Bilan et perspectives - Mémoire présenté par l'École Polytechnique à la Commission de l'éducation - 30 septembre 2004


Table des matières
Tableau 1 - Polytechnique - EEETP - Réf. : RECU (GDEU)
Tableau 2 - Tous les cycles - EEETP
Tableau 3 - 2e et 3e cycles - EEETP
Tableau 4 - Plan de réinvestissement
Tableau 5 - Évolution de quelques indicateurs
Tableau 6 - Analyse du réinvestissement requis à l'École Polytechnique

Graphique 1 - Mise à jour des données de l'École Polytechnique
Graphique 2 - Nouvelles inscriptions au baccalauréat en ingénierie (trimestre d'automne)
Graphique 3 - Charge professorale en EETP/prof



1   Introduction   

C'est avec plaisir que nous répondons à l'invitation de la Commission parlementaire de l'Éducation afin de faire le bilan et les perspectives de nos réalisations et de vous exposer les défis que nous entendons relever au cours des années à venir. Notre présentation a comme toile de fond l'apport de l'École Polytechnique au développement technologique, économique et social de notre communauté.

Nous présenterons d'abord notre institution et, par la suite, nous commenterons notre situation en fonction des thèmes suggérés par la Commission, nous ferons le point sur les résultats atteints en rapport avec nos engagements dans le contrat de performance et nous traiterons de l'état de nos ressources en fonction des défis que nous nous sommes donnés.

Revenons dans le temps afin que nous nous rappelions l'importance de la contribution de nos diplômés à l'essor de notre Québec d'aujourd'hui.


2   Une contribution historique fort enviable   

Avec ses 131 ans d'histoire et ses 24 000 diplômés, l'École Polytechnique est spécialisée dans la formation d'ingénieurs et la recherche en ingénierie. Au cours du XXe siècle, les diplômés de Polytechnique ont été des acteurs très actifs dans l'édification et le développement du Québec. En voici quelques exemples.

Marius Dufresne (Po 1905) réalise, en 1920, la sous-structure du pont Jacques-Cartier. Arthur Surveyer (Po 1902) prépare les plans et devis pour la centrale hydroélectrique de Grand-Mère (1912), évalue la faisabilité d'une usine de papier dans l'État de Washington (1921). Il fonde, en 1937, en s'associant avec deux de ses employés Nenniger et Chênevert (Po 1923) SNC. De son côté, Bernard Lamarre (Po 1952) fonde en 1972 le Groupe Lavalin, une firme d'ingénierie. Depuis, ces deux firmes ont fusionné leurs activités, et SNC-Lavalin est reconnue comme l'une des plus importantes firmes d'ingénierie au monde.

Plusieurs autres grandes firmes d'ingénieurs-conseils ont été fondées par des diplômés de Polytechnique. Gendron Lefebvre fondée par Marc Gendron et Claude Lefebvre (Po 1955), LGL avec J. Antonio Lalonde (Po 1912), Laurent Girouard et Lucien Letendre (Po 1942) - firme qui a conçu l'idée de creuser la tranchée de l'autoroute Décarie.

Nous pouvons ajouter les travaux réalisés par Desjardins Sauriol, aujourd'hui Dessau Soprin, dont les principaux associés sont Jean-Claude Desjardins (Po 1947) et Paul-Aimé Sauriol (Po 1955) tel que le détournement du pont Victoria, le rehaussement du pont Jacques-Cartier, le complexe métallurgique de Québec Iron and Titanium (QIT) à Sorel, l'aciérie d'Atlas Steel à Tracy, les laminoirs de Dosco Steel à Contrecoeur (intégrés à l'aciérie de Sidbec-Dosco), la biscuiterie David, la cimenterie Lafarge, l'usine de Standard Chemicals à Beauharnois et l'usine de Zinc de Noranda à Valleyfield.

La Biosphère, devenue un centre d'interprétation sur l'eau et l'environnement, est le plus grand projet d'hydrothermie jamais réalisé au Canada. Celui-ci a été rendu possible grâce aux diplômés Pierre Raymond (Po 1980), fondateur de consultants Genec, Sylvain Dion (Po 1986), pour Cegerco, François Gravel (Po 1982), pour Sogepro et Jacques Lagacé (Po 1986), de Bouthillette Parizeau.

La firme Pasquin Saint-Jean, fondée par deux diplômés en 1973, a travaillé à la structure de la plus haute tour de Montréal, soit l'édifice IBM-Marathon.

Le domaine informatique a aussi été un gage de succès grâce à des diplômés de Polytechnique. Que ce soit DMR avec Serge Meilleur (Po 1965), LGS avec Raymond Lafontaine (Po 1964) et André Gauthier (Po 1967), APG solutions et technologies PARMATEC avec Jean-Paul Pérusse (Po 1966), ou encore Systématix avec Jean Cormier (Po 1961), tous ont une expertise reconnue au Québec.

Le domaine des hautes technologies a également été porteur pour les diplômés de Polytechnique. Mentionnons, entre autres, l'apport de Micheline Bouchard (Po 1969). Elle a occupé des postes de direction chez Motorola Canada, Motorola Inc. à Chicago et, plus récemment, chez ART Recherches et Technologies Avancées Inc., qui se spécialise dans le développement de technologies optiques, visant la détection d'anomalies dans le secteur biomédical.

Le secteur de la santé a également bénéficié des connaissances acquises par nos diplômés. En effet, le premier stéthoscope entièrement électronique a été réalisé par trois diplômés de l'École Polytechnique, Marie-Claude Grenier (Po 1986), François Turgeon (Po 1986) et Louis-Giles Durand (Po 1975).

L'économie montréalaise n'est pas en reste. L'apport de nos diplômés dans des secteurs porteurs comme l'hydroélectricité, l'aéronautique, le pharmaceutique et les télécommunications est tangible. Citons, à titre d'exemples, que nous avons plus de 633 de nos diplômés qui travaillent à Hydro-Québec, 312 chez Bombardier, 246 chez Nortel Networks et 226 chez Bell.

Cette courte énumération nous permet de constater que nos diplômés ont contribué et contribuent toujours activement au développement du Québec, que ce soit dans les secteurs du génie civil, du génie électrique, du génie informatique ou du génie du vivant, ou tout autre génie. Ils ont fait et font partie de ces grands hommes et de ces grandes femmes qui ont mis leur expertise au service de notre société.

C'est dans cet esprit que nous nous présentons ici aujourd'hui, car l'École Polytechnique doit être en mesure de continuer à honorer ses engagements envers la société, le passé devant être garant de l'avenir.


3   Un coup d'oeil sur les activités de Polytechnique   

École affiliée à l'Université de Montréal, Polytechnique est la plus grande école de génie au Québec et constitue avec l'Université de Montréal et HEC Montréal le 2e complexe universitaire au Canada. Polytechnique, c'est 5 877 étudiants (automne 2003), 210 professeurs (31 mai 2004) et 800 employés. Son budget annuel de fonctionnement est de 80 M$ et celui de la recherche, de 50 M$. La mission de Polytechnique consiste à :

  • donner une formation universitaire de qualité en ingénierie à tous les cycles en mettant l'accent sur les valeurs humaines;
  • réaliser des recherches pertinentes et de haut niveau, qui sont à la base de la formation à la maîtrise et au doctorat et qui tiennent compte des besoins du milieu industriel et de la société;
  • avoir un rayonnement intellectuel et social concrétisé par des interactions avec les milieux externes autant au pays qu'à l'étranger.

