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Résilience 2026 : la science et le génie au cœur de la souveraineté technologique du Canada

(Photos : Annie Diotte)
Les 15 et 16 octobre derniers, Polytechnique Montréal a réuni des expertes et experts des milieux scientifique, gouvernemental, industriel et institutionnel autour d’une ambition commune : renforcer la résilience et la souveraineté technologique du Canada. Dans un contexte de transformations géopolitiques et d’accélération technologique, Polytechnique mobilise l’expertise de ses équipes et la force de son écosystème pour faire de la science, du génie et de l’innovation des leviers concrets permettant au Canada d’anticiper les crises, de maîtriser ses technologies stratégiques et de mieux préparer son avenir.
De la vision à l’action : anticiper, mobiliser, protéger, adapter
Résilience 2026 a réaffirmé l’importance de rapprocher les universités, les entreprises et les pouvoirs publics. Car la souveraineté technologique ne repose pas uniquement sur la capacité d’innover : elle exige aussi de transformer plus rapidement les découvertes scientifiques en applications et de renforcer les collaborations stratégiques.
« Nos capacités technologiques structurantes et stratégiques sont déjà là. Maintenant, il faut aller plus vite, plus vite du laboratoire à l’application, et surtout, il faut faire confiance à notre capacité d’agir ensemble. Cette confiance se bâtit par la collaboration entre les universités, les entreprises et les décideurs publics. Nous avons les talents, les connaissances et les capacités d’innovation nécessaires », a souligné Foutse Khomh, directeur de la recherche et de l’innovation de Polytechnique Montréal, lors de l’ouverture du sommet.
Le fil conducteur du sommet qui reposait sur quatre thématiques - anticiper, mobiliser, protéger et adapter - traduit cette ambition. Il invite à dépasser le constat des risques pour agir collectivement, en s’appuyant sur les forces scientifiques et industrielles déjà présentes au Québec et au Canada, et aussi en Europe.
Une expertise scientifique au service des enjeux stratégiques
Pendant deux jours, une vingtaine de conférencières et conférenciers, dont l’honorable Jean Charest, avocat, ancien premier ministre du Québec et membre du Conseil privé du Roi pour le Canada, Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada, et Alain Cohen, président et chef de la direction de Marconi Technologies, ont croisé leurs perspectives avec celles de spécialistes de l’industrie, du milieu académique et des politiques publiques.
Au cœur de cette mobilisation : l’expertise des professeures, professeurs et équipes de recherche de Polytechnique Montréal dans des domaines critiques pour la souveraineté technologique du pays. Intelligence artificielle, biofabrication, semi-conducteurs, technologies quantiques, cybersécurité, télécommunications, mobilité autonome, transition énergétique, infrastructures critiques et chaînes d’approvisionnement stratégiques : autant de secteurs où la science et le génie peuvent contribuer à renforcer l’autonomie technologique du Canada.
Les huit ateliers scientifiques ont incarné cette volonté de mobiliser les expertises au-delà des frontières institutionnelles. Sous le leadership de membres du corps professoral de Polytechnique, ils ont donné la parole à des spécialistes d’autres universités et organisations québécoises, canadiennes et européennes, invités à partager leurs travaux, leurs approches et les solutions qu’ils développent face à des enjeux stratégiques. De l’anticipation des crises à l’adaptation des infrastructures aux événements extrêmes, en passant par la continuité des services essentiels et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement, ces échanges ont permis de nourrir une réflexion collective sur les capacités dont le Canada a besoin pour renforcer sa résilience.
Cette programmation interdisciplinaire élaborée par le comité scientifique constitué de la professeure Güneş Karabulut Kurt et du professeur Oussama Moutanabbir, a mis en lumière la contribution essentielle de la recherche universitaire à la capacité du Canada de concevoir, de développer et de maîtriser les technologies qui façonneront son avenir.
« Mon souhait avec Résilience 2026 : que chacune et chacun reparte avec une idée de projet ou une nouvelle collaboration », a conclu Foutse Khomh.

