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COVID-19 : des membres de la communauté de Polytechnique appuient l’initiative SantéLibre

9 avril 2020 - Source : NOUVELLES

SantéLibre est en voie de se positionner comme une plateforme centrale pour répondre aux besoins urgents des hôpitaux du Québec en ces temps de pandémie du coronavirus. Des membres de la communauté de Polytechnique Montréal appuient maintenant l’initiative pour aider à coordonner le travail de son armée de bénévoles.

Les équipes pluridisciplinaires de SantéLibre ont entre autres conçu des masques de protection fonctionnant avec des cartouches rechargeables (à gauche) ainsi que des boîtiers d'intubation pour protéger le personnel des centres hospitaliers (à droite).

Les équipes pluridisciplinaires de SantéLibre ont entre autres conçu des masques de protection fonctionnant avec des cartouches rechargeables (à gauche) ainsi que des boîtiers d'intubation pour protéger le personnel des centres hospitaliers (à droite).


C’est que SantéLibre grandit à la vitesse grand V. Chaque jour, environ 23 personnes ou organisations viennent virtuellement cogner à sa porte pour offrir de leur temps. Coordonner les projets devient de plus en plus difficile.

« On est vraiment victime de notre succès », admet Marie-Michèle Poulin, cofondatrice de cette organisation en voie d’obtenir le statut d’organisme à but non lucratif. « C’est rendu très gros. »

Au moins trois membres de la communauté de Polytechnique Montréal mettent maintenant à profit leur expertise et leur réseau de contacts pour aider à structurer le travail au sein et autour de l’organisme, se chargeant entre autres des questions de logistique des transports et de distribution.

Samuel Bassetto, professeur agrégé au Département de mathématiques et de génie industriel, est l’un d’eux. La semaine dernière, il envisageait de proposer au gouvernement la création d’une plateforme pour gérer les approvisionnements les plus urgents. Il a finalement décidé de greffer son initiative à celle de SantéLibre afin de garantir que les besoins des centres hospitaliers puissent bénéficier de solutions le plus rapidement possible.

« Il y a des centaines d’initiatives qui se font à gauche et à droite, et c’est fantastique », dit-il. « Cependant, il y a un danger qu’on se mette à consommer des ressources cruciales parce qu’on coordonne mal le travail. »

Le professeur Bassetto souhaite implanter tout un réseau logistique au sein de SantéLibre, en plus d’amener des entreprises, des universités et des cégeps à rendre disponible des outils de fabrication et d’usinage qui sont présentement à l’arrêt. « En coordonnant le travail de tout le monde, on pourrait produire localement ce qu’il faut pour répondre aux besoins pressants », indique-t-il.


Samuel Bassetto, professeur agrégé au Département de mathématiques et de génie industriel.

Samuel Bassetto, professeur agrégé au Département de mathématiques et de génie industriel.


Trois autres membres du personnel enseignant au Département de mathématiques et de génie industriel à Polytechnique appuient également l’initiative en mettant en relation des partenaires industriels ainsi que des chercheuses et des chercheurs avec les acteurs de SantéLibre. Des professeurs associés au Département de génie chimique seraient sur le point d’en faire de même.

Des avancées multiples

SantéLibre découle de l’initiative d’Alexandre Ferreira Benevides, coordonnateur des ressources techniques au Laboratoire d’enseignement des systèmes intégrés en aérospatiale du Québec (LÉSIAQ) de Polytechnique. Celui-ci avait tout bonnement offert des outils collaboratifs aux équipes participantes du Défi Respirateur Code Vie. Son geste a fait boule de neige.

En date du 8 avril, 128 professionnelles et professionnels issus pour la plupart des domaines du génie et de la santé s’étaient greffés au projet, appuyés par environ 70 fournisseurs et une armée de 58 opératrices et opérateurs d’imprimantes 3D.

Le groupe a notamment mis au point un masque de protection qui fonctionne avec des cartouches rechargeables. Il évalue aussi l’option de détourner des filtres N99 destinés à de l’équipement de ventilation pour en faire des masques, afin d’éviter une pénurie.

Les équipes de SantéLibre ont aussi développé une boîtier d’intubation qui permet de protéger le personnel soignant qui doit travailler avec un porteur de la COVID-19. Trois exemplaires sont présentement utilisés dans des centres hospitaliers du Québec.

Le groupe a également répondu à quelques urgences, notamment une commande de 50 connecteurs destinés à un centre hospitalier pour pallier un retard de livraison.

SantéLibre se prépare maintenant à devenir un maillon direct de la chaîne d’approvisionnement du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Des discussions sont en cours à ce sujet.

« On nous a demandé de nous tenir prêts », dit Marie-Michèle Poulin.
 

De gauche à droite : Alexandre Ferreira Benevides, coordonnateur des ressources techniques au Laboratoire d’enseignement des systèmes intégrés en aérospatiale du Québec (LÉSIAQ); Marie-Michèle Poulin, porte-parole de SantéLibre.

De gauche à droite : Alexandre Ferreira Benevides, coordonnateur des ressources techniques au Laboratoire d’enseignement des systèmes intégrés en aérospatiale du Québec (LÉSIAQ); Marie-Michèle Poulin, porte-parole de SantéLibre.


En savoir plus

Site de SantéLibre
Fiche d’expertise du professeur Samuel Bassetto
Site du Département de mathématiques et de génie industriel
Site du Laboratoire d’enseignement des systèmes intégrés en aérospatiale du Québec (LÉSIAQ)

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