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Sophie Bernard

Sophie Bernard est titulaire d’un doctorat de l’université d’Ottawa en sciences économiques, spécialités : économie de l’environnement et des ressources naturelles ainsi qu’économie du développement international.  Ses domaines de recherche portent de façon générale sur la gestion des produits en fin de vie.  Sophie s’intéresse plus particulièrement aux politiques et incitatifs économiques qui mènent les entreprises à produire des biens plus durables et plus recyclables. Elle étudie les effets économiques des politiques environnementales, de la compétition imparfaite, des échanges internationaux et des accords environnementaux.  Dans ce cadre, ses recherches se penchent principalement sur l’industrie du remanufacturing et sur le commerce des déchets et des produits en fin de vie.

Membre du Centre Interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) et du Centre Interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), Sophie entretient aussi des liens avec des chercheurs des Mines de Paris, de l’Université d’Orléans et de HEC Montréal sur le commerce international des déchets et sur les éco-industries.  Elle travaille également avec Thierry Warin, professeur sur la question des déchets électroniques en analysant l’impact environnemental, social et économique des échanges internationaux de ces produits destinés à la réutilisation, au recyclage ou à l’enfouissement.Au sein de GMT Gestion et mondialisation de la technologie, Sophie apporte une expertise environnementale.  Elle dispense entre autres le cours à la maitrise IND6953K Économie des ressources naturelles et de l’environnement.  L’homme répond à des incitatifs. Pourquoi avons-nous certains comportements [non-écologiques] alors que nous savons très bien que l’inverse serait préférable ? Quels sont les freins à la gestion durable des ressources naturelles ? Est-ce que l’accord de Kyoto est un premier pas vers la réduction des émissions de CO2 ?

L’intérêt de GMT Gestion et mondialisation de la technologie pour les étudiants de Polytechnique est double :

(1) En entreprise. Aller chercher une expertise au-delà des fonctions techniques comme la gestion de l’entreprise ou la prise de décisions.  Acquérir des outils supplémentaires afin de comprendre les stratégies des différents acteurs et les incitatifs derrière leur choix.
(2) En société. Dans la société, l’ingénieur détient une position privilégiée : il peut observer, dans l’exercice de ses fonctions, des comportements qui peuvent passer inaperçus au monde extérieur. Il devient un acteur du bien-être social lorsqu’il est outillé pour identifier ces comportements, les expliquer et développer des mécanismes pour les améliorer.
 
Sophie recommande, aux futurs ingénieurs qui opte pour l’orientation GMT Gestion et mondialisation de la technologie, de bien cibler leurs intérêts et leur choix de carrière même si cela implique parfois de sortir des sentiers battus.  Elle préconise la curiosité et de s’informer sur les grandes questions du monde.  « Si l’on souhaite rester compétitif, il faut connaitre ce qui se passe autour de nous aussi bien au niveau local qu’à l’international.  Dans le domaine technologique, il est important de connaitre les grandes innovations et découvertes, mais aussi les interventions politiques et économiques afin de déterminer les tendances du marché, ce qui est porteur ou au contraire en décroissance. »
 
 
Romaric Juvanon