3.1   L'enseignement et la formation au baccalauréat   

La formation de premier cycle à Polytechnique se veut large et multidisciplinaire, avec des expertises très variées, permettant d'offrir une formation au baccalauréat dans les 11 disciplines suivantes :

  • Génie chimique
  • Génie civil
  • Génie électrique
  • Génie géologique
  • Génie industriel
  • Génie informatique
  • Génie logiciel
  • Génie des matériaux
  • Génie mécanique
  • Génie des mines
  • Génie physique

L'École a toujours été sensible à une bonne utilisation des fonds publics en s'associant à d'autres institutions et certains partenaires industriels. À titre d'exemples, on peut citer :

  • création de l'Institut du génie de l'énergie électrique (IGEE) et de la concentration Énergie électrique supportée par Hydro-Québec et dont les partenaires sont les universités Concordia, Laval, McGill, Sherbrooke et l'École de technologie supérieure;
  • programme de Génie minier conjoint avec McGill;
  • concentration Aéronautique avec la participation de Bombardier aéronautique, Pratt & Whitney et d'autres avionneurs;
  • orientation Aérospatiale avec la participation de EMS Technologies;
  • participation à l'élaboration d'un programme en Génie microélectronique avec les universités McGill et Sherbrooke;
  • orientation Infrastructure routière avec l'ENTPE de Lyon (France);
  • orientation Géologie informatique avec l'ENSG de Nancy (France);
  • concentration Génie automobile avec l'ESTACA de Paris (France);
  • concentration Génie ferroviaire avec LICAM de Lille (France).

Les partenariats tissés par l'École Polytechnique de Montréal et d'autres écoles d'ingénieurs dans le monde sont une valeur ajoutée indéniable pour nos étudiants. En ce sens, nous avons conclu plus de 250 ententes avec les institutions de 15 pays permettant la poursuite d'un stage en laboratoire, d'une session ou encore d'une ou deux années d'échanges et accueillons ainsi près de 500 étudiants provenant de l'étranger. De plus, environ 20 % de la population étudiante régulière, soit trois fois plus que la moyenne des universités québécoises, détient le statut d'étudiant étranger (i.e. étudiant visa étranger).

Cette ouverture sur le monde fait de Polytechnique un milieu de vie unique et nos étudiants en sont évidemment les grands gagnants. Ils bénéficient d'activités d'enseignement et de visites éducatives grâce à Poly-Monde et au Comité international de projets outre-mer (CIPO). Par exemple en 2004, les étudiants membres de Poly-Monde ont accompli leur quinzième mission en s'envolant pour la Suisse. À leur programme, une quinzaine de visites d'entreprises dans les secteurs de l'équipement industriel, des biotechnologies et du matériel de précision, des rencontres culturelles et des visites d'ambassades. Cette mission est l'un des projets finalistes au concours Forces Avenir. En 2005, l'équipe organise une mission en Chine.

Afin de souligner l'importance accordée à une expérience internationale, nous avons mis sur pied un programme de reconnaissance, le « Profil international », pour valoriser les réalisations personnelles et académiques à caractère international de ces étudiants.

Les étudiants de Polytechnique sont aussi très engagés dans la société. Les sociétés techniques reflètent bien cette participation. Réalisés en marge de leurs études, les prototypes (avion-cargo, mini-baja, formule SAE, voiture à énergie solaire, robots, etc.) conçus entièrement par les étudiants font honneur à l'École dans diverses compétitions internationales, où ils sont primés et ont l'avantage d'éprouver la jeune formation de ces futurs ingénieurs. À titre d'exemples, l'équipe de l'avion-cargo, a remporté une 1re place, en juin 2004, dans une compétition qui avait lieu à Fort Worth au Texas, et celle du mini- baja (véhicule tout-terrain) est arrivée en 2e place dans la compétition internationale de l'Est.

Dans un autre contexte, nos étudiants ont remporté la 1re place de la Compétition québécoise d'ingénierie 2004 dans trois catégories : débats oratoires, présentation technique et théorique et étude sociotechnique. Ajoutons que trois projets de l'École sont aussi finalistes au concours Forces Avenir qui se déroulera en octobre 2004. Ce ne sont là que quelques exemples du potentiel, de la passion et de l'engagement de nos futurs diplômés.

En 2003-2004, Polytechnique a accordé 587 diplômes de baccalauréat en ingénierie : c'est donc 587 nouveaux ingénieurs qui contribueront au développement du Québec.

3.2   La recherche et la formation aux cycles supérieurs   

La formation aux 2e et 3e cycles à Polytechnique est basée sur l'excellence et vise la diversité et la souplesse.

Le 2e cycle offre 16 programmes de D.E.S.S. (30 crédits de cours), 12 programmes de maîtrise recherche dans les spécialités énumérées ci-dessous pour le doctorat (15 crédits de cours et 30 crédits pour un mémoire de recherche), 15 programmes de maîtrise cours (30 à 39 crédits de cours et 6 à 15 crédits de projet) et 16 programmes de maîtrise modulaire qui consistent en une formation professionnelle organisée en trois modules, un module de base qui touche les concepts généraux du domaine, un module de spécialisation et un module d'intégration incorporant un stage ou un projet.

De plus, dans le cadre du D.E.S.S. en technologie, 11 microprogrammes thématiques (comportant entre 9 et 12 crédits de cours) sont offerts tant à la clientèle régulière des cycles supérieurs qu'aux ingénieurs en exercice.

Le 3e cycle (formation doctorale) touche 12 spécialités couvrant essentiellement les différents aspects de la recherche à l'École Polytechnique.

  • Génie biomédical
  • Génie chimique
  • Génie civil
  • Génie électrique
  • Génie industriel
  • Génie informatique
  • Génie mécanique
  • Génie métallurgique
  • Génie minéral
  • Génie nucléaire
  • Génie physique
  • Mathématiques de l'ingénieur

Le développement de la recherche se concrétise autour de sept axes :

Axe 1 : Multimédia, informatique et les télécommunications
Axe 2 : Sciences et génie du vivant
Axe 3 : Matériaux avancés, nanosciences et nanotechnologies
Axe 4 : Environnement, énergie et développement durable
Axe 5 : Hautes technologies de fabrication et aérospatiale
Axe 6 : Sciences et génie des systèmes
Axe 7 : Technologies de formation et d'apprentissage des sciences et du génie

Nous cherchons à nous positionner comme leader dans chacun de ces axes de recherche et multiplions les efforts pour nous doter d'infrastructures à la fine pointe de la technologie. Ce positionnement sert de base pour l'établissement de partenariats de recherche au niveau québécois (notamment le concept Technopole-Montréal de concert avec l'Université de Montréal), canadien et international et maximise les retombées pour la société.

Plus spécifiquement, nos objectifs sont :

  • formation : contribuer à la formation d'étudiants aux 2e et 3e cycles; assurer la formation de chercheurs de haute compétence, enrichir la formation au 1er cycle;
  • retombées : contribuer à l'avancement des connaissances en génie, contribuer à l'innovation technologique en renforçant la capacité technologique des entreprises;
  • excellence : augmenter les possibilités de découvertes, positionner l'École pour favoriser la collaboration entre nos chercheurs et les meilleures équipes de recherche universitaires, gouvernementales et privées du Québec, du Canada et d'ailleurs dans le monde.

Nous disposons d'une infrastructure de recherche comportant les éléments suivants :

  • 24 Chaires de recherche du Canada octroyées dont 18 sont comblées à ce jour;
  • 15 Chaires industrielles de recherche dont 8 sont financées par le CRSNG;
  • 43 Centres et Groupes de recherche;
  • 137 M$ en projets d'infrastructure Québec-FCI, depuis 1999.

Au cours des trois dernières décennies, les revenus de recherche n'ont cessé de croître à Polytechnique. De 6,1 M$ en 1980, ils sont passés à 16,4 M$ en 1990, pour atteindre plus de 50 M$ en 2003-2004. Ce montant inclut 353 subventions (18,9 M$), 282 contrats de recherche (13,6 M$) et des versements de 18,6 M$ sur les subventions d'infrastructures octroyées par Recherche Québec et la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), sur un total de plus de 137 M$ de subventions d'infrastructures attribuées aux professeurs de Polytechnique depuis le lancement du programme.

Ainsi, selon la méthode habituelle de comptabilisation des fonds de recherche, les professeurs de Polytechnique, conjointement avec ceux de l'Université de Montréal et de HEC Montréal, se classent troisième au Canada quant aux revenus annuels de recherche par professeur avec 219,7 k$ (source: Canada's University Innovation Leaders - Research Infosource Inc. - classement de novembre 2003). Toutefois, si l'on considère uniquement les professeurs de Polytechnique, cette moyenne passe à 253,2 k$ pour l'année de référence (2002-2003) et à 283,2 k$ cette année (2003-2004).

