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  Numéro 42 , mai 2005
 
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Géologie : comme la prunelle de nos yeux!

L'intégration de la collection de Géologie de l'Université de Montréal: un travail de minutie.

Au moment où vous lisez ces lignes, presque tous les livres et publications de géologie qui nous ont été donnés par l'Université de Montréal (l'UdeM) sont intégrés dans nos collections. Cela signifie que toutes les notices qui les décrivent sont incluses dans le catalogue mais aussi que les entités physiques elles-mêmes sont à leur place sur les rayons de notre Bibliothèque.

L'une des craintes exprimées par certaines personnes concernait la protection contre le vol de ces documents. Devant l'ampleur du don, certains de nos utilisateurs craignaient que nous n'ayons pas le temps de « terminer » le travail d'intégration. « Vous allez mettre l'accent sur ce qui paraît, disaient-ils, mais c'est pas sûr que chaque plaquette de 10 pages sera protégée adéquatement! »

Nous-mêmes en doutions. Mais c'était oublier qu'une fois le projet d'intégration commencé, nos habitudes de « bien faire » n'allaient pas s'envoler si facilement. Le scénario était toujours le même : dans nos réunions de travail, nous avions l'objectif de « simplifier » les opérations de préparation matérielle pour les documents de géologie. Mais, petit à petit, au fur et à mesure qu'on avançait « sur le terrain », nous décidions souvent que « après tout, y'a pas de raison de ne pas faire comme pour les autres livres! ».

Commençons par les bandes antivol. Nous en avons posé dans tous les documents, sans distinction, même dans les plaquettes de cinq pages.

Même qu'André Dupuis et Mélina Carelli (nos deux « ingénieurs » en préparation matérielle) en sont arrivés à soupçonner que plusieurs de ces documents recevaient une bande antivol pour la première fois.

Une autre façon de « protéger » des documents consiste à les identifier comme propriétés de la Bibliothèque. Dans le cas de la collection de géologie de l'UdeM, il s'agissait, non seulement d'apposer sur chaque document l'estampille ou l'ex-libris de notre Bibliothèque, mais, pour éviter la confusion, de faire disparaître le plus grand nombre possible de signes d'appartenance à l'UdeM.

Si nous ne pouvions pas « effacer » les mentions « Université de Montréal, Bibliothèque » gravées en relief dans les pages de certains livres ou encore « Bibliothèque de géologie » estampillées sur les tranches, en revanche, nous pouvions enlever les pochettes de prêt, codes zébrés, étiquettes de cotes et ex-libris aux armes de l'UdeM.

Protéger un livre ou une brochure, c'est aussi regarder son état physique et, dans le cas où il n'est pas adéquat, réparer ou renforcer le document afin qu'il survive aux manipulations des utilisateurs de la Bibliothèque.

Des centaines de ces réparations ont été effectuées sur les ouvrages qui étaient dans un état lamentable. Elles vont du recollage d'une reliure à la fabrication d'un boîtier destiné à l'insertion de cartes d'accompagnement, en passant par le renforcement d'une page couverture, la réfection d'une couture ou la réinsertion d'une page arrachée.

Les photos suivantes montrent l'état de quelques-uns de ces livres malades à leur arrivée et à leur sortie de notre « CHUM documentaire »:

avant apres

Un beau matin, on a même vu André apporter sa sableuse électrique et poncer les couvertures reliées de plusieurs livres dont la texture ne permettait pas l'adhésion des étiquettes collées!

La principale difficulté rencontrée provenait certainement du matériel d'accompagnement inclus dans bon nombre de ces publications, souvent des cartes « minéralogiques », « stratigraphiques » ou autres.

Ces cartes étaient pliées et insérées dans une pochette collée à la fin de la publication. Avec le temps, les pochettes s'étaient décollées et la présence des cartes dans ces publications ne tenait plus qu'à un fil.

En général, nous avons jeté l'ancienne pochette et placé les cartes dans une enveloppe (ou dans plusieurs enveloppes quand il y en avait trop) qui sera conservée au dépôt, situé derrière notre comptoir de prêt.

Comme on peut le voir, toute la collection de géologie a été traitée selon nos bonnes habitudes de « bien faire ». Toute? Pas vraiment. À l'image du village d'Astérix et d'Obélix, quelques collections traitées au début du « projet géologie », alors que nous craignions de ne pas pouvoir respecter notre échéancier, résistent encore et toujours!

Pour ces dernières, les cartes ont été laissées « telles quelles » dans les pochettes des livres placés sur nos rayons à accès libre.

Malgré cette entorse à notre conscience professionnelle, nous sommes heureux que, non seulement le projet d'intégration soit terminé à temps, mais surtout, que le traitement de la grande majorité de ces volumes et publications ait bénéficié des mêmes critères de qualité que pour nos nouveaux livres.

Mylène Lajoie et André Maltais

 

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Cet article est diffusé par la Bibliothèque de l'École Polytechnique de Montréal.

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