Institut TransMedTech

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Unir l’esprit entrepreneurial à la recherche

1 octobre 2019

 

Rasheda Arman Chowdbury– étudiante chercheuse post-doctorale soutenue par l’institut TransMedTech au Programme de développement de l’entrepreneuriat en sciences de la vie


Rasheda possède une expertise en imagerie cérébrale multimodale (Ph. D. en génie biomédical), d'abord spécialisée chez l'adulte pour les cas d'épilepsie, et maintenant, dans le cadre de son travail au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, chez les nouveau-nés ayant des problèmes de circulation sanguine affectant la santé du cerveau. Pour ces enfants qui souffriront possiblement de maladies du cœur, de lésions et de retards de développement, elle recherche avec son équipe les causes premières de ces retards par l’utilisation de technologies d’imagerie optique mesurant la santé du cerveau des nouveau-nés.

Rasheda est une chercheuse passionnée, qui s’est imprégnée de l’approche dite « Living Lab », alors elle code, elle prend les mesures chez les petits patients, elle analyse les résultats, elle travaille en étroite collaboration avec les cliniciens et infirmières.

Pourquoi s’inscrire à un programme en entrepreneuriat alors?

Tout d’abord, parce qu’elle est curieuse de comprendre tous les aspects du développement de technologies médicales innovantes, afin de mieux communiquer avec toutes les parties prenantes et de valider cette technologie innovante. Comment présenter cette nouvelle technologie tant par le biais d’articles scientifiques que lors de conférences et éventuellement aux investisseurs nécessaires afin d’intégrer cette technologie aux systèmes de santé?

Lors du 5@7 des étudiants boursiers TransMedTech du 10 janvier 2019, Montreal InVivo a présenté ce programme, ce qui a éveillé la curiosité de Rasheda. En tant que boursière de l’institut TransMedTech, Rasheda bénéficie du soutien d’un comité-conseil, qui lui a suggéré de développer son approche au-delà du Living Lab, qu’elle appliquait déjà. Serait-ce possible conjointement à son travail à plein temps au Centre de recherche? Approuvé par son directeur? En lien avec ses objectifs de carrière dans un secteur de haute technologie en développement rapide grâce aux avancées de l’imagerie optique, Rasheda décide d’y investir 2 jours par mois pendant toute une année, afin de se former à l’entrepreneuriat, une approche pratiquement jamais abordée dans son parcours académique.

Voici un extrait de notre entrevue, réalisée après 8 mois de programme


Comment concilier votre projet académique et le Programme de développement de l’entrepreneuriat?

Le design du Programme de développement de l’entreprenariat tient compte de notre réalité : aucun examen, peu de travail en dehors des 2 journées (vendredi et samedi) par mois dédiées – sauf de courtes lectures préparatoires pour quelques modules. Les modules débutent par une partie théorique et passent rapidement par des exercices pratiques d’intégration interactifs et des cas d’études concrets. Ce n’est pas stressant dans ce format. Et nous faisons une pause pendant l’été aussi!

Quels sont les apprentissages?

Définitivement un panorama complet du parcours d’innovation, en passant par le modèle d’affaires, les rondes d’investisseurs, nos habiletés afin de présenter nos projets personnels, et bien plus. Je bénéficiais déjà du réseautage au sein de l’écosystème TransMedTech, j’ai eu à travers le Programme de développement de l’entreprenariat la chance de rencontrer non seulement des fondateurs d’entreprises en sciences de la vie, mais plusieurs acteurs qui collaborent avec eux à des moments-clé, soit les investisseurs, les responsables de la réglementation, des mentors d’affaires avec une expérience spécifique en technologies médicales et sciences de la vie. Nous pouvons leur poser des questions durant 2-3 heures et ils nous répondent sans masquer les réalités de la vie d’entrepreneur! Certains étudiants développent leur projet de start-up à travers le programme et se connectent aux ressources existantes.

Même ceux qui ne veulent pas avoir leur propre compagnie peuvent en bénéficier, car le design est spécifique pour les chercheurs et c’est la meilleure façon d’apprendre rapidement sur ce sujet, d’être formé pour parler aux représentants de l’industrie. Même mon directeur s’intéresse au programme depuis que je lui en parle, donc ce n’est pas que pour les étudiants; même les chercheurs d’expérience y trouvent intérêt pour un prix et un investissement de temps très raisonnable.

Quels sont les défis?

C’est un crash course de nouvelles connaissances en entrepreneuriat très concentrées! Nous sommes chercheurs et nous savons absorber rapidement et résumer les notions importantes, alors le format est bien construit. Pour moi, le français a aussi été un défi! L’une des conditions d’admission au programme est d’être bilingue, mais une connaissance passive suffit, puisque les présentations visuelles sont en anglais, malgré la théorie communiquée en français. Les discussions interactives sont en anglais et certaines classes à Concordia aussi. L’important est de se préparer et de participer pleinement pour en bénéficier au maximum.

Samedi, le 5 octobre, le module spécifique aux technologies médicales sera facilité par Frédéric Leblond et Frédéric Lesage, chercheurs principaux de TransMedTech et soutenus par les Fonds Apogée, accompagnés d’une douzaine d’intervenants de notre écosystème et de celui de Polytechnique Montréal, qui agissent en collaboration afin de développer ces projets interdisciplinaires et en faire bénéficier les utilisateurs patients et cliniciens plus rapidement.

L’Institut TransMedTech offre une partie des frais d’inscription à ses étudiants boursiers et ils peuvent compléter les frais restants avec la bourse de mobilité ou le fonds de démarrage que l’Institut TransMedTech ajoute à leurs bourses. Un autre étudiant boursier TransMedTech a bénéficié de cette opportunité de formation, alors qu’un étudiant boursier a remporté le concours organisé par l’IRICoR, qui offrait l’intégralité du prix de la formation. Le Programme de développement de l’entreprenariat en sciences de la vie est une collaboration de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie et technologies de la santé (SVTS), le Centre des dirigeants John-Molson de l’Université Concordia et la faculté de Pharmacie de l’Université de Montréal.