Stages et Placement: Employeur
Profils de deux stagiaires en génie électrique
janvier 2006 - Catherine Doiron et Thanh-Thuy Vo Thang, ont réalisé un stage en entreprise durant leur 3e année de baccalauréat en génie électrique. Catherine l’a effectué chez Mittal Canada, division canadienne de Mittal Steel, le plus grand fabricant d’acier au monde, Thanh-Thuy au Département de médecine nucléaire de l’Institut de cardiologie de Montréal. Toutes deux sont unanimes: le stage en entreprise est une expérience irremplaçable.
Quand Catherine Doiron est entrée à l’usine de Longueuil de Mittal Canada, elle s’est trouvée plongée dans un monde qui avait de quoi la déconcerter: celui de l’usine traditionnelle, très masculin (Catherine était la seule femme avec la secrétaire), où la moyenne d’âge des employés dépasse les 50 ans. « Mais je me suis sentie bien accueillie et respectée, tant dans l’usine que dans le département d’ingénierie. Évidemment, pour faire valoir mes points de vue, il m’a fallu d’abord gagner la confiance de mes collègues avec quelques bons coups. »
Le stage de Catherine portait sur un appareil de mesure au laser acheté par Mittal pour connaître la dimension des barres laminées en production, afin d’en vérifier la qualité. Les employés n’ayant pas reçu de formation pour cet appareil, il n’était pas utilisé à son plein potentiel. « Ma tâche principale a été d’apprendre comment fonctionnait cet appareil, au niveau matériel et logiciel, puis de produire de la documentation et de former les ouvriers, les ingénieurs et les électriciens. J’ai aussi rédigé les procédures pour l’entretien et la réparation de l’appareil. »
Catherine Doiron, stagiaire chez Mittal Canada et Stephano Bastiani, ingénieur électrique.
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Monsieur Stephano Bastiani, ingénieur électrique qui a supervisé Catherine, a été enthousiasmé par l’autonomie et le sens de l’initiative de la future ingénieure: « Elle a accompli un excellent travail. Cela a été passionnant de la voir passer en quelque mois de l’étudiante inexpérimentée, dotée de connaissances toutes théoriques, à l’ingénieure bien intégrée dans l’usine et capable de former un grand nombre d’employés. »
Prévu initialement pour quatre mois, le stage de Catherine en a durée huit. « J’ai pu comprendre ce que sont le milieu industriel, les relations interpersonnelles et l’atmosphère de travail. » M. Bastiani tient à le souligner, « le milieu de l’usine est méconnu et rebute souvent les jeunes ingénieurs, pourtant, c’est le meilleur endroit pour connaître en profondeur le monde de l’industrie et devenir un ingénieur polyvalent. »
C’est un univers complètement différent qu’a découvert Thanh-Thuy, à qui le département de médecine nucléaire de l’Institut de cardiologie de Montréal a confié le projet de concevoir un outil d’acquisition de données biologiques animales. « J’ai développé un logiciel qui permet le contrôle des paramètres des dispositifs d’acquisition de données et l’observation des résultats de l’acquisition à l’aide d’une interface graphique. Par la suite, j’ai conçu un second logiciel qui facilite la visualisation et la conversion des fichiers de données expérimentales. J’ai terminé mon stage par la rédaction d’un guide d’utilisation de ces deux logiciels à l’intention des utilisateurs. »
Jean Laurier, ingénieur biomédical à l’Institut de cardiologie de Montréal, s’est réjoui de son passage. « En l’espace de quelques mois, Thanh-Thuy a su rassembler toute l’information et développer un protocole d’acquisition de données très efficace. Nous avons été impressionnés par son enthousiasme et sa volonté de mener le projet à terme selon l’échéancier fixé. »
L’Institut est habitué à confier des projets à des étudiants de Polytechnique, mais plutôt aux cycles supérieurs. « Bien que Thanh-Thuy soit au baccalauréat, j’ai pu constater que son niveau de connaissances était assez élevé et qu’elle possède les aptitudes à gérer un projet. L’expérience est très positive! »
L’expérience a même suscité une vocation: « Avant le stage, témoigne Thanh-Thuy, je voyais le génie biomédical comme un domaine parmi d’autres. Maintenant, c’est mon objectif de carrière. »