Ordre de la rose blanche

2025

Les lauréates 2025, sources d’inspiration et d’avenir

Elles osent rêver grand, repousser les limites et transformer leurs idées en actions. Les lauréates de l’Ordre de la rose blanche incarnent le courage, la curiosité et la détermination qui font avancer le monde. À travers leurs parcours uniques, leurs engagements et leurs réussites, elles démontrent qu’excellence rime avec audace, et que la connaissance devient une force lorsqu’elle est mise au service de la société. Découvrez ici leurs parcours — autant de courts témoignages d’un avenir porté par le talent et la lumière des femmes qui osent changer le monde.

Rabab AzeemRabab Azeem

Émerveillée par le potentiel des technologies pour sauver des vies, Rabab Azeem s’est tournée vers le génie afin de mettre l’intelligence artificielle au service du bien. Déjà au secondaire, elle a eu la piqûre en travaillant sur un projet de bio-informatique de détection de maladies génétiques à partir de données protéiques. Devenue étudiante en génie informatique à l’Université Queen’s, elle s’est ensuite passionnée pour l’IA en santé, consacrant son mémoire à l’amélioration de l’imagerie médicale grâce aux modèles génératifs. Lauréate d’une prestigieuse bourse Schulich – sélectionnée parmi plus de 300 000 candidats à l’échelle nationale –, la jeune polyglotte a également obtenu une bourse Cansbridge qui lui a permis d’effectuer un stage en Corée du Sud, où elle a démontré son aisance à évoluer au-delà des barrières techniques et culturelles. Leader engagée au sein de QMIND et CUCAI, deux pôles majeurs de l’IA au Canada, elle a, à son tour, encouragé des centaines d’étudiants à intégrer l’éthique dans leurs projets. Aujourd’hui à la maîtrise en génie industriel à l’Université de Toronto, elle poursuit ses recherches en IA appliquée à la santé tout en étant un modèle pour la prochaine génération d’ingénieures.

 

Megan ChangMegan Chang

Rêvant de piloter des avions depuis l’enfance, Megan Chang est aujourd’hui en voie de conquérir le ciel. Diplômée en génie mécatronique de l’Université de Waterloo, elle a dirigé l’équipe de recherche spatiale de l’établissement dans la réalisation de recherches en microgravité et le développement d’un projet spatial étudiant de grande complexité, en partenariat avec l’Agence spatiale canadienne et le Conseil national de recherches. Ce projet a remporté un prix et a été testé en vol parabolique. Curieuse et disciplinée, cette passionnée d’arts martiaux et athlète médaillée en aviron se distingue par sa maîtrise technique et sa capacité à résoudre des problèmes complexes. Auteure d’un guide sur le leadership étudiant, elle s’est investie pour l’équité en STIM en s’impliquant notamment au sein du comité Women in Engineering et en animant des ateliers pour les jeunes. D’ici cinq ans, elle aimerait poursuivre des études supérieures en génie électrique et informatique, un domaine encore largement masculin, et devenir une leader en avionique et en défense nationale. Aussi bien dire que pour cette étudiante remarquable: sky is the limit. 

 

Grace CiarnielloGrace Ciarniello

Grace Ciarniello est de celles qui trouvent le bonheur dans les petites choses. À 12 ans, l’enfant introvertie mais curieuse s’est mise à observer des grains de sable avec un microscope acheté à même son argent de poche. De cette passion pour l’infiniment petit, il n’y avait qu’un pas pour qu’elle prenne pleinement sa place dans le domaine de la nanotechnologie et la photonique, jusqu’à s’engager aujourd’hui dans des études de maîtrise en microsystèmes et nanodispositifs. Tout au long de son brillant parcours académique, elle multiplie les engagements communautaires. À travers son implication comme présidente du STARR, un projet étudiant multidisciplinaire de l’Université de l’Alberta qui conçoit et lance des fusées-sondes, et le mentorat de jeunes filles du primaire à l’université, elle découvre qu’elle possède un leadership unique, nourri par le souci des autres, sa rigueur et sa créativité. Même si elle ne sera jamais celle qui parlera le plus fort, Grace Ciarniello est convaincue que les petits détails, en science comme dans la vie en général, peuvent faire une grande différence.

