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Formation en biofabrication : acquisition majeure d’équipements grâce aux donateurs et donatrices de Polytechnique Montréal

18 décembre 2025 - Source : NOUVELLES

Les étudiants et étudiantes de la première cohorte de la concentration biofabrication, accompagnés de leurs professeurs, du personnel technique et des membres de la haute direction de Polytechnique – Marie-Lou Robillard, coordonnatrice en gestion administrative et financière, Lydia Simard, technicienne, Hélène L’Écuyer-Coelho, professionnelle de recherche, Maud Cohen, directrice générale, Gregory De Crescenzo, professeur titulaire au Département de génie chimique et co-directeur de l’initiative RAMP-UP, Olivier Henry, professeur titulaire au Département de génie chimique et coordinateur de la concentration en biofabrication, Mario Jolicoeur, professeur et directeur par intérim du Département de génie chimique,  et Valérie Bélisle, directrice de la philanthropie et des relations avec la communauté diplômée (Photo : Owen Egan)

 

C’était Noël avant l’heure pour les étudiantes et étudiants de la première cohorte spécialisée en biofabrication de Polytechnique Montréal. À l’occasion d’une visite à laquelle étaient également conviés des membres de la haute direction, ils et elles ont pu assister au dévoilement d’une gamme d’outils qui serviront à leur formation au cours des prochains mois. Un cadeau rendu possible grâce à la générosité des donateurs et donatrices de Polytechnique.

Il y avait quantité de sourires et autant de sarraus dans le corridor du pavillon J.-Armand-Bombardier dédié à la biofabrication le 17 novembre dernier. Certains visiteurs prenaient connaissance des dessous de la production de biopharmaceutiques. Les plus initiés, eux, découvraient avec enthousiasme les outils avec lesquels ils allaient bientôt se familiariser.

Julie Leclerc faisait partie du lot. Étudiante en 4e année au baccalauréat en génie chimique, celle-ci dit s’attendre à ce que l’accès à ces appareils facilite sa transition vers des rôles plus spécialisés au terme de ses études. « Ça nous donne un vrai sentiment de préparation et de confiance pour poursuivre notre carrière dans le domaine de la biofabrication », confie-t-elle. « On a non seulement la chance de travailler avec les mêmes technologies que celles utilisées en industrie, mais en plus, l’accès à ces équipements rend les opérations vues en cours encore plus concrètes. »

Bioréacteurs, fermenteurs, appareils de chromatographie et systèmes de filtration tangentielle : tout un attirail d’une valeur globale de 750 000 dollars a récemment pris place dans ces laboratoires grâce à la confiance des donatrices et donateurs qui choisissent de soutenir Polytechnique Montréal par des dons non désignés. Un soutien précieux, souligne Olivier Henry, coordonnateur de la concentration en biofabrication et professeur titulaire au Département de génie chimique de Polytechnique Montréal.

« Ces équipements constituent des atouts pédagogiques importants et nous sommes très reconnaissants de cet appui des donateurs et des donatrices », souligne-t-il. « Grâce à leur générosité et leur confiance, Polytechnique peut soutenir des initiatives structurantes et innovantes qui font une réelle différence et qui se transformeront avec le temps en impacts positifs pour notre société, notamment en préparant la prochaine génération d’ingénieurs en biofabrication »


Des étudiantes de la concentration biofabrication en génie chimique travaillent sur les nouveaux équipements de laboratoire récemment acquis par Polytechnique Montréal (Photo : Owen Egan) 

 

Une initiative unique au Canada

Polytechnique Montréal constitue un pôle majeur de formation en génie de la biofabrication au pays en offrant une concentration spécialisée qui met l’accent sur un apprentissage expérientiel et les bonnes pratiques de fabrication. L’initiative du Département de génie chimique de Polytechnique permet aux étudiantes et étudiants de se familiariser avec les connaissances théoriques et les compétences pratiques nécessaires pour concevoir, mettre à l’échelle, utiliser et contrôler les procédés de biofabrication, tout en acquérant une spécialisation qui enrichit leur diplôme de génie chimique.

Ce cursus spécialisé s’intègre à l’initiative RAMP-UP, un programme national dédié à renforcer la préparation du Canada aux futures pandémies en misant sur l’innovation en biofabrication, la recherche de pointe et la formation de personnel hautement qualifié. Grâce à elle, un véritable écosystème technologique a pris forme à Polytechnique, permettant de participer à la production des vaccins et médicaments biologiques, de l’étape de la synthèse à celle du conditionnement, en partenariat avec le CNRC (Conseil national de recherches du Canada). RAMP-UP assure aussi et surtout de former une relève spécialisée en production biopharmaceutique, un secteur devenu stratégique pour le Canada au sortir de la pandémie de COVID-19.

« L’épidémie de COVID-19 a mis en évidence le fait que le Canada est mal préparé à affronter les pandémies, notamment parce qu’il ne dispose pas du personnel qualifié pour assurer la production de certains types de vaccins et de thérapeutiques », explique Gregory De Crescenzo, professeur titulaire au Département de génie chimique de Polytechnique Montréal et co-directeur de RAMP-UP. « Nos initiatives en biofabrication ont pour objectif de remédier à ce problème. »

Co-dirigée également par Sophie Gobeil, professeure adjointe au Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique de la Faculté des sciences et de génie, l’initiative regroupe trois universités, ainsi que des institutions de recherche et des partenaires industriels, et bénéficie d’un appui financier de 20,5 millions de dollars provenant du Fonds de recherche biomédicale du Canada et du Fonds d’infrastructure de recherche en sciences biologiques. 

La biofabrication en bref

La biofabrication intègre des principes d’ingénierie à la conception, au développement et à l’analyse de procédés utilisant des organismes vivants – comme des bactéries, des levures ou des cellules de mammifères. Celles-ci agissent comme des usines de production de vaccins, d’hormones comme l’insuline ou de médicaments biologiques comme des anticorps. Les technologies qui sont développées dans le cadre de RAMP-UP offriront plusieurs avantages tels que la réduction du temps de production des agents thérapeutiques, en plus d’ouvrir une voie vers la production de médicaments personnalisés.


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En savoir plus

Site Web des programmes en génie chimique
Site Web de RAMP-UP
Fiche d’expertise de Gregory De Crescenzo 
Site Web du Département de génie chimique

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