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Collation des grades 2026 : Polytechnique Montréal honore les personnes diplômées de sa 150e promotion et rend hommage à Charles Tisseyre
Polytechnique a célébré une étape marquante de son histoire en remettant des diplômes pour la 150e fois lors de trois cérémonies tenues les 21 et 22 mai au Palais des congrès de Montréal. Durant ce rite solennel de la vie universitaire, l'immense contribution en société de Charles Tisseyre, journaliste, animateur de télévision et vulgarisateur scientifique, a été soulignée par la remise d'un doctorat honoris causa.

(Photo : Voltaic)
Après avoir célébré son cent cinquantenaire en 2023, notre université d'ingénierie a vécu sa 150e promotion, un nouveau moment fort et symbolique. À cette occasion, 2 110 diplômées et diplômés ont été honorés lors de la remise de 1 074 baccalauréats en ingénierie, 179 baccalauréats ès sciences, 32 diplômes d’études supérieures spécialisées, 397 maîtrises en ingénierie, 241 maîtrises en sciences appliquées et 187 doctorats.
La 150e cohorte porte ainsi à près de 67 000 le nombre de personnes diplômées de Polytechnique qui ont un impact direct sur le développement de notre société, ici comme à l’international.
Une 150e promotion historique
Maud Cohen, directrice générale de Polytechnique Montréal, estime que cette collation des grades représente un jalon historique pour la première université francophone en génie du Québec.
«= La toute première cohorte de Polytechnique comptait sept étudiants. Aujourd’hui, plus de 2 100 étudiantes et étudiants composent cette 150e promotion », a-t-elle souligné.
« Par leur talent, leur détermination et leurs ambitions, nos diplômées et nos diplômés prolongent plus de 150 ans de transmission du savoir, d’innovations marquantes et d’audace. Ils incarnent une relève engagée, curieuse et résolument tournée vers l’avenir, prête à transformer le monde à sa façon. »

(Photos : Voltaic)
Charles Tisseyre, docteur honoris causa
Avec grande fierté, Polytechnique Montréal a remis conjointement avec l'Université de Montréal un doctorat honoris causa à Charles Tisseyre. Journaliste, animateur de télévision et vulgarisateur scientifique de renom, M. Tisseyre est bien connu du grand public québécois et reconnu comme étant « la » voix francophone de la vulgarisation scientifique au Canada.
Par la remise de la plus haute distinction universitaire à M. Tisseyre, Polytechnique Montréal et l'Université de Montréal rendent hommage à sa contribution particulière : avoir convaincu des millions de gens que la science est une aventure qui les inclut.
« La collation des grades est aussi l'occasion d'honorer des personnes inspirantes. En remettant un doctorat honoris causa à Charles Tisseyre, nous saluons une contribution exceptionnelle : celle d’avoir rapproché la science du grand public, a mentionné Maud Cohen. Depuis plus de trois décennies, il fait entrer la science dans nos maisons avec passion, intelligence et authenticité. Son parcours nous rappelle toute la force et l’importance de la transmission du savoir. »
La biographie de M. Tisseyre peut être consultée ici.

De gauche à droite : Alexandre Chabot, secrétaire général de l’Université de Montréal; Daniel Jutras, recteur de l’Université de Montréal; Charles Tisseyre, récipiendaire d'un doctorat honoris causa de l'Université de Montréal sur recommandation de Polytechnique Montréal; Maud Cohen, directrice générale de Polytechnique Montréal; Frantz Saintellemy, chancelier et président du conseil d'administration de l'Université de Montréal. (Photo : Voltaic)
Une grande communauté fière et unie
La collation des grades de Polytechnique Montréal est un événement fort en émotion où les parents, les amis et les membres de la communauté professorale et employée de l'établissement universitaire soulignent la persévérance et la réussite des ingénieures et ingénieurs de demain au terme de leur parcours académique. Dans le cadre de la 150e promotion, les cérémonies ont été marquées par quelques occasions spéciales.
Notamment, trois membres d'une même famille diplômés de Polytechnique, sur trois générations, ont pris part à une discussion lors d'une cérémonie. Denis Brulotte, diplômé en génie électrique de la 90e promotion (1966), sa fille Julie Brulotte, diplômée en génie mécanique de la 120e promotion (1996), et son petit-fils, Simon Leblanc, diplômé en génie civil cette année, ont fait part de la transmission du savoir-faire, du dépassement, de la passion, et de la confiance en soi et de l'audace qu'ils ont en commun. Ces qualités sont collectives à toutes les personnes diplômées qui gardent un lien fort avec Poly et qui forment ainsi une grande communauté.

