Vignettes de pédagogie active

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Apprentissage coopératif

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Déroulement de l'activité - En plusieurs séances
Déroulement de l'activité - En classe et hors classe
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Moyen groupe (entre 30 et 100)
Participants - Grand groupe (> 100)
Participants - Équipe
Intensité d'animation - Moyenne

Apprendre seul c'est bien, mais en groupe c'est mieux !

L'Apprentissage coopératif est une approche interactive de l'organisation du travail en classe selon laquelle les élèves apprennent les uns des autres, ainsi que de l'enseignant et du monde qui les entoure. Les principes fondamentaux de l'Apprentissage coopératif sont les suivants :

  • l'interdépendance positive, c'est-à-dire que chacun travaille à la réalisation de l'objectif commun en assumant ses propres responsabilités
  • la responsabilité individuelle envers le groupe
  • l'enseignement des habiletés de coopération via le travail de groupe, la réflexion sur l'expérience vécue et la compréhension du travail en équipe par des activités organisées par l'enseignant
  • l'évaluation du fonctionnement du groupe par les élèves.

L'activité est réalisée en petits groupes distincts d'élèves. Dans une situation d'Apprentissage coopératif, on a affaire à un groupe centré sur une tâche à réaliser où la concurrence et l'individualisme n'ont pas leur place. L'implication de chacun est capitale, car tous sont là pour apprendre et tous ont pour tâche d'enseigner à leurs coéquipiers. Ainsi, dans l'Apprentissage coopératif, le groupe est organisé de manière à assurer la participation de chacun et l'objectif de réussite personnelle est intégré à l'objectif de la réussite collective. Les conditions à réunir afin d'apprendre en coopération sont les suivantes :

  • Une situation d'apprentissage complexe et authentique : afin d'être motivante pour les élèves, la tâche à réaliser doit constituer un défi qui ne pourrait être relevé seul. D'une part, une tâche est dite complexe lorsqu'elle implique une compréhension multidimensionnelle et nécessite diverses interactions dans la discussion, l’argumentation et la réflexion autour de la recherche de solutions. D'autre part, une tâche est dite authentique lorsqu'elle s’ancre dans la vie de l’élève, de l’école ou de la communauté.
  • Un objectif commun : permet de rassembler les membres de l'équipe et de mettre en commun leurs connaissances et leurs talents.
  • L'interdépendance et la responsabilisation : chaque membre du groupe s’engage à mettre ses forces individuelles à contribution dans l’atteinte de l’objectif et engage sa responsabilité envers les autres membres du groupe et par rapport à lui-même, en tant qu’apprenant.
  • L'hétérogénéité des groupes : bâtir des équipes de sorte à ce que les forces au sein du groupe soient diversifiées et complémentaires.
  • La communication : afin d'atteindre leur objectif commun, les élèves devront favoriser l'écoute active et tirer profit de leurs compétences en matière d’argumentation et d’expression de leurs idées (ou de leur désaccord).
  • La réflexion critique : les élèves devront réfléchir à la contribution de chacun des membres de l'équipe ainsi qu’au fonctionnement du groupe par une discussion avec l'enseignant ou une autoévaluation formelle.

En somme, apprendre en coopération, c’est plus que travailler en équipe. Cela implique l’interdépendance, la responsabilisation des membres du groupe et l’instauration d’un espace d’apprentissage non compétitif qui valorise la démocratie, l’égalité, l’équité, la solidarité ainsi que la responsabilité personnelle et mutuelle.

Tableau vivant

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Déroulement de l'activité - Sporadiques
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Équipe
Intensité d'animation - Faible

Action, on tourne !

La technique du Tableau vivant sort indéniablement des sentiers battus en ce qui a trait aux méthodes d’enseignement. Elle requiert la participation des élèves qui devront incarner des personnages, des scènes ou même des concepts pour tenter de mieux comprendre les principes théoriques sous-jacents. Dans cette activité, les élèves sont amenés, par une mise en situation concrète, à prendre des rôles et à interpréter physiquement ce qui se passe. Par exemple, pour bien comprendre les forces qui entrent en jeu dans la structure d’un pont, les élèves peuvent incarner des piliers, se donner la main comme des haubans ou un tablier et, ainsi, ressentir ou voir le comportement des différents constituants. Les élèves pourraient également recréer une œuvre d’art ou un moment historique important, ou encore illustrer le principe de fonctionnement d’un équipement ou d’un système quelconque. Cette technique n’est pas simple puisqu’il faut se demander comment et dans quel contexte elle pourrait fonctionner. Cependant, elle peut être très visuelle et très marquante pour les élèves qui se rappelleront beaucoup plus facilement les notions enseignées. En somme, cette technique permet aux élèves de répondre à la question suivante : Est-ce que je comprends assez bien ce concept pour pouvoir l’expliquer sans rien dire ni écrire ?

Dialogues inventés

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Déroulement de l'activité - En plusieurs séances
Déroulement de l'activité - En classe seulement
Durée de l'activité - Activités élaborées (> 60 minutes)
Participants - Petit groupe (< 30)
Participants - Équipe
Participants - Individuel
Intensité d'animation - Moyenne

Je dis, tu dis, ils disent...

Comme son nom l'indique, la technique des Dialogues inventés requiert des élèves d'inventer des dialogues sous la forme d'une conversation structurée sur une notion ou un concept précis afin de leur permettre de faire la synthèse de leurs connaissances. Par exemple, un élève en sciences politiques pourrait inventer un dialogue entre Alexandre Le Grand, César et Napoléon pour discuter de la différence entre les compétences en leadership requises pour conquérir un empire et de celles nécessaires pour le maintenir (Angelo et Cross, 1993).

Il existe deux niveaux possibles de Dialogues inventés

Facile : Assembler des citations existantes pour créer un dialogue cohérent
Difficile : Inventer de toute pièce un dialogue qui correspond au caractère des personnages et leur contexte

Cette technique créative permet aux élèves d’approfondir des théories, de démêler des controverses ou de défendre les opinions d’autrui. Elle permet aussi aux élèves de développer des compétences de synthèse, d’adaptation et d’extrapolation en lien avec le matériel théorique enseigné.