 

Marie-Ève FecteauMarie-Ève Fecteau

Le génie au service de l’humain. Voilà ce qui anime Marie-Ève Fecteau, étudiante à la maîtrise en génie biomédical à Polytechnique Montréal. Reconnue pour son excellence académique et son engagement social, elle se dit animée par le désir de bâtir des ponts entre la science et l’humain. Tout au long de son parcours remarquable, elle s’est distinguée par ses recherches sur la modélisation biomécanique, jusqu’à obtenir une bourse pour réaliser son projet de maîtrise sur la conception d’orthèses reconfigurables afin d’améliorer la qualité de vie des enfants atteints de scoliose. Pour cette adepte de vélo et de plein air, il est important de contribuer à redonner de la liberté de mouvement aux tout-petits. Mais aussi de donner de l’élan aux jeunes femmes qui souhaiteraient embrasser des carrières en science, ce qu’elle a fait comme ambassadrice du comité GéniElles. En parallèle, elle a toujours cherché à communiquer sa passion aux étudiants et enfants d’immigrants, à travers des ateliers scientifiques et du tutorat. Engagée et inspirante, Marie-Ève Fecteau croit que l’innovation n’a de sens que lorsqu’elle contribue à rendre notre monde plus juste. 

 

Ashna JainAshna Jain

Marquée par les problèmes d’accès à l’eau potable en Tanzanie, Ashna Jain n’avait que 12 ans lorsqu’elle a gagné un prix pour avoir inventé un accessoire de vélo permettant de réduire considérablement le temps de transport de cet or bleu. L’année suivante, elle concevait un filtre naturel utilisant la transpiration des plantes pour offrir de l’eau potable à des communautés en Inde. Pas étonnant que cette citoyenne du monde — elle a voyagé dans plus de 80 pays! — ait choisi la voie de l’ingénérie humanitaire et du développement durable. Récompensée pour son excellence académique et son engagement social, cette étudiante diplômée en génie industriel à l’Université de Toronto a multiplié les initiatives à l’international. En plus d’avoir été co-présidente d’Ingénieurs sans frontières à son université, elle a co-développé un projet pour aider les agriculteurs ougandais durant les sécheresses, contribué à la conception d’incubateurs néonataux à faible coût aux Philippines et étudié les impacts des biogesteurs dans les communautés rurales du Mexique. Aujourd’hui à la maîtrise, elle continuera à mettre la technologie au service des populations les plus vulnérables et à rêver d’un monde plus juste. 

 

Catherine KoCatherine Ko 

Catherine Ko est une étudiante à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) en génie biomédical, passionnée par l’innovation dans un domaine aussi fascinant et complexe que la thérapie cellulaire et génique. Elle n’en est pas moins animée par un profond désir d’améliorer concrètement la santé des gens. Après un stage chez BlueRock Therapeutics et une recherche de premier cycle sur les cellules souches pour le traitement du diabète, cette étudiante d’exception poursuit ses travaux pour perfectionner l’ingénierie des cellules T dans les immunothérapies contre le cancer. En dehors du laboratoire, elle a mis son leadership au service de Go Baby Go, une organisation qui conçoit des dispositifs adaptés pour les enfants ayant des limitations motrices, et milite pour rendre les STIM plus inclusives en s’impliquant notamment au sein de Women in Science and Engineering (WISE). Par son travail alliant la découverte scientifique et l’impact social, Catherine Ko souhaite inspirer la prochaine génération de femmes ingénieures qu’elle encourage à continuer à briser les plafonds de verre. 

 

Samantha KriegSamantha Krieg

Samantha Krieg a eu un parcours tout sauf conventionnel. À l’adolescence, l’université lui paraissant inatteignable, elle se tourne vers la haute cuisine. Dans ce milieu dominé par les hommes, elle a à peine 20 ans lorsqu’elle parvient à faire sa place en devenant Chef de Partie dans l’un des quatre meilleurs restaurants au Canada. Prête à relever n’importe quel défi, elle suit son autre passion et entame des études universitaires en génie civil à UBC, où elle se distingue par ses innovations en recherche sur les matériaux et la résilience sismique. Au-delà de son excellence académique, elle fonde des initiatives étudiantes, fait du mentorat auprès de ses pairs et dirige des projets de recherche remarqués à l’international. Il y a quelques années, la découverte d’un handicap au poignet l’a rendue plus sensible à l’importance de l’accessibilité dans la conception des nouvelles technologies. Future doctorante en génie des structures à l’Université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande, Samantha Krieg aimerait contribuer à rendre ce qui l’entoure à son image: plus résilient et inclusif. 

