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Éditeur :
Luc Foucault

Comité de rédaction :
Lison Dallaire
Richard Dumont
Marie-Hélène Dupuis
André Maltais
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Numéro 39
Mai 2003
Imprimer ce numéro (18 p.)
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Numéros antérieurs :
Numéro 38 (2002)
Numéro 37 (2002)
Numéro 36 (2001)
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Ecole Polytechnique - Bibliothèque

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© École Polytechnique
de Montréal - Bibliothèque

 


 

Travailler avec nos semblables!


Quand elle le peut, la Bibliothèque participe à tous les projets conjoints (impliquant des bibliothèques universitaires) dont les retombées pourraient être bénéfiques à ses usagers. Ces projets sont généralement ceux du Sous-comité des bibliothèques de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).

Les plus récents d’entre eux sont la Bibliothèque de recherche virtuelle du Québec (BRVQ), le traitement partagé des ressources électroniques achetées en consortium (projet TRAP) et une enquête sur les connaissances des nouveaux étudiants en matière de recherche d’information.

Bibliothèque de recherche virtuelle du Québec

Le projet de Bibliothèque virtuelle québécoise vise à offrir aux populations universitaires du Québec un accès efficace et intégré à un ensemble de ressources documentaires sur support électronique acquises collectivement par les bibliothèques du réseau CREPUQ. Il s’agit donc, à terme, de répertorier ces ressources touchant les domaines les plus variés et de définir quel genre d’accès fournir à celles-ci, avec quelle technologie, avec qui et quels services.

Pour l’instant, le Groupe de travail (sur lequel siège le directeur de la Bibliothèque) a examiné les différents modèles de bibliothèques virtuelles existant dans le monde et conçoit un modèle adapté au contexte québécois avec le groupe DMR Conseil. La proposition d’un plan de réalisation à grande échelle du BRVQ est prévue pour septembre prochain.

Traitement partagé

Quant au projet TRAP (traitement partagé), il vise à partager entre les bibliothèques abonnées à un même produit électronique les descriptions bibliographiques de ce produit.

Par exemple, prenons le produit « ScienceDirect » qui donne accès au texte intégral des articles d’environ 1600 titres de périodiques publiés par l’éditeur Elsevier. Toutes les bibliothèques membres du Sous-comité des bibliothèques (CREPUQ) ont acheté conjointement ce produit. Cela veut dire que, théoriquement, chacune devrait faire le même travail consistant à chercher, importer dans son catalogue et adapter en français les notices bibliographiques décrivant les 1600 titres de « Science Direct ».

Pour éviter cela, le projet TRAP stipule qu’une bibliothèque (sur une base volontaire) se charge du travail précédemment décrit. Cette dernière s’engage à intégrer en priorité dans son catalogue les notices bibliographiques et ensuite d'en avertir toutes les autres bibliothèques qui n’auront qu’à importer ces notices « toutes faites » dans leur catalogue.

Bien sûr, cela fonctionne bien quand tout le monde participe. Une institution qui s’est dévouée pour ses consœurs dans le cas d’un produit électronique devrait, par la suite, bénéficier du travail des autres et cela jusqu’à ce que toutes aient contribué.

Petite institution, petite collection

Il faut aussi que la Bibliothèque « élue » soit en mesure de traiter rapidement le nombre de titres inclus dans un produit électronique. Par exemple, la Bibliothèque de l’École Polytechnique, parce qu’elle n’a pas les ressources suffisantes en personnel, prendrait beaucoup trop de temps pour traiter « en priorité » 1600 titres de périodiques.

C’est pourquoi le projet TRAP divise les institutions selon leur taille. Ainsi, le Service des bibliothèques de l’Université de Montréal fait partie de ceux qui pourront s’engager à traiter de grands ensembles comme celui de « ScienceDirect »; celui de l’Université de Sherbrooke des ensembles de taille moyenne et celui de l’École Polytechnique des ensembles moins importants en nombre.

Enfin, les trois bibliothèques d’universités anglophones ne participent généralement qu’entre elles au traitement partagé puisque la partie du travail consistant à traduire en français certains éléments des notices (le principal étant les sujets) ne les intéresse pas.

Toutefois, ces dernières participent à un autre volet du projet TRAP appelé les « suivis » ou « mises à jour ».

En effet, un produit comme « ScienceDirect » continue à évoluer, même après son acquisition. Par exemple, de nouveaux périodiques y sont ajoutés ou retirés, les titres de certains des périodiques peuvent changer ou se fusionner avec un autre titre, des adresses électroniques peuvent se modifier, des anciens numéros de certaines revues peuvent s’ajouter à ceux déjà disponibles en texte intégral.

Surveiller les changements

C’est ainsi qu’une Bibliothèque peut se porter volontaire pour la partie « traitement » des titres contenus dans un produit électronique et qu’une autre peut s'occuper de la partie « mise à jour » des mêmes titres. Ce dernier travail consiste à surveiller les changements au contenu d’un produit électronique et, à une fréquence déterminée, à les transmettre aux bibliothèques partageant ce même produit.

Si la partie « traitement » est plus difficile à faire, elle a l’avantage d'être circonscrite. La partie « mises à jour », quant à elle, a un caractère permanent.

Ajoutons qu’au fur et à mesure que les produits électroniques deviennent disponibles, le rôle de coordination du Groupe de travail sur le traitement de la documentation (GTTD) est de plus en plus important, car il doit trouver des volontaires pour les volets « traitement initial » et « suivis » de chaque nouveaux produits . Ce qui est loin d’être une sinécure!

Chaque service de référence des institutions CREPUQ est en effet bien pressé de voir apparaître dans son catalogue les titres de ces nouveaux produits, tandis que chaque service de catalogage des mêmes institutions se juge déjà surchargé de travail. De plus, les volontaires (pour le premier volet surtout!) doivent s'identifier rapidement sinon chaque institution risque de commencer le travail de son côté!

Le GTTD doit donc faire son travail vite et de façon équitable!

Enquête

Le troisième projet est l’analyse des résultats d’une enquête sur les connaissances en recherche informationnelle des étudiants inscrits au premier cycle dans les universités québécoises, projet auquel collabore activement Madeleine Proulx depuis septembre 2002. Cette enquête est réalisée à l’initiative du Groupe de travail sur la formation documentaire, relevant aussi du Sous-comité des bibliothèques.

En plus de rédiger le résumé exécutif du rapport destiné aux gestionnaires de toutes les institutions, Madeleine a participé à la validation de l’enquête de Mme Diane Mittermeyer, professeure en sciences de l’information à l’Université McGill et spécialisée dans ce type d’études de clientèles.

Les résultats devraient avoir des retombées positives pour la Bibliothèque. Madeleine saura interpréter au mieux ces résultats qui permettront sans doute d’améliorer les quatre heures de formation animées par les bibliothécaires dans le cours de première année « ING1040 – Introduction au génie et aux projets d’ingénierie ».

Bien qu’exigeant pour le personnel concerné, ce genre de participation est une source d’échanges très enrichissante, ne serait-ce que par le réseau de contacts développés avec des personnes ayant les mêmes intérêts et défis!

Enfin, comme le disait si bien un ancien instructeur du Canadien de Montréal : « Y’en aura pas de facile! »

André Maltais et Marie-Hélène Dupuis