En 2003-2004, Polytechnique a accordé 167 maîtrises en sciences appliquées, 73 maîtrises en ingénierie, 34 D.E.S.S. et conféré le titre de Ph. D. à 36 finissants. De plus, selon les dernières statistiques disponibles, on peut ajouter que nos activités de recherche ont produit en 2003 :

  • 366 articles scientifiques;
  • 5 livres et 12 chapitres de livres;
  • 295 conférences;
  • 23 déclarations d'invention;
  • 14 technologies valorisées.

3.3   Valorisation de la recherche, services à la société et rayonnement   

Les travaux de recherche réalisés à Polytechnique ont un impact direct sur la société, l'environnement, la technologie et l'humain. En effet, nous contribuons aux développements technologiques dans plusieurs domaines qui peuvent surprendre en rapport avec les activités plus traditionnelles que l'on reconnaît à l'ingénierie.

Ne parlons, à titre d'exemples, que de la fabrication d'une pompe d'assistance cardiaque, d'un système de contrôle pour une jambe artificielle motorisée au niveau médical, le traitement et la qualité de l'eau potable, le traitement de rejets miniers et industriels en environnemental, l'optimisation d'horaires des personnels pour les sociétés de transport, sociétés aériennes et ferroviaires ainsi que pour les établissements de santé dans le domaine des systèmes, l'optimisation de la conception des appareils en aéronautique, l'optimisation des réseaux en technologies de l'information et des communications et finalement la miniaturisation des circuits en nanoélectronique et nanophotonique.

À ces travaux de recherche, s'ajoute le fait que Polytechnique a été une pionnière dans la valorisation et l'innovation des résultats de la recherche en se dotant, dès 1998, d'une structure de transfert de technologie efficace soit la société en commandite Polyvalor qui détient et gère la propriété intellectuelle de Polytechnique dans les inventions des chercheurs. Polyvalor et par la suite Univalor sont dans le domaine de la valorisation et de l'innovation qui a servi d'exemple pour Valorisation Recherche Québec (VRQ) et le gouvernement du Québec dans l'élaboration de ses recommandations sur la gestion de la propriété intellectuelle dans les universités et la mise sur pied des autres sociétés de valorisation québécoises.

Nous constatons que cette entité, en plus de permettre la prise de brevets, la conclusion de transactions commerciales, la réalisation d'ententes de transfert des résultats de la recherche directement vers l'industrie, possède l'avantage de créer de la valeur et de la richesse pour les chercheurs, l'École et la société par :

  • la création d'emplois de qualité, localement, dans les entreprises dérivées;
  • les bénéfices de l'exploitation commerciale des technologies créées par nos chercheurs;
  • l'investissement de capitaux dans les entreprises dérivées qui permettent à ces dernières de financer la poursuite des travaux de R-D, souvent en collaboration directe avec le milieu universitaire;
  • le recrutement de professeurs de haut calibre.

À cet égard, Polyvalor a donné naissance à quatorze entreprises, notamment : BioSyntech, une entreprise de biomatériaux aujourd'hui cotée en bourse et LTRIM Technologies, une société de design et de développement de circuits analogiques. Les entreprises essaimées de Polytechnique ont créé 250 emplois et généré des investissements de 48 M$ en capital de risque et en financement boursier.

Cette société a été plus qu'inspirante dans le cadre de la création de Gestion Univalor, une société qui gère les sociétés en commandite des universités membres (Université de Montréal, Polytechnique, HEC Montréal, Hôpital Sainte-Justine et autres hôpitaux).

En plus de leurs fonctions académiques et d'être à maintes occasions sollicités par l'industrie à titre d'experts, la majorité des professeurs de l'École sont membres de sociétés savantes québécoises, canadiennes et internationales ainsi que de l'Académie canadienne du génie et de la Société Royale du Canada pour ne nommer que celles-ci. De plus, les professeurs actifs en recherche siègent régulièrement à des comités de sélection des organismes de subventions provincial et fédéral ainsi qu'à des commissions gouvernementales ou des comités scientifiques d'entreprises privées.

Ces dernières années, Polytechnique a été l'hôte de plusieurs conférences nationales et internationales dans divers domaines du génie et les professeurs continuent de s'impliquer activement dans l'organisation d'événements scientifiques.

Les professeurs, par leurs connaissances et leur savoir-faire, contribuent ainsi à l'avancement de dossiers technologiques qui touchent tous les domaines de spécialisation du génie.

3.4   Recherche de l'excellence et maintien de l'équilibre entre les trois cycles   

La partie supérieure du tableau 1, page suivante, montre pour les trois cycles les effectifs étudiants de Polytechnique de 1988-1989 à 2002-2003. La partie au centre montre pour chaque cycle l'évolution des effectifs en pourcentage en utilisant comme référence les données de l'année 1998-1999. Finalement, la partie du bas montre pour chaque année le pourcentage des effectifs constitué par chaque cycle.

L'évolution des clientèles étudiantes à Polytechnique est caractérisée par une forte variation cyclique. Considérant la période 1998-1999 à 2002-2003, on note que la clientèle totale est passée de 3 510 EETP (84 %, minimum) en 1996-1997 à 4 434 EETP (106 %, maximum) en 2002-2003. Le pourcentage constitué par les étudiants du 3e cycle est passé de 7,2 % (maximum) en 1994-1995 à 3,5 % (minimum) en 2000-2001 pour remonter à 4,5 % en 2002-2003. La clientèle du 2e cycle a évolué comme la clientèle du 3e cycle mais elle se distingue par une forte croissance en 2002-2003 constituant alors 16,3 % des EETP.


Tableau 1
Polytechnique - EEETP - Réf. : RECU (GDEU)
Cycles d'études EEETP: Effectif étudiant équivalent à temps plein
1988-89 1990-91 1992-93 1994-95 1996-97 1998-99 2000-01 2002-03
 
1er cycle 3 599,0 3 643,2 3 639,7 3 136,2 2 855,8 3 176,0 3 543,1 3 509,9
2e cycle 389,5 395,4 533,3 504,2 426,8 434,3 448,3 723,1
3e cycle 174,0 188,6 237,4 283,3 227,4 152,9 144,7 200,8
Tous les cycles 4 162,5 4 227,2 4 410,5 3 923,8 3 510,0 3 763,2 4 136,1 4 433,8
  Évolution des EEETP en % - (Réf.: 1998-89 = 100%)
1er cycle 100,0% 101,2% 101,1% 87,1% 79,3% 88,2% 98,4% 97,5%
2e cycle 100,0% 101,5% 136,9% 129,4% 109,6% 111,5% 115,1% 185,6%
3e cycle 100,0% 108,4% 136,4% 162,8% 130,7% 87,9% 83,2% 115,4%
Tous les cycles 100,0% 101,6% 106,0% 94,3% 84,3% 90,4% 99,4% 106,5%

  EEETP en % par cycle - (Réf.: tous les cycles = 100%)
1er cycle 86,5% 86,2% 82,5% 79,9% 81,4% 84,4% 85,7% 79,2%
2e cycle 9,4% 9,4% 12,1% 12,9% 12,2% 11,5% 10,8% 16,3%
3e cycle 4,2% 4,5% 5,4% 7,2% 6,5% 4,1% 3,5% 4,5%
Tous les cycles 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%

Plusieurs raisons peuvent expliquer l'amplitude des cycles des clientèles étudiantes à Polytechnique : les cycles économiques, le marché de l'emploi, une institution à vocation spécialisée (toutes les disciplines spécialisées de l'institution dans le secteur du génie), la variation du nombre de professeurs et finalement l'évolution de l'enveloppe annuelle globale (réduction - augmentation) du MEQ pour subventionner le fonctionnement des universités.

Malgré que l'École offre une formation dans 11 disciplines, il est très difficile d'atténuer les fortes variations cycliques. Certaines disciplines comme le génie civil ou le génie informatique ont connu très récemment des diminutions importantes de clientèles. L'École doit donc s'adapter et composer avec les mouvements de la clientèle qui sont difficiles à prévoir.

