser ici, le rapport d'analyse produit ne donne pas les résultats escomptés. En effet, les sujets présentés qui, comme le nom original de l'option l'indique, s'apparentent plutôt à de grandes catégories (figure 3), ne sont pas suffisamment précis pour permettre d'évaluer les domaines d'application émergents d'une composante telle qu'un matériau, par exemple. Quant à l'analyse par sujet qui semblait, elle aussi, novatrice et prometteuse, les résultats sont donc moins concluants parce que trop généraux.

figure 3 web of science

À la lumière des résultats de tests sommaires que j'ai effectués dans Web of Science, on peut se demander : malgré les petites lacunes liées à l'analyse par sujet, ces nouvelles capacités d'analyse répondent-elles aux attentes des chercheurs en apportant une réelle valeur ajoutée à la banque de données? J'ai posé la question à Madeleine Proulx , coordonnatrice des services documentaire aux chaires de recherche du Canada. Selon elle, en plus de permettre aux chercheurs de savoir quelles revues les citent le plus, l'analyse par auteur peut être utile pour connaître les noms de ceux qui publient des articles à propos d'un sujet nouveau ou lorsqu'on se joint à une équipe de recherche, par exemple. Dans ce cas, cette fonctionnalité peut être intéressante, car elle permet au chercheur abordant un sujet qu'il connaît peu d'avoir un aperçu des travaux de recherche effectués par les experts d'un domaine.

En somme, il semble que certaines options d'analyse de Web of Science soient fort intéressantes et d'autres un peu limitées. Pour l'instant, les analyses par auteur, titre de la publication ou nom de l'institution, qui présentent des résultats concrets et précis, semblent être les plus efficaces. En ce qui a trait aux options d'analyse par langue, date de publication et type de document, elles s'apparentent plutôt à des options de tri. Reste l'analyse par sujet dont le potentiel est encore à exploiter. En effet, si les sujets proposés lors de l'analyse n'étaient pas des catégories, mais bien des sujets spécifiques, ce type d'analyse pourrait être très utile. En attendant, profitons des options offertes et gardons l'œil ouvert jusqu'à la sortie de la prochaine version.

Geneviève Gamache-Vaillancourt

 

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