 

Angéline LafleurAngéline Lafleur

Fonceuse et curieuse de nature, Angéline Lafleur, une chercheuse maintes fois primée spécialisée en nanotechnologie quantique, a un parcours qui l’a menée hors des sentiers battus. En 2017, une vidéo la mettant au défi d’apprendre l’alphabet coréen en 5 minutes l’a propulsée dans une aventure de plusieurs années avec la Corée du Sud. Après avoir développé une véritable passion pour la langue et la culture de ce pays, elle a même remporté des concours d’art oratoire et de chant traditionnel coréen. À seulement 20 ans, la jeune franco-ontarienne devient la première stagiaire internationale de premier cycle au Centre de nanoscience quantique (QNS) de Séoul, où elle a développé un modèle d’intelligence artificielle pour la classification d’atomes. Fière ambassadrice des sciences et du génie auprès des jeunes, en particulier les francophones et les femmes, cette doctorante en génie électrique spécialisé en information quantique à l’Université de Waterloo s’engage à continuer de bâtir des ponts entre ses passions: la science et la culture. 

 

Brooke MacNeilBrooke MacNeil

Dès l’école primaire, Brooke MacNeil a découvert qu’elle avait sa place en génie, un milieu d’hommes, grâce aux ateliers de Go ENG Girl à l’Université Ontario Tech donnés par des femmes ingénieures. Plus tard, elle a à son tour inspiré des jeunes à choisir les STIM en animant des ateliers dans un camp d’été au sein de la même organisation puis dans le club de robotique à l’Université Queen’s. Exceptionnelle sur le plan académique, Brooke a terminé première de sa cohorte en génie informatique avec une moyenne presque parfaite, ce qui lui a valu de nombreuses distinctions. Cherchant toujours à avoir un impact concret, elle a dirigé des projets novateurs au sein de la Queen’s Biomedical Innovation Team, dont un casque gonflable doté d’algorithmes d’apprentissage automatique pour la détection des chutes et un système d’imagerie 3D par ultrasons. Aujourd’hui à la maîtrise accélérée en génie électrique et informatique, l’étudiante mène des recherches de pointe sur la réadaptation robotisée à domicile pour les personnes ayant survécu à un AVC. Douée et dévouée, Brooke MacNeil a de quoi inspirer la prochaine génération d’ingénieures qui serait tentée de suivre ses pas.

 

Marissa MyhreMarissa Myhre

Fascinée par les étoiles, Marissa Myhre en est une à sa façon. Après une jeunesse faite de zones d’ombre, la jeune femme douée en sciences a fait preuve de courage et de détermination pour se frayer un chemin comme étudiante universitaire en génie spatial, parmi les plus brillantes de sa génération. Maintes fois récompensée pour son excellence académique, elle a contribué à de nombreux projets de recherche et missions satellites, notamment RSONAR 2 et Redwing, en plus d’avoir exploré des méthodes innovantes en gestion durable de l’espace. Malgré ce parcours d’étoile montante, elle a toujours eu à coeur de redonner à la communauté. En plus de mentorer et d’encourager les jeunes à découvrir les STIM, elle s’implique auprès des femmes aux prises avec des problèmes de dépendance en leur offrant un message d’espoir et de résilience. Adepte de parachutisme et de sports extrêmes, Marissa n’a jamais eu peur de lancer dans le vide. En s’engageant dans des études supérieures, elle veut continuer à repousser les frontières de la recherche spatiale et prouver que parfois, il faut oser tomber pour mieux s’envoler. 