En dépit de fortes variations du nombre d'étudiants au 3e cycle, le pourcentage de 7,2 % des étudiants au 3e cycle constitue une valeur maximale pour toutes les institutions universitaires du Québec. Une étude interne (annexe B) permet de comparer l'effort de formation de l'École Polytechnique dans les trois cycles par rapport aux autres institutions de la province de Québec pour les années 90. La mise à jour des données de l'École est présentée dans le graphique 1 ci-dessous.


Graphique 1
Mise à jour des données de l'École Polytechnique

Pour la période étudiée, un étudiant sur 20 était inscrit au doctorat. Les données montrent bien que l'École Polytechnique est une institution universitaire mature et très fortement implantée aux cycles supérieurs. Ce résultat représente un acquis important pour l'École et il est la conséquence des efforts soutenus depuis la fin des années soixante : mise en place d'un service de soutien à la recherche, engagement de professeurs qualifiés, définition d'axes de recherche privilégiés, règles de promotion liées étroitement avec la formation aux cycles supérieurs et la production scientifique, modulation de la charge d'enseignement en fonction de l'encadrement aux cycles supérieurs.

L'offre de formation au baccalauréat combinée à la qualité des programmes constitue le fondement de notre mission et, malgré toute l'énergie consacrée au développement des cycles supérieurs, l'École n'a pas négligé l'enseignement au baccalauréat. Le baccalauréat bénéficie de plus en plus des retombées de la recherche telles que des projets de laboratoire au 1er cycle réalisés avec des équipements de recherche, des modules d'enseignement développés aux cycles supérieurs et implantés au baccalauréat (ex. environnement virtuel), création de programmes au baccalauréat à partir d'une expertise critique développée aux cycles supérieurs (ex. génie biomédical). L'École encourage fortement ses professeurs à enseigner au 1er cycle par l'utilisation de certaines règles dans l'attribution des charges d'enseignement et aussi par des critères de promotion.

Par cette présentation, nous voulons démontrer aux membres de la commission que tout au long de son existence, Polytechnique s'est efforcée de jouer son rôle social et économique à la mesure des besoins de la société, et ce, à l'intérieur des paramètres de sa mission d'enseignement, de recherche et de rayonnement.

L'École fait face à un certain nombre de défis et à un besoin de ressources spécifiques pour continuer d'exercer sa contribution au façonnement du Québec de demain et à la formation d'ingénieurs à la fine pointe des nouvelles technologies.


4   Notre raison d'être : les étudiants - Actions mises de l'avant afin de répondre à une formation du XXIe siècle   

Préoccupés par l'évolution de notre clientèle au 1er cycle (graphique 2), nous avons procédé, au cours de l'année 2003-2004, à des études de perception auprès des membres de l'industrie, du public en général et des étudiants des cégeps inscrits en sciences de la nature et à une étude faite auprès de nos étudiants, portant sur Les façons d'apprendre des étudiants et des étudiantes de baccalauréat à l'École Polytechnique.


Graphique 2
Nouvelles inscriptions au baccalauréat en ingénierie (trimestre d'automne)

Nous avons été amenés à constater que les étudiants des cégeps percevaient le tronc commun des programmes de 1er cycle soit comme une 3e année de cégep ou un exercice d'attrition pour les étudiants plus faibles. Ils déplorent également le fait d'attendre en 2e année ou même en 3e année avant de toucher les aspects du génie qui les ont poussés à s'intéresser à ces études. Finalement, ils se joignent aux représentants de l'industrie en considérant positivement l'approche plus appliquée de certaines autres facultés de génie.

Quant à l'ensemble de nos étudiants inscrits au baccalauréat, nonobstant le fait qu'ils reconnaissent la qualité des prestations d'enseignement, ceux-ci émettent certaines réserves à l'égard de l'approche de formation à Polytechnique. Ces éléments, alliés à d'autres facteurs, nous ont incités à revoir nos programmes de formation au baccalauréat dans le but de mieux répondre aux attentes tout en maintenant notre rigueur face aux exigences de la profession. Le projet de formation (PDF) est donc devenu une priorité institutionnelle absolue.

4.1   Le projet de formation de Polytechnique (PDF)   

À la suite d'un travail préalable de réflexion et de consultation auprès des membres de notre Conseil académique, une liste d'objectifs de formation au 1er cycle a été approuvée en mars 2003 pour être publiée dans l'annuaire des études 2003-2004. Cette liste fait état du savoir, savoir-faire et savoir-être que les enseignements au baccalauréat devraient inculquer aux étudiants.

Afin de nous assurer que nos étudiants développeront les compétences sous-jacentes à nos objectifs de formation et d'améliorer l'encadrement et le taux de réussite de nos étudiants, nous avons proposé aux professeurs de l'École une révision de nos programmes d'études afin de les adapter aux nouveaux courants de formation en génie et de les rendre ainsi plus attrayants. Le projet de formation propose une intégration verticale des programmes et un réaménagement des enseignements communs. Il devrait permettre à Polytechnique de raffermir sa position d'École de calibre international de formation d'ingénieurs de conception.

À partir d'un cahier des charges, un comité d'implantation a été formé avec mandat de travailler avec les équipes pédagogiques de programmes, de façon proactive, pour les aider à réaliser les objectifs du nouveau projet de formation.

L'échéancier pour la mise en place du projet permet une intégration progressive des changements aux programmes d'études et de tirer profit de la mise en service des nouveaux locaux en septembre 2005 (pavillons Lassonde). Le projet a débuté en janvier 2004 par le dépôt du cahier des charges au Conseil académique et la formation du Comité d'implantation. Le dépôt du projet de formation pour chacun des programmes et du projet détaillé pour la première année 2004-2005 se fera en novembre 2004 afin de permettre le début des enseignements de 1re année à l'automne 2005.

Ce projet prioritaire pour l'École est un véritable chantier pédagogique. Il touche directement tous les enseignants qui sont appelés à remettre en question l'ensemble de la formation de leur programme respectif. Ils doivent développer des méthodes d'apprentissages actives, utiliser les TIC comme un outil d'apprentissage moderne et considérer dans certains cas une approche par projets. De plus, l'ampleur du projet touche la majorité du personnel des services qui sera appelé à modifier ses façons de faire afin d'améliorer l'encadrement que reçoivent les étudiants.

Rappelons qu'à long terme, nous voulons continuer à raffermir l'image de l'École Polytechnique comme une institution de classe internationale qui forme des ingénieurs pouvant exercer un rôle de leader dans le monde industriel.

4.2   Des moyens diversifiés d'évaluation de la qualité de l'enseignement   

Pour nous assurer d'offrir à nos étudiants le plus haut degré de qualité d'enseignement, nous mettons en place de nombreux moyens d'évaluation, et ce, à tous les cycles. Entre autres, nous citons ici cinq de ces moyens où nous observons les résultats atteints.

4.2.1   Formation pédagogique obligatoire des nouveaux professeurs   

En 1984, nous avons instauré un programme obligatoire et individuel d'accompagnement pédagogique des nouveaux professeurs. Ce programme s'échelonne durant toute la première année d'enseignement du nouveau professeur. Il comprend une formation appliquée en pédagogie universitaire, des observations en classe, des évaluations de l'enseignement par les étudiants et des discussions de ces résultats, le financement de projets pédagogiques, etc. Nous sommes l'un des très rares établissements canadiens qui ont osé inscrire, dans la lettre d'engagement des nouveaux professeurs, l'obligation de cet accompagnement pédagogique.

4.2.2   Évaluations régulières de l'enseignement   

Nous sommes soucieux de fournir à nos professeurs les rétroactions des étudiants quant à leurs prestations d'enseignement. Tous nos professeurs sont tenus de faire évaluer leurs cours au moins une fois tous les deux ans, tel que le stipule la politique institutionnelle d'évaluation, d'amélioration et de valorisation de l'enseignement et la convention collective des professeurs. Un comité permanent, composé de représentants de toutes les parties impliquées, voit aux développements concernant l'évaluation, l'amélioration et la valorisation de l'enseignement et à faire rapport annuellement au Conseil académique.

