À l'Université de Montréal, le professeur Normand Mousseau, aussi directeur scientifique de l'Institut de l'énergie Trottier de Polytechnique Montréal, est également sceptique par rapport à la construction de nouveaux barrages.
« Les prochains barrages coûteraient cher, beaucoup plus cher que l'éolien, et n'apporteraient pas un stockage qui pourrait justifier ces coûts-là », a indiqué Normand Mousseau, chercheur à l'Institut de l'énergie Trottier de Polytechnique Montréal.
Le potentiel éolien au Québec est évalué à 14 000 TWh, selon Normand Mousseau, directeur scientifique de l'Institut de l'énergie Trottier. Et la baisse des coûts de production de l'éolien dans les dernières années rend cette énergie plus concurrentielle face à l'hydroélectrique, ajoute-t-il.
Entrevue avec Normand Mousseau, professeur de physique à l'Université de Montréal et directeur de l'Institut de l'énergie Trottier, à propos du nucléaire.
La sensibilisation auprès des automobilistes a toutefois ses limites, souligne Julien Dufort, un ingénieur de l’équipe de sécurité routière de Polytechnique Montréal. Pour lui, son impact sur le bilan dans les dernières années est plutôt mince et les Québécois ne conduiraient pas nécessairement mieux qu’il y a 20 ou 30 ans.
L'autre défi tient à la configuration routière de nos espaces urbains. « C'est très difficile de mettre en place des axes de contournement pour offrir des solutions de rechange aux automobilistes, car les municipalités de taille moyenne au Québec n'ont pas de voies qui en font le tour, les routes passent toutes au cour de la ville », note Jérôme Laviolette, doctorant en planification des transports à Polytechnique Montréal.
Entrevue avec Normand Mousseau, professeur de physique à l'Université de Montréal et directeur de l'Institut de l'énergie Trottier à Polytechnique Montréal, à propos de l'électrification des transports.
Si les pires craintes - comme l'explosion de la centrale, comparable à l'événement de Tchernobyl en 1986 - semblent écartées, la situation inquiète. Le professeur Guy Marleau, qui enseigne depuis plus de 30 ans le génie nucléaire à Polytechnique Montréal, analyse deux scénarios possibles.
Le Québec et les autres provinces du centre et de l'est du pays se dirigent vers un manque important d'électricité disponible pour répondre aux différents besoins générés par la transition énergétique. C'est l'avertissement que lancent des chercheurs de l'Institut de l'énergie Trottier de Polytechnique Montréal.