 

Kaitlyn RootKaitlyn Root

Kaitlyn Root a l’étoffe d’une championne : cette étudiante diplômée en génie biologique de l’Université de Guelph veut se dépasser tout en cherchant à avoir un impact réel sur la société. Ancienne athlète de l’équipe féminine de fleuret – où elle a été nommée joueuse la plus utile en 2023 –, elle a toujours su conjuguer avec brio réussite scolaire et engagement communautaire. En tant que directrice de l’ingénierie pour iGEM Guelph, Kaitlyn a dirigé des équipes interdisciplinaires dans des projets primés de biologie synthétique, des modèles informatiques et des technologies de laboratoire accessibles qui ont été récompensés par des médailles d’or et d’argent au Grand Jamboree iGEM à Paris. Lauréate du prix Helen Grace Tucker, elle a conçu, comme projet de fin d’études, un système de filtration innovant pour éliminer les contaminants pharmaceutiques dans les eaux usées. Profondément attachée aux enjeux environnementaux, elle s’est aussi investie auprès des jeunes par l’animation d’ateliers éducatifs au sein de l’Ontario Nature Youth Council. Aujourd’hui étudiante à la maîtrise, elle continue de nourrir sa passion pour le développement durable en explorant la valorisation des résidus laitiers par les piles microbiennes, une technologie prometteuse dans la production d’énergie verte.

 

Hanna SigurdsonHanna Sigurdson

Hanna Sigurdson est une future leader dans le domaine de la microrobotique, actuellement inscrite en doctorat à l’Université Harvard. Issue d’une famille d’ingénieurs, cette bachelière en génie biomédical de l’Université de Toronto dit avoir trouvé sa propre voie : améliorer les soins de santé par l’innovation. Convaincue que l’avenir de la médecine repose sur la synergie entre technologie et biologie, elle mène des recherches interdisciplinaires capables de révolutionner la façon dont on soigne, allant des robots bio-inspirés jusqu’aux tissus artificiels destinés aux greffes. À travers son parcours académique remarquable, elle a acquis une expérience internationale en recherche aux États-Unis et en Suisse, développant des compétences avancées en ingénierie tissulaire, microrobotique et conception expérimentale. Engagée socialement, Hanna Sigurdson a dirigé des équipes de basketball, favorisé l’inclusion des femmes et personnes non binaires en génie, et représenté des milliers d’étudiantes en génie au conseil des sports intra-universitaires. Des expériences communautaires fortes qui, comme en science, lui ont appris l’importance de créer des espaces où chacun peut s’épanouir.

 

Angela WangAngela Wang

Angela Wang a eu une révélation en rencontrant un homme résilient atteint du syndrome d’enfermement, qui utilisait un système de suivi oculaire pour communiquer. Fascinée par ces technologies d’assistance, l’étudiante, qui commençait alors des études en bioingénierie à l’Université McGill, s’est alors donné une mission: mettre le génie au service de l’humain, en alliant la neurotechnologie et le design inclusif. C’est ainsi qu’à la tête de NeurotechX, elle a développé un outil de communication cerveau-ordinateur pour les personnes non verbales et qu’avec des organismes à but non lucratif, elle a conçu des outils permettant à des élèves en situation de handicap de jouer du tambour dans des programmes de musicothérapie. Au-delà de ses innovations techniques, cette étudiante à la maîtrise à UBC est aussi socialement engagée : elle a entraîné des nageurs ayant une déficience intellectuelle, mentoré des femmes et étudiants racisés en STIM et créé des programmes d’éducation physique inclusifs. Angela Wang souhaite aujourd’hui poursuivre ses études supérieures en applications cliniques afin de continuer à transformer des vies — comme d’autres ont transformé la sienne. 

 

Ruth YuRuth Yu

Diplômée en génie biomédical à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Ruth Yu incarne une véritable trilogie de l’excellence : brillante sur le plan académique, visionnaire en innovation sociale et profondément engagée dans sa communauté. Lauréate de prestigieuses bourses, dont la Bourse de leadership d’Ingénieurs Canada, l’étudiante aujourd’hui à la maîtrise s’est classée parmi les 5 % les plus performants de sa cohorte et a figuré sur la liste d’honneur du doyen durant tout son baccalauréat. Au laboratoire, elle a conçu une méthode microfluidique innovante pour cartographier les profils génomiques de tumeurs hétérogènes afin de rendre le diagnostic du cancer de la prostate plus précis et accessible en milieu clinique. Au-delà de la recherche, elle est une leader communautaire engagée : inspirée par un professeur de chimie à l’école secondaire, elle communique à son tour sa passion pour les sciences et le génie à travers des ateliers pour les jeunes faisant la promotion des STIM, de même qu’au sein d’un organisme à but non lucratif s’adressant aux étudiants de premier cycle au Canada. Ruth Yu poursuit une vision claire : concevoir des technologies biomédicales équitables et interdisciplinaires pour faire avancer la recherche sur le cancer.