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  Numéro 51 , décembre 2010  
 

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sommaire
Mot du directeur
BILAN 2009-2010
Perspectives 2010-2011
Gilles Savard : l'homme derrière le titre
Le Dude, le Larry et...
SysAdmin : l'avis de l'expert
Les sujets de Sa Majesté le catalogue sont tous au château
Cocu? Vous avez dit « cocu »?
Quand je vais dire ça à ma femme!
Un bouquet de banques
Les livres se prennent pour des vedettes!
Alexandre Galliez : portrait d'un photographe
La crème de la crème! 
Le Top 10 du livre électronique
Des noms qui en disent long (1)
Suite 50e - Lecteurs, dormez-vous?
chroniques
Nouvelles
Des fils qui ReSStent
L'heure du « compte »- l'effet Crayola
Échos de la boîte à suggestions
La Bibliothèque c'est aussi...

 

L'heure du « compte »- l'effet Crayola



Le… quoi? Le RCDR. Le Réseau canadien de documentation pour la recherche est un consortium d'une soixantaine d'universités canadiennes qui négocie avec des éditeurs et autres fournisseurs des ententes nationales d'accès à des collections électroniques essentielles aux chercheurs. Grâce aux ententes conclues par le RCDR, les étudiants et professeurs de Polytechnique ont accès aux ressources suivantes :

  • Banques de données : Web of Science, Derwent Innovations Index, MathSciNet;
  • Collections de revues : American Chemical Society, Elsevier ScienceDirect, Informa Healthcare, Institute of Physics, Royal Society of Chemistry, Springer Link, Taylor & Francis Informaworld, Wiley InterScience.

En 2009, Polytechnique y a consacré 31 % du budget alloué aux collections, soit 273 000 $. D'une durée de trois ans, ces ententes arrivaient presque toutes à échéance le 31 décembre dernier. Le RCDR les a renégociées pour une nouvelle période de trois ans débutant en 2010. Les points saillants de cette renégociation sont :

  • Des limites de 2 % à 4 % sur les hausses annuelles de coûts (les plus anciens se souviendront de l'époque des hausses de coûts d'abonnement de 17 % au cours des années 90);
  • L'ajout des 1 200 revues de l'éditeur Blackwell (récemment acheté par l'éditeur Wiley).

Grâce à ces ententes, nos chercheurs continueront d'avoir accès à plus de 5 000 revues, ce que – même dans nos rêves les plus fous - nous n'aurions jamais pu leur permettre s'il avait fallu négocier de façon indépendante. Par contre, on trouve dans ces collections bon nombre de revues qui ne sont jamais consultées. Pourquoi donc les acquérir? C'est à cause de l'effet Crayola. Je m'explique : imaginez que votre enfant a besoin de 25 crayons de couleurs différentes. Vous constatez toutefois que la boîte de 100 crayons coûte moins cher que si vous vous procurez séparément les 25 dont il a besoin. Vous vous dites alors qu'il utilisera probablement certains des 75 crayons qu'il n'avait pas demandés. Vous achetez donc la boîte de 100. Peut-être aurez-vous ainsi donné au monde un deuxième Picasso.

C'est un peu la même chose avec les collections de revues. Cette année, la collection des quelque 2 500 revues électroniques d'Elsevier coûte à Polytechnique, grâce à la négociation nationale menée par le RCDR, environ 110 000 $. Si nous avions utilisé cette somme pour acheter plutôt des abonnements à des revues individuelles, nous n'aurions pu nous abonner qu'aux 17 revues qui ont été les plus utilisées l'an dernier, et desquelles 35 460 articles ont été téléchargés. Cette utilisation ne représente que 19 % de l'utilisation totale des revues d'Elsevier à Polytechnique (181 794 articles téléchargés en 2009 dans 1 701 revues). Vous vous doutez bien que nous avons acheté la grosse boîte de Crayola! image

Marc Hiller

Issn

Droits d'auteur : cet article est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

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