De gauche à droite: Valérie Bélisle, directrice de la philanthropie et des relations avec la communauté diplômée; Denis Brulotte; Julie Brulotte; Simon Leblanc. (Photo : Voltaic)
(Décidément, le génie est une affaire de famille chez les Brulotte-Leblanc : le conjoint de Julie Brulotte, Sébastien Leblanc, est diplômé en génie électrique de la 120e promotion (1996); son frère, Denis-Alexandre Brulotte, est diplômé en génie mécanique de la 122e promotion (1998); son fils, Guillaume Leblanc, et sa fille, Camille Leblanc, sont aux études en génie mécanique dans notre université!)
Également, la collation des grades de cette année a été le théâtre d'une première dans l'histoire de Polytechnique : Victor Édouard Bal, diplômé au baccalauréat en génie électrique, est devenu le premier membre de la communauté étudiante à compléter un parcours d'études en étant accompagné d'un chien d'assistance.
Victor Édouard a pris part à la célébration de son diplôme sur scène avec sa chienne Kopeck.

De gauche à droite : Maud Cohen, Victor Édouard Bal et Kopeck. (Photo : Voltaic)
Enfin, un moment phare des cérémonies est l'allocution des porte-parole de la communauté étudiante, où des personnes diplômées soulignent, au nom de leurs pairs, les apprentissages, les défis, les leçons et les moments forts des années d'études à Polytechnique. Lors des trois cérémonies de cette année, l'honneur est revenu à :
Adam Kassi Lahlou, diplômé au baccalauréat en génie informatique, et Gaëlle Patricia Megouo Talotsing, diplômée au doctorat en génie informatique (Photo : Voltaic)

Antoine Papillon, diplômé au baccalauréat en génie physique, et Imann Marikelly Bonkoungou, diplômée au baccalauréat en génie industriel (Photo : Voltaic)

Daphnée Paradis, diplômée au baccalauréat en génie mécanique, et Sami Sahli, baccalauréat en génie chimique (Photo : Voltaic)
« Aujourd’hui, quand je regarde cette salle, je ne vois pas seulement des ingénieurs, des détentrices et détenteurs de maitrises ou de doctorats : je vois des personnes qui ont appris à persévérer malgré l’incertitude, a confié Adam Kassi Lahlou lors de sa prise de parole. Des personnes capables de créer, d’innover et de résoudre. Des personnes capables d’empathie, de solidarité et d’impact humain. Et cela est précieux. Parce que le monde dans lequel nous entrons a besoin de compétences techniques, oui. Mais il a surtout besoin d’humains capables d’utiliser ces compétences avec conscience. »
« Aujourd’hui, on ne célèbre pas seulement une fin, on célèbre une transformation : la nôtre. La vraie question, maintenant, ce n’est pas "Qu’est-ce qu’on va faire après?", mais plutôt "Qu’est-ce qu’on est prêts à transformer autour de nous?", a dit Sami Sahli durant son allocution. Parce qu’au fond, le diplôme qu’on reçoit n’est pas une preuve qu’on a tout compris : c’est une preuve qu’on est capables d’apprendre, de tomber, de recommencer et de continuer à avancer, même quand rien n’est garanti. Et ça, ça vaut bien plus que n’importe quelle réponse parfaite. »
Au nom de toute la grande communauté de Polytechnique Montréal : félicitations à nos diplômées et nos diplômés qui feront leur marque en société par la pratique du génie!