4.2.3   Rétroactions régulières et suivi des prestations d'enseignement   

Chaque trimestre, les conseillers pédagogiques de notre Bureau d'appui pédagogique communiquent personnellement et confidentiellement les résultats d'évaluation de l'enseignement à tous les professeurs et chargés de cours. Ils invitent ceux qui obtiennent des résultats qui méritent une attention particulière à les rencontrer afin de discuter des problématiques éprouvées et des solutions à envisager, et ce, dans un objectif d'amélioration continue.

De plus, chaque année, un « rapport d'ensemble » présentant les résultats de tous les cours évalués durant l'année écoulée est présenté. Le directeur est alors en mesure de voir les forces et les faiblesses de l'enseignement dans son ou ses programmes d'études. Il communique ces résultats aux professeurs du département et aux étudiants. Il célèbre avec eux les réussites accomplies, tout comme il discute des moyens pour pallier les difficultés observées.

4.2.4   Fonds d'aide à l'enseignement destinés aux professeurs   

Nous sommes convaincus que l'amélioration de l'enseignement nécessite des investissements financiers importants! Or dans le but d'aider les professeurs à améliorer la qualité de leurs dispositifs pédagogiques et leur matériel d'enseignement, nous mettons chaque année à leur disposition au moins 150 k$ de subventions pédagogiques distribuées par concours. Le premier, destiné à des projets pédagogiques individuels, offre des subventions de 1 k$ à 10 k$, le second, destiné à des projets d'envergure et d'équipe, offre des subventions allant jusqu'à 50 k$. En 2003-2004, nous avons exceptionnellement dégagé un montant de 230 k$ étant donné la quantité et la qualité des projets pédagogiques présentés par les professeurs. C'est ainsi que, depuis 25 ans, s'améliorent les dispositifs pédagogiques et le matériel d'apprentissage offerts à nos étudiants.

4.2.5   Études régulières sur nos réalités pédagogiques   

Pour mieux saisir la dynamique pédagogique de nos programmes d'études et pour prendre des décisions éclairées amenant des changements ou des améliorations, nous réalisons régulièrement des études internes, de nature académique ou pédagogique. Nos dernières études ont porté sur divers éléments notamment : les façons d'apprendre des étudiants du baccalauréat, sur la qualité de l'encadrement des étudiants aux cycles supérieurs, sur la satisfaction des diplômés et des employeurs, etc. Celles-ci ont, d'une manière ou d'une autre, influé sur les décisions de plusieurs instances académiques et mené à des améliorations.

4.2.6   Résultats de ces évaluations   

Lorsqu'on analyse les résultats statistiques des évaluations de l'enseignement à travers les onze programmes du baccalauréat et aux cycles supérieurs, les taux de satisfaction des étudiants face à la prestation en enseignement des professeurs et des chargés de cours est très élevée, c'est leur compétence disciplinaire qui ressort le plus. La qualité de la préparation des cours, la clarté et la structure des explications, le dynamisme des enseignants comme communicateurs ressortent également de façon très forte. Enfin globalement, les étudiants affirment une satisfaction générale très élevée face aux apprentissages réalisés dans leurs cours.

De plus, aux cycles supérieurs, nous avons voulu connaître quelle était la qualité de l'encadrement des directeurs de recherche auprès de leurs étudiants. L'enquête sur l'encadrement des étudiants aux cycles supérieurs (2002) rapporte les résultats suivants : une majorité d'étudiants (75 % et plus, selon les programmes) se disent satisfaits ou très satisfaits de :

  • la qualité de l'encadrement reçu (détermination du plan d'études, possibilités de financement, aide pour des demandes de bourses, aide pour les difficultés de parcours);
  • la compétence des directeurs de recherche;
  • leur disponibilité;
  • leur rapidité à rétroagir par suite des demandes des étudiants;
  • la cordialité des rencontres d'encadrement;
  • des ententes harmonieuses de copublication;
  • l'intérêt élevé manifesté par les professeurs pour l'encadrement des étudiants;
  • l'intégration à leur milieu d'études.

On constate cependant une variété départementale en ce qui concerne les conditions matérielles dans lesquelles doivent travailler les étudiants, l'appartenance ou non à un groupe de recherche, le financement des études et l'animation départementale d'une vie scientifique (conférenciers, réunions internes, échanges plus formels entre les étudiants des groupes de recherche, etc.). La gestion administrative des dossiers des étudiants (institutionnelle et départementale) mérite aussi amélioration. Des efforts sont actuellement entrepris pour améliorer ces derniers aspects.

4.3   Environnement éducatif à Polytechnique   

La vie étudiante foisonne à Polytechnique et cela se traduit par une vitalité incroyable. Une quinzaine de comités culturels et sportifs animent la vie sociale de nos étudiants tout au long de leur parcours, et autant de comités à l'éducation s'occupent de les accompagner dans leur cheminement académique (ressources académiques et relations étudiants/professeurs). S'ajoutent les huit sociétés techniques de Polytechnique qui conçoivent et construisent des prototypes participant à de prestigieuses compétitions internationales. Nous nous faisons un devoir d'appuyer nos étudiants en leur fournissant des fonds, un espace et des équipements pour réaliser leur projet.

Comme nous vous en faisions part précédemment dans notre rapport, des comités s'intéressent également aux relations culturelles, économiques ou de solidarité entre les pays, comme le Comité international de projets outre-mer (CIPO), Ingénieurs sans frontières ou Poly-Monde. Les étudiants préoccupés par les enjeux environnementaux peuvent s'impliquer dans le Comité environnement, tandis que ceux qui souhaitent partager leur passion pour la science auprès des jeunes trouveront leur place avec Folie Technique (camp scientifique d'été pour les jeunes).

Comités culturels et sportifs

  • Poly-théâtre
  • Poly-photo
  • Poly-TV
  • Poly-show
  • Poly-sports
  • Poly-party
  • Polyscope
  • etc.

Sociétés techniques

  • Formule SAE (voiture de course)
  • SAE Robotique (robot-marcheur)
  • Mini-baja (véhicule tout-terrain)
  • Robofoot (robots joueurs de soccer)
  • Avion-cargo (avion téléguidé transportant des charges)
  • Archimède (sous-marin à propulsion humaine)
  • Canoë de béton (le plus léger possible)
  • Esteban (voiture solaire)

Actuellement, nous décernons à nos étudiants des bourses totalisant 676 900 $ répartis en 232 bourses, soit 433 220 $ assignés au baccalauréat et 243 680 $ aux études supérieures. Ces bourses proviennent non seulement de l'École mais aussi d'entreprises, d'organismes, d'associations et de fondations diverses.

Reconnaissances attribuées à nos étudiants

De nombreuses reconnaissances sont offertes à nos étudiants pour souligner leur engagement à divers égards. À la fin de leurs études, leurs efforts et leur engagement sont reconnus :

  • Mention d'excellence du directeur général (reconnaît l'excellence académique);
  • Certificat Action-Poly (reconnaît l'engagement et la contribution à la vie étudiante de l'École);
  • Profil international (reconnaît l'ouverture sur le monde de nos étudiants);
  • Profil de Vinci (reconnaît l'équilibre entre les résultats académiques et les activités parascolaires).

Stages en entreprises

Afin d'offrir à nos étudiants une formation reflétant les réalités et les enjeux des entreprises, nous permettons à nos étudiants de toutes les spécialités d'effectuer des stages rémunérés de 4, 8, 12 et 16 mois. En 2003-2004, plus de 500 de nos étudiants ont réalisé un stage rémunéré. Dans la révision de notre projet de formation (PDF), les stages occuperont une place déterminante.

4.4   Aide à la réussite et à l'intégration des étudiants   

La formation d'ingénieur étant très rigoureuse, nous voyons à mettre en place des initiatives concrètes pouvant aider nos étudiants à mener à bien leurs études. À cet égard, plusieurs d'entre elles ont été mises de l'avant par notre Bureau des affaires étudiantes et notre Service de l'encadrement.

