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COVID-19 : un cours à Polytechnique préservé… par un microscope virtuel australien

2 avril 2020 - Source : NOUVELLES

En à peine deux semaines, plusieurs enseignantes et enseignants de Polytechnique Montréal ont dû adapter leurs cours pour permettre à leurs étudiantes et étudiants de poursuivre leur session à distance. Nous vous partagerons l’histoire de certains d’entre eux au cours des prochains jours.
 

Le microscope virtuel adopté par Félix Gervais permettra aux 23 étudiants du cours GLQ1115 - Pétrographie de compléter leurs laboratoires d’identification des roches.

Le microscope virtuel adopté par Félix Gervais permettra aux 23 étudiantes et étudiants du cours GLQ1115 - Pétrographie de compléter leurs laboratoires d’identification des roches.


Quand il a appris que la reprise des cours à Polytechnique se ferait exclusivement en ligne, Félix Gervais, professeur associé au Département des génies civil, géologique et des mines, a tout de suite songé que l’un des cours dont il est le coordonnateur, GLQ1115 - Pétrographie, serait exempté.

Après tout, ce cours donné par la chargée de cours Anne-Laure Bonnet se veut essentiellement un laboratoire où les étudiantes et les étudiants apprennent à distinguer les types de roches par des analyses physiques, ainsi qu’une inspection au microscope.

« Il était déjà acquis qu’on ne pourrait pas faire les manipulations à distance, et a priori, ça devait être la même chose pour la microscopie », raconte le professeur Gervais. « Sauf que j’ai découvert l’existence d’un microscope virtuel, et c’est venu tout changer. »

Coup de chance

Le professeur Gervais a fait sa découverte en parcourant un forum de discussion où des professeures et professeurs partageaient leurs solutions afin de transposer leurs cours en ligne. « Toute la communauté enseignante se retrouve présentement dans le même panier, alors, il y a beaucoup d’activité sur ces forums-là ces temps-ci », confie-t-il.

Le microscope virtuel qu’il a adopté est en réalité un logiciel développé en 2014 par un chercheur de l’Université Macquarie de Sydney, en Australie. Pour l’utiliser, il faut compter sur une banque d’images captées sous différents angles avec de la lumière naturelle et de la lumière polarisée. Une vingtaine de photographies sont requises pour chaque échantillon étudié afin de simuler le plus fidèlement possible une analyse au microscope.

Heureusement, un membre de l’équipe de Félix Gervais a pu récupérer le nécessaire pour concevoir cette banque d’images. « Le technicien avec qui je travaille, Louis-Pierre Barrette, a eu la bonne idée d’amener un microscope, des échantillons et des lames minces avec lui avant de partir », confie-t-il. « Avec ça, on va être capable de donner les principaux laboratoires. »

Le chercheur croit que l’expérience que ses confrères et lui vivent présentement changera à jamais leur façon de donner des cours. « On pourrait par exemple réutiliser les capsules vidéo pour travailler en classe inversée », dit-il. « Il y a des façons de transformer en positif la période que l’on traverse ces jours-ci. »


Félix Gervais, professeur associé au Département des génies civil, géologique et des mines (Photo : Caroline Perron photographies).
Félix Gervais, professeur associé au Département des génies civil, géologique et des mines (Photo : Caroline Perron photographies).


En savoir plus

Fiche du cours GLQ1115 - Pétrographie
Fiche d’expertise du professeur Félix Gervais
Site du Département des génies civil, géologique et des mines

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