
Photos : Stéphane Caron
1. Construire une plateforme scientifique et diplomatique pour la coopération dans les environnements extrêmes
- Favoriser le dialogue entre la science, le droit, le génie et la diplomatie
- Développer des outils permettant d’harmoniser la gouvernance, les infrastructures et les technologies afin de soutenir un développement durable
- Contribuer à des forums internationaux transdisciplinaires (IPY5, UNSPACE IV, etc.) pour renforcer le lien entre la science et la société, à court et à long terme, du niveau local au niveau mondial
2. Former une nouvelle génération de leaders globaux et de « techno-diplomates »
- Former des étudiant·e·s, professionnel·le·s, jeunes autochtones acteurs et actrices municipaux/gouvernementaux
- Offrir une formation bilingue (FrEn) intégrant stages, écoles d’été, simulations diplomatiques et projets terrain
- Renforcer l’expertise québécoise et canadienne en diplomatie scientifique, en lien avec les enjeux nordiques et spatiaux
3. Éclairer et renforcer les cadres juridiques, politiques et technologiques émergents
- Produire des analyses, outils et scénarios pour soutenir :
- La gouvernance du pergélisol et des infrastructures critiques
- La transition énergétique (SMRs, micro-réseaux, systèmes hybrides)
- La gestion durable des ressources communes (minéraux critiques, eau, glace lunaire)
- Les nouveaux enjeux de l’espace (débris, orbites, extraction, présence lunaire durable)
- Produire des données scientifiques pour aider les parties prenantes à faire des choix technologiques en fonction du contexte actuel (ex. infrastructures existantes, changements et risques prévisibles, etc.), en équilibrant l'adéquation technique, la facilité d'utilisation, la sécurité, l’acceptabilité et les coûts afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles, en tenant compte des priorités, des valeurs et du mode de vie de toutes les parties prenantes
- Impliquer directement les ingénieur.e.s et les scientifiques dans les processus de diplomatie et de durabilité scientifique, en reliant les mécanismes de gouvernance aux infrastructures construites.
4. Renforcer l’implication des communautés autochtones et des acteurs et actrices marginalisés dans les processus décisionnels
- Soutenir des approches de recherche codéveloppées et décoloniales
- Intégrer les perspectives, savoirs, méthodes et priorités autochtones quant au choix d’options technologiques
- Participer aux débats nationaux et internationaux relatifs au développement du Nord et de l’espace
- Promouvoir l’équité, la justice climatique et la souveraineté des communautés