Ainsi à compter de l'automne 2004, des conférences et des activités seront organisées par le Bureau de l'encadrement pour permettre aux étudiants de se familiariser davantage avec les différentes spécialités du génie et leurs débouchés sur le marché du travail. Deux nouveaux conseillers se sont joints à l'équipe, l'un comme responsable de l'accueil et de l'encadrement des étudiants étrangers et l'autre occupe un poste de conseiller en emploi pour les étudiants des cycles supérieurs.

Devant la crise du logement sévissant actuellement à Montréal, nous avons mis à la disposition des étudiants depuis le mois de mai 2004, une banque de logements en ligne. Ce site est accessible aux locateurs/colocataires qui désirent y afficher leurs annonces et à tous les étudiants qui veulent les consulter. Des ateliers d'aide au logement sont également offerts aux nouveaux étudiants à la rentrée scolaire.

Un fonds d'urgence pour crises majeures a été créé afin de venir en aide aux victimes de situations graves et exceptionnelles. Pour les étudiants traversant une situation financière difficile ou qui font face à des besoins urgents, des bons alimentaires sont disponibles. Ces formes d'aide sont accordées après une rencontre concluante avec la conseillère à l'encadrement.

4.5   Le taux de placement de nos diplômés   

Un indicateur très important pour nous est le maintien du taux de placement de nos diplômés. Considérant la fluctuation de notre économie, nous effectuons une veille constante à ce chapitre.

Nonobstant les ralentissements économiques dans le secteur des télécommunications, des génies informatique et électrique au cours de l'année 2003, et le ralentissement économique dans le domaine manufacturier qui a eu un effet sur le placement de nos diplômés en génie mécanique et en génie industriel en 2004, 92 % de nos diplômés ont été placés 12 mois après la fin de leurs études.

Nous sommes heureux de constater que les employeurs de nos récents diplômés au baccalauréat en ingénierie sont nombreux et variés. Plus de 90 % des récents diplômés oeuvrent au sein d'entreprises de la grande région montréalaise.

Vingt-trois entreprises ont embauché plus d'un de nos diplômés au baccalauréat dans les deux dernières années (promotions de juin 2002 à mai 2004). Elles représentent 22 % des embauches de récents diplômés au baccalauréat.

Environ 20 % des finissants au baccalauréat décident de poursuivre leurs études, principalement vers la maîtrise en ingénierie.

4.6   Le recrutement   

En 2002, les 11 facultés offrant le programme d'ingénierie dans les universités québécoises (excluant l'ÉTS dont la clientèle provient des secteurs techniques) recrutaient dans un bassin de 7 485 diplômés en sciences de la nature, dont 54 % étaient des femmes.

Par ailleurs, sur une période de 9 ans (1994 à 2002), ce bassin de diplômés potentiels en sciences de la nature a diminué de 11 %, il était de 8 389 en 1994. Cependant durant la même période le nombre des diplômés en sciences de la nature se destinant au génie est passé de 1 708 à 1 992, soit de 20 à 27 % du bassin potentiel.

Polytechnique, qui occupait en 1995 30 % de ce marché, a vu sa part réduite à 19 %, en faveur d'autres universités qui ont vécu des accroissements, notamment McGill, 3 %, et Concordia, 5 %. Nous avons pu également observer que, depuis quelques années, l'Université de Sherbrooke, qui est restée sensiblement au même niveau de clientèle en génie, attirent des étudiants ayant une cote R plus élevée.

Ces constats nous ont amenés à prendre certaines actions dont le renouvellement des programmes de formation, la mise à niveau et l'agrandissement de notre infrastructure immobilière, afin de s'ajuster aux exigences technologiques actuelles, et bien entendu, la mise à jour de nos processus de recrutement.

4.6.1   Au féminin   

Nous assistons actuellement à une émergence d'activités qui pourraient davantage attirer la clientèle féminine telles que les applications biomédicales du génie, il est donc essentiel pour nous de leur faire connaître les diverses possibilités de carrière du génie.

Afin de nous aider dans la promotion du génie auprès des jeunes femmes, la Chaire Marianne-Mareschal a comme mission de promouvoir le génie auprès des femmes. À cette fin, elle propose diverses activités :

  • programme « Future ingénieure? » réunissant des étudiantes du collégial et des ingénieurs;
  • un programme de marrainage réunissant des étudiantes de Polytechnique et des ingénieurs;
  • des visites de milieu industriel;
  • des tables rondes, des dîners-conférences et des rencontres;
  • un soutien pour toutes les étudiantes de l'École Polytechnique.

Dans le cadre de nos activités de recrutement, la Chaire sera appelée à contribuer en étendant à un plus grand nombre de cégeps le programme Ingénieur d'un jour et également à promouvoir l'activité Les filles et les sciences dans les écoles secondaires.

4.6.2   Dans les cégeps et au secondaire   

Nous avons toujours été très présents auprès des étudiants des cégeps du Québec, et nous poursuivrons nos efforts en ce sens. Entre autres projets, nous :

  • ferons passer de 4 à 11 cégeps l'activité Journée Polytechnique où nos étudiants présentent nos 11 spécialités;
  • continuerons à mettre à contribution nos professeurs dans le cadre d'activités sous la forme de conférences dans les cégeps;
  • augmenterons les visites de nos conseillères au recrutement;
  • organiserons des séminaires présentés par des diplômés de Polytecnique,
  • participerons à différents salons tel le Salon carrières.

À plus long terme, nous intensifierons nos activités auprès des écoles secondaires du Québec soit dans une quarantaine d'écoles auxquelles nous proposerons une visite de Polytechnique.

4.6.3   Portail Web : monavenir@polytechnique   

Depuis septembre 2004, nous mettons à la disposition de nos futurs étudiants un nouvel outil d'information et de communication : le portail interactif monavenir@polytechnique Par l'intermédiaire de ce portail, les futurs étudiants ont désormais la possibilité de faire une recherche personnalisée des programmes d'études et de la vie étudiante, de déposer une demande d'admission en ligne, d'obtenir de l'information sur l'aide financière, de recevoir des courriels personnalisés, de réserver une visite guidée ou de trouver des réponses grâce à la foire aux questions. Le portail constitue un rassemblement d'étudiants potentiels avec lesquels nous pouvons communiquer, partager des idées et établir des relations. Nous accordons une très grande importance à répondre aux besoins de nos étudiants et à établir des liens de communication continus avec eux.

À ces différentes initiatives s'ajoutent un nombre de projets importants liés à des activités de publicité, de recrutement à l'extérieur du Québec, à l'extérieur du Canada et un travail de veille de la compétition. Un plan d'action actuellement en élaboration nous assurera une cohérence de nos actions et aura l'avantage d'impliquer plusieurs de nos services, professeurs, personnel et étudiants.


5   Bilan : Contrat de performance   

Nous aimerions tout d'abord passer en revue les différents engagements pris lors de la signature du Plan de développement 2000-2003, afin de faire le point sur l'état de nos réalisations et nos préoccupations face à l'avenir.

Rappelons-nous que le contrat de performance est l'instrument par lequel les établissements universitaires et le Ministre de l'Éducation se sont associés dans la mise en oeuvre du réinvestissement d'une somme de 600 M$ dans les universités au cours de la période triennale de 2000-2001 à 2002-2003. Dans ce contrat, l'établissement précise au Ministre les objectifs, les projets, les cibles et les indicateurs de suivi qu'il se donne et les moyens qu'il entend prendre pour atteindre ses objectifs. C'est à partir de ce contrat que s'est effectué le suivi de l'atteinte des objectifs convenus.

C'est avec plaisir que nous vous confirmons que l'École Polytechnique respecte globalement les quatre engagements de son contrat de performance, ce qui ne nous empêche pas d'avoir des préoccupations tangibles à l'égard de l'avenir de notre institution. Nous vous détaillerons ces dernières un peu plus loin dans le mémoire.

5.1   Taux de diplômation   

Notre premier engagement était d'augmenter notre taux de diplômation au baccalauréat à 73,9 % d'ici 2008. Même s'il est trop tôt pour en prendre la mesure maintenant, nous constatons qu'un taux de persévérance de 82,1 % atteint en 2002 permet d'anticiper pour 2008 un taux bien supérieur à notre objectif initial de 73,9 %. En tenant compte des étudiants initialement inscrits à l'École, mais qui ont un diplôme dans une autre institution (10 % d'augmentation), le taux de diplômation total en 2008 serait alors supérieur à 83,9 %.

