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Isabelle Jallifier-Verne, diplômée au long cours

Vue d’ailleurs

Par Catherine Florès
24 février 2020 - Source : Magazine Poly  | VersionPDFdisponible (Printemps 2020)
24 février 2020 - Source : Magazine Poly
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Isabelle Jalliffier-Verne

Isabelle Jalliffier-Verne a toujours rêvé de voyager. C’est pourquoi cette Marseillaise est venue faire un baccalauréat en génie civil à Polytechnique Montréal, en 2007. Ce n’est pas la seule raison : le contenu du programme, qui lui permettait d’étudier dès la première année les matières qui l’intéressaient et qui étaient abordées dans une perspective très appliquée, l’avait séduite. Sa formation lui a tellement convenu qu’elle a enchaîné un bac-maîtrise intégrée puis un doctorat, obtenu en 2015, consacré à la modélisation hydrodynamique des impacts des surverses d’égouts. Avec sa spécialisation pointue, une carrière lui tendait naturellement les bras dans le domaine du traitement des eaux, mais suivre les voies toutes tracées, ce n’est clairement pas son genre.  

Changement de voie

Son entrée sur le marché du travail a été pour elle l’occasion d’une reconversion : après une brève expérience d’ingénieure projet spécialisée en modélisation dans une entreprise de services environnementaux, elle embrasse le domaine de la consultation en technologie en entrant chez Deloitte Canada, puis, à peine deux ans plus tard, chez Fresche Solutions.

« Polytechnique ne fait pas que produire des spécialistes, elle forme des esprits à l’ingénierie en leur permettant de se développer et d’acquérir des compétences, comme la résolution de problèmes innovante et pertinente. J’ai pu mettre ces compétences à profit en tant que consultante en stratégie des technologies », témoigne-t-elle.

Fresche Solutions réalise des projets de modernisation et de gestion de systèmes d’information IBM pour des clients dans le monde entier. Après huit mois au siège social montréalais de l’entreprise, la jeune diplômée est reprise de bougeotte. « J’avais mûri le projet de m’installer quelques mois au Portugal, pour découvrir le pays et apprendre la langue. Fresche ayant le désir de se développer en Europe, m’a encouragée. Je suis devenue contractuelle pour eux. L’essentiel de mon travail se faisant à distance, je profite d’une grande flexibilité. »

Installation au Brésil

Au Portugal, Isabelle Jalliffier-Verne fait la connaissance de celui qui deviendra son époux, un entraîneur de soccer brésilien. Validant un vieil adage, selon lequel « qui prend mari prend pays », la consultante voyageuse pose ses bagages à São José dos Campos, dans la périphérie de São Paulo, où elle poursuit ses activités professionnelles.  

« Il y a une grande différence entre visiter un pays et s’y établir! Il faut se préparer à de nouveaux apprentissages et au choc culturel, commente-t-elle. Au Brésil, les inégalités sociales sont beaucoup plus marquées, les rapports entre les gens sont différents et les affaires ne se réalisent pas de la même façon qu’au Canada ou en Europe. Cela prend plus de temps, on noue des liens amicaux avant d’établir des relations professionnelles. » Charmée par la douceur de vivre brésilienne, elle s’adapte sans trop de difficultés et développe tranquillement son réseau.

Serait-elle gagnée par la sédentarité? Pas si vite! « Je poursuis mes mandats avec Fresche Solutions, ce qui m’appelle à voyager tous les deux ou trois mois aux États-Unis ou en Europe pour rencontrer mes clients internationaux. Par ailleurs, j’ai commencé à faire à distance une maîtrise en administration des affaires offerte par l’université Warwick en Angleterre. Je songe à m’orienter davantage vers des projets de transformation technologique liés à des stratégies d’affaires globales. Je me sens très chanceuse de pouvoir vivre toutes ces occasions de me réinventer en découvrant de nouveaux horizons. »

 

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