Développement durable

Vous êtes ici

Vaisselle

ACV DE LA VAISSELLE À POLYTECHNIQUE

En mars 2017, le Bureau du développement durable de Polytechnique Montréal a dévoilé les résultats d'une ACV portant sur des pièces de vaisselle et leur utilisation à Polytechnique. Validée par des experts indépendants, l’analyse menée par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) s’appuie sur les données de fonctionnement 2013-2014 de la cafétéria de Polytechnique. 

RAPPORT ET PUBLICATIONS

Les annexes techniques sont disponibles sur demande, en contactant le Bureau du développement durable à durable@polymtl.ca.

Comparer les options

Orienter les décisions

L’analyse du cycle de vie (ACV) est un outil qui permet de quantifier les impacts environnementaux potentiels de produits qui remplissent une même fonction.
 
Celle-ci tient compte de toutes les étapes du cycle de vie et chiffre le bilan des dommages quant à :
- la santé humaine;
- la qualité des écosystèmes;
- l’utilisation des ressources;
- les changements climatiques. 


Produits et scénarios analysés

L’analyse réalisée comporte trois volets, qui comparent respectivement les impacts environnementaux de :

  • Pièces de vaisselle
    Diverses pièces de vaisselle (assiettes, bols, verres, gobelets, ustensiles et boîtes de transport) fabriquées en matériaux réutilisables, compostables ou non-biodégradables (ces derniers étant couramment désignés comme « jetables »)
     
  • Fins de vie
    Trois fins de vie possibles pour les matières organiques, soient l'enfouissement, le compostage et la pyrolyse par micro-ondes (un nouveau procédé développé par des chercheurs de Polytechnique)
     
  • Scénarios
    Divers scénarios pour l’approvisionnement en vaisselle et la gestion des matières organiques (résidus alimentaires ou serviettes en papier) de la cafétéria de Polytechnique. Ces scénarios, analysés pour une année, prennent notamment en compte le fait que l’utilisation de vaisselle compostable peut amener plus d’usagers à envoyer les matières organiques au compostage plutôt qu’à l’enfouissement.
     

Principaux résultats

  • La vaisselle réutilisable : grande gagnante
    Sans grande surprise, les chiffres ont révélé que la vaisselle réutilisable était l’option à privilégier. En effet, les impacts de sa production sont amortis par l’utilisation récurrente qui en est faite. L’assiette en céramique, par exemple, devient le choix numéro un lorsqu’elle est utilisée plus de 300 fois, et ce, en dépit de l’eau et du savon utilisés lors du lavage au lave-vaisselle.
     
  • Parmi les options à usage unique, la vaisselle non-biodégradable est préférable
    Contrairement à ce que l’on pourrait penser instinctivement, les conclusions du CIRAIG indiquent que la vaisselle non-biodégradable, notamment l’assiette en styromousse, présente une meilleure performance environnementale globale que celle pouvant être compostée.

    Deux facteurs principaux expliquent ce résultat : le poids et le lieu de production. En effet, une assiette en styromousse est environ trois fois moins lourde qu’une assiette en bagasse compostable. Elle requiert donc moins de matériaux et moins d’énergie pour sa fabrication. De plus, les pièces de vaisselle compostables en bagasse qui ont été soumises à l’examen du CIRAIG sont produites en Chine. L’énergie de ce pays étant principalement issue de sources non-renouvelables, la fabrication de celles-ci s’avère plus polluante.

Et ensuite?
Polytechnique prend acte des résultats

Consultation : pour une cafétéria fonctionnelle et conviviale
Pour offrir de la vaisselle réutilisable, il faut d’abord trouver une solution aux problèmes techniques liés à l’installation d’un lave-vaisselle industriel. Or, l’installation de ce type de lave-vaisselle n’est pas l’unique question soulevée dans la réflexion entourant le réaménagement de la cafétéria principale. Pour bien penser cet espace dans son ensemble – voulu pratique et esthétique -, Polytechnique entend consulter les membres de sa communauté. Un sondage permettant de cerner les principaux besoins à prendre en compte sera donc lancé à l’automne 2018.

À la lumière des souhaits exprimés par les répondants et en considérant les contraintes d’espace, de temps et d’argent, des études préliminaires en architecture et ingénierie seront par la suite commandées afin de déterminer le meilleur scénario pour le futur de la cafétéria. 

Le projet, qui s’étalera sur plusieurs années, est inscrit à la planification immobilière de Polytechnique, déposée au Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur. À l’interne, le mandat de réalisation a été confié à une équipe multidisciplinaire de la Direction de l’administration et des ressources.

En avril 2018, une activité d’échanges « design thinking », à laquelle était conviée les étudiants, a permis d’amorcer la discussion. Animé par Steven Chamberland, directeur de l’administration et des ressources, cet atelier constituait une première occasion de repenser en groupe les services, le menu, l’aménagement, etc. Entre autres, des idées d’implantation de mini-épicerie, de café-étudiant et de bar ont été lancées. D’autres activités suivront.