Afin d'atteindre cet objectif, l'École s'était engagée à augmenter son taux de persévérance de 2 % avant 2002-2003 et à poursuivre avec une amélioration cumulative de 5 %. Or, celui-ci est passé de 75,1 % au trimestre d'automne 1999 à 82,1 % au trimestre d'automne 2002, soit une augmentation de 7 %.

5.2   Offre de formation   

Notre deuxième engagement était d'augmenter le niveau des clientèles. Le plan d'actions de l'École prévoyait un effectif étudiant à moyen terme de 4 200 EETP. En 2002-2003 et 2003-2004, les effectifs de l'École étaient respectivement 4 418 et 4 416 EETP.


Tableau 2
Tous les cycles - EEETP
 2002-20032003-2004
Réalisations4 4184 416
Cible4 2004 200

Plus spécifiquement, l'effectif aux cycles supérieurs qui était de 530 EETP en 1999-2000 est passé à 734 en 2001-2002. Nous rencontrons donc facilement l'objectif que nous nous étions fixés, soit 642 EETP en 2003.


Tableau 3
2e et 3e cycles - EEETP
 2001-2001
Réalisations734
Cible642

Toujours aux cycles supérieurs, l'avenir est prometteur et nous devrions poursuivre avec une croissance des effectifs. L'embauche de nouveaux professeurs, le déploiement massif de nouvelles infrastructures de recherche et l'agrandissement de l'École devaient contribuer à améliorer l'encadrement des étudiants et à exercer un attrait pour les étudiants en autant que les ressources permettent ce développement.

Cependant, comme nous le verrons plus loin, nous sommes préoccupés par la fluctuation de notre clientèle au 1er cycle.

5.3   Plan de réinvestissement   

Le troisième engagement était le plan de réinvestissement. Les priorités du budget de réinvestissement présenté par l'École dans le contrat de performance, que l'on peut observer au tableau suivant ont été entièrement respectées.

Tableau 4
Plan de réinvestissement
Dépenses relatives au réinvestissement 2000-2001 à 2002-2003
 2001-20012001-20022002-2003
Renouvellement, recrutement et rétention du corps professoral 1 868 000 2 372 039 3 457 904
Rationalisation de l'offre de formation 1 005 000 1 192 376 1 880 906
Développement international --- 140 605 383 191
TIC-appui pédagogique 1 250 600 1 250 600 1 250 600
Augmentation des activités d'encadrement,
amélioration de la réussite
74 000 114 990 203 297
Soutien institutionnel-bibliothèque --- 35 767 321 949
Soutien administratif --- 201 965 272 983
Mise en oeuvre de stratégies d'insertion des diplômés
à la vie professionnelle
239 700 239 700 239 700
Soutien institutionnel-recherche 92 600 257 038 611 292
Soutien institutionnel-enseignement 914 700 1 071 520 1 339 778
Bourses pour études à l'extérieur du Québec 312 400 312 400 312 400
Implantation du baccalauréat en génie logiciel 130 000 340 000 530 000
Total 5 887 000 7 529 000 10 804 000
Source : Plan de développement de l'École Polytechnique 2000-2003


5.4   Équilibre budgétaire   

Finalement, l'équilibre budgétaire constitue le quatrième engagement. L'École a toujours respecté une politique de budget équilibré et à la fin de l'année financière 2003-2004, l'École n'avait donc aucun déficit accumulé.

Comme vous pouvez le constater, nous avons rempli nos engagements dans le cadre du contrat de performance. De plus, vous n'êtes pas sans savoir que Polytechnique est l'une des rares institutions universitaires qui a conservé l'équilibre budgétaire au cours du temps. Ceci n'a pas été sans exercer une forte pression sur l'organisation donc un écart par rapport à ses concurrents face à l'offre de service. Laissez-nous vous le démontrer.


6   Nos préoccupations   

6.1   Répartition équitable des ressources   

Sur un plan général, touchant tous les établissements offrant une formation en génie, le Mémoire déposé par le Comité des doyens d'ingénierie du Québec (CODIQ) et l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) à la Commission de l'éducation le 23 mars dernier démontrait que la formation en génie souffrait d'un important sous-financement; l'Ontario accordant 67 % de plus à ce secteur que le Québec. Par ailleurs, les coûts moyens observés en génie étaient de 26 % supérieurs à ceux du grand secteur « sciences appliquées » dans lequel le génie se retrouvait pour les fins de financement.

L'École Polytechnique étant une institution à vocation spécialisée, elle ne peut compenser la sous-évalution d'un secteur de financement par la sur-évaluation d'un autre. Il est donc primordial, par souci d'équité, de bien cibler le secteur et d'y évaluer correctement le coût de la formation des étudiants. Tel que nous l'avons montré précédemment, l'École a créé une synergie impliquant la formation des ingénieurs, la formation aux cycles supérieurs, la recherche et la valorisation. Afin de soutenir cette synergie, il est essentiel que le MEQ crée un secteur de financement propre au génie et qu'il lui attribue un coût de formation qui reflète la nécessité d'offrir au Québec une formation de qualité se comparant aux standards de pays développés.

Dans le cadre du Contrat de performance signé le 17 mars 2001, le MEQ reconnaissait indirectement la situation en versant une compensation temporaire de 5,2 M$ à Polytechnique, laquelle a été maintenue depuis sans ajustement pour l'inflation et les clientèles; ce qui représenterait un montant supérieur à 1 M$ pour 2004-2005.

Une nouvelle grille de financement des activités d'enseignement est à l'étude et pourrait vraisemblablement être implantée à courte échéance. Nous souhaitons que cette grille accorde au secteur génie et à Polytechnique les ressources nécessaires pour que l'École poursuive encore plus intensément son rôle d'agent de développement technologique et économique au Québec.

6.2   Politique de financement   

6.2.1   Le financement de la recherche   

Après des années relativement prospères où divers programmes fédéraux et provinciaux - dont principalement le programme des Chaires de recherche du Canada, ceux de la Fondation canadienne pour l'Innovation / Gouvernement du Québec, ceux de Valorisation Recherche Québec - nous ont permis de développer des axes de recherche d'excellence, de recruter des professeurs d'envergure et de mieux travailler en complémentarité avec les autres universités québécoises. Toutefois, le financement de la recherche est devenu de plus en plus incertain au Québec et risque de ne pas nous permettre de capitaliser sur les développement récents et même d'en maintenir les acquis. Ainsi le manque de budget des fonds subventionnaires québécois (notamment le Fonds québécois de recherche sur la nature et les technologies (FQRNT)), la disparition annoncée de Valorisation Recherche Québec, les incertitudes quant aux programmes de la FCI, les impacts des nouvelles règles de financement des frais indirects de recherche du MEQ, les incertitudes quant au soutien continu du fédéral des frais indirects de recherche, les nouvelles normes de calcul des espaces du MEQ qui pénalisent les établissements très impliqués en recherche sont des signes inquiétants pour la recherche universitaire québécoise et tout particulièrement pour une institution très active en recherche et en formation de chercheurs qu'est l'École Polytechnique.

La recherche à l'École Polytechnique n'est pas une fin en soi, elle s'inscrit dans un cadre de formation de chercheurs et de formation par la recherche. Elle contribue non seulement au développement des connaissances mais aussi à la formation de personnel hautement qualifié dont les entreprises québécoises ont besoin, et à l'innovation technologique dont profitent des entreprises établies ou en démarrage. Il est crucial que le gouvernement du Québec maintienne un financement adéquat de la recherche universitaire afin que ses institutions universitaires, dont l'École Polytechnique, puissent continuer à jouer un rôle de premier plan au niveau canadien et international.

