Le projet d'appui institutionnel intitulé « Technologie solaire appliquée » pour le Burkina Faso, mis en oeuvre par Polytechnique, en collaboration avec l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) et l'Université de Ouagadougou, figure parmi les 11 projets de Partenariats universitaires en coopération et développement (PUCD) annoncés le 29 avril dernier par la ministre de la Coopération internationale Aileen Carroll.
Former des spécialistes en énergie solaire
Le projet « Technologie solaire appliquée » mis en oeuvre
par Polytechnique, sous la direction du professeur Oumarou Savadogo, aura une durée de cinq années et bénéficie d'une
contribution de l'ACDI de 967 400 $. L'équipe du projet comprend 3 professeurs de Polytechnique, 6 professeurs de
l'Université de Ouagadougou, 3 professeurs de l'IRSAT et un chercheur du Centre de Diversification Énergétique de CANMET à
Varennes.

De g. à d. : M. Oumar Sanogo, Chef du département
Énergie de l'IRSAT; M. Alhadi Wereme, Directeur de
l'IRSAT; Oumarou Savadogo, professeur au
Département de génie chimique de Polytechnique.
Ce projet consiste à renforcer la capacité de l'IRSAT et de l'Université de Ouagadougou dans la formation des spécialistes burkinabés dans le domaine des systèmes et technologies solaires utilisés pour le pompage de l'eau, l'irrigation, l'éclairage, la conservation des aliments et des médicaments. Il a été conçu suite aux besoins manifestés à l'équipe de Polytechnique, lors de sa visite dans le pays à l'été 2004, par les institutions partenaires, les ministères, les organismes gouvernementaux, para-gouvernementaux et privés, et les associations communautaires intervenant dans le domaine de l'énergie solaire.
La formation des ressources vise trois niveaux de compétences auxquels correspondent trois types de formation :
Objectifs du projet
Les partenaires du projet « Technologie solaire appliquée » ont pour but de permettre au Burkina Faso de disposer d'une main
d'oeuvre qualifiée en technologie solaire afin d'assurer :
À la fin du projet, le pays disposera de 100 techniciens supérieurs ayant un Diplôme Universitaire Technologique (DUT) et de 45 cadres scientifiques de conception ayant un Diplôme d'Études Supérieures Spécialisées (DESS) en technologie solaire dont au moins 15 % de femmes.
À long terme, le projet devrait avoir des impacts positifs sur la vie quotidienne des plus démunis, notamment les femmes dans les régions rurales les plus défavorisées à qui il incombe, en autres, l'approvisionnement en eau des ménages.
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