6.2.2   Le financement de l'entretien (bâtiments et terrains)   

De façon générale, les normes de coûts du MEQ mènent à un sous-financement des dépenses encourues pour exploiter et entretenir les bâtiments et terrains. À titre d'exemple, l'École Polytechnique prévoit une dépense annuelle additionnelle de 400 k$ pour sa partie du nouveau pavillon J.-Armand-Bombardier (Technopole) qui sera décrit plus loin. Le financement du MEQ ne couvrira que 72 % des dépenses d'énergie et d'entretien de cet édifice de recherche et d'incubation technologique.

6.2.3   Le financement des étudiants étrangers en échange   

Nous avons mis en place au cours des 30 dernières années un grand nombre d'ententes internationales qui ont été formalisées au cours des ans par des accords bilatéraux. Ces ententes couvrent une vingtaine de pays dont une majorité avec des établissements français. À l'exclusion de la France, nos programmes d'échanges sont paritaires. Toutefois, nos ententes particulières développées avec la France visent des programmes de double diplômation avec des écoles de génie prestigieuses et des formations de spécialisation dans des secteurs complémentaires de nos programmes d'études. De plus, les échanges d'étudiants servent à recruter d'excellents candidats pour les études de 2e et 3e cycles tout en soutenant des activités de recherche.

Le fait que le MEQ entend graduellement changer sa politique pour n'accorder un financement que sur une base paritaire des échanges remet en question le nombre et la teneur de ces ententes internationales. L'École a besoin de temps pour réévaluer certaines ententes et prendre les mesures appropriées. À l'instar de plusieurs établissements universitaires du Québec, nous sommes d'avis que le financement de l'excédent de la parité pour les étudiants en situation d'échange, prévu à un taux de 50 % pour l'année 2004-2005, devrait être maintenu à 100 % ou à tout le moins revu à la hausse pour 2004- 2005. Dans le cas d'un changement draconien, le manque à gagner de Polytechnique serait de l'ordre de 1,5 M$.

6.2.4   Le financement des équipements en génie   

Comme le soulignait le Mémoire CODIQ-OIQ à la Commission en mars dernier, la formation en génie est aussi en grande partie tributaire des appareils et équipements de laboratoires, de même que les équipements liés aux technologies de l'information, ordinateurs et logiciels, qui doivent être comparables à ce qu'on retrouve dans l'industrie. Le financement réel du renouvellement de ces équipements est très faible. Ainsi, en 2002-2003 et 2003-2004, il ne représente respectivement que 37 % et 44 % des besoins normatifs, situation déplorable qui perdure depuis plusieurs années. Ainsi, sur la base de ce soutien, les équipements informatiques auront une durée de vie de 10 à 12 ans et les appareils de laboratoire, une trentaine d'années.

6.3   Le financement des infrastructures immobilières   

Lors de notre dernière présentation devant les membres de la Commission de l'éducation, mon prédécesseur considérait, entre autres, comme un obstacle à la réalisation de notre plein potentiel et je cite : « le manque aigu d'espace qui nous plonge dans une crise majeure ». À cette époque, on considérait que si rien n'était fait dans cinq ans, un manque d'espace de 53 000 m2 était prévu.

Aujourd'hui, nous devons reconnaître que le gouvernement et le secteur privé ont bien répondu à l'appel et nous en sommes reconnaissants puisque d'ici 2005, nous bénéficierons des espaces nécessaires à la réalisation de notre mission par l'addition de trois nouveaux pavillons soit les pavillons Lassonde, le pavillon J.-Armand-Bombardier et le laboratoire de structures Hydro-Québec de l'École Polytechnique.

Les pavillons Lassonde qui doivent être achevés pour la rentrée de l'automne 2005, totaliseront 32 700 m2 bruts et logeront notamment les départements de génie électrique, de génie informatique et de génie des logiciels, le service informatique, la bibliothèque, plusieurs salles de cours et laboratoires informatiques, des espaces étudiants et communautaires et les services en découlant.

Le pavillon J.-Armand-Bombardier, inauguré le 17 mai 2004, d'une superficie brute de 16 800 m2 est détenu conjointement avec l'Université de Montréal. Ce bâtiment accueille des activités de recherche dans des domaines de pointe dont l'aéronautique et l'aérospatiale, les nanotechnologies, la chimie de synthèse, les matériaux mous, la pharmacologie, les biotechnologies et technologies pharmaceutiques, la préincubation et les technologies de l'enseignement.

Ces constructions sont complétées par un projet majeur qui dotera le Québec et le Canada d'une infrastructure de recherche de classe internationale des plus polyvalentes pour l'étude du comportement structural des grands ouvrages de génie civil soit le Laboratoire de structures Hydro-Québec. Dans ce laboratoire de 2 000 m2 répartis sur trois niveaux on retrouve entre autres une dalle d'essais, un mur de réaction et 8 M$ d'équipements de chargement de grande capacité qui permettront la réalisation d'essais statiques et dynamiques sur des spécimens de grande taille.

Le coût total que représente l'ensemble de ces projets de construction est de l'ordre de 165 M$. À ce jour, l'École a recueilli environ 125 M$ pour cette modernisation dont les fonds proviennent des gouvernements (78 %), du secteur privé (10 %), et de donateurs (12 %). Soulignons la contribution, entres autres, de messieurs Pierre Lassonde de Newmont Mining, Lorne Trottier de Matrox, des fondations J.-Armand-Bombardier et De Sève, et ce, sans pour autant oublier plusieurs autres donateurs.

Nonobstant le fait que les budgets de construction des pavillons Lassonde et J.-Armand-Bombardier ont été respectés, nous anticipons un manque de financement de 37 millions incluant un montant de 8 M$ d'intérêts applicable sur onze exercices financiers. Nous prévoyons l'an prochain que l'École devra assumer à même son budget de fonctionnement environ 1,1 M$ d'intérêts.

6.4   Urgence d'un réinvestissement   

6.4.1   Quelques indicateurs   

Le tableau, page suivante, montre l'évolution de certains indicateurs de l'École Polytechnique couvrant la période 1994-1995 à 2002-2003. La colonne B présente les coupures successives en pourcentage que le MEQ a imposées à l'enveloppe globale du budget de fonctionnement des universités avant d'attribuer en 1998-1999 et 1999-2000 deux augmentations ponctuelles et de procéder en 2000 au réinvestissement associé aux engagements convenus dans les contrats de performances.

On y trouve des indicateurs sur l'évolution des dépenses, des effectifs étudiants, du personnel, des professeurs et du montant des subventions.


Tableau 5
Évolution de quelques indicateurs
 
École Polytechnique: Évolution des dépenses, des effectifs étudiants, du personnel, des professeurs, etc.
Année Variation de
l'enveloppe
Dépenses de fonctionnement Effectifs étudiants - EETP
Montant $/EETP Tous les cycles 1er cycle 2e et 3e cycles
(MEQ)     Nombre  Indice  Nombre  Indice  Nombre  Indice 
A B C D E F G H I J
1994-95 -2,15% 59 428 000 $ 15 145 $ 3 924 100,0% 3 137 100,0% 787 100,0%
1995-96 -3,26% 56 134 000 $ 15 515 $ 3 618 92,2% 2 906 92,6% 712 90,5%
1996-97 -6,89% 50 805 000 $ 14 405 $ 3 527 89,9% 2 856 91,0% 671 85,3%
1997-98 -6,50% 48 781 000 $ 15 027 $ 3 548 90,4% 2 893 92,2% 655 83,2%
1998-99 (1) 49 027 000 $ 12 875 $ 3 808 97,0% 3 177 101,3% 631 80,2%
1999-00 (1) 53 565 000 $ 13 516 $ 3 963 101,0% 3 390 108,1% 573 72,8%
2000-01 (2) 58 523 000 $ 14 146 $ 4 137 105,4% 3 544 113,0% 593 75,3%
2001-02 (2) 63 492 000 $ 14 701 $ 4 319 110,1% 3 585 114,3% 734 93,3%
2002-03 (2) 69 951 000 $ 15 776 $ 4 434 113,0% 3 510 111,9% 924 117,4%

Année                         Subv. et contrats Personnel - EETP Professeurs - EETP
Toutes fonctions
Montant Indice Nombre  Indice  Nombre  Indice 
A K L M N O P
1994-95   27 790 000 $ 100,0% 1 037 100,0% 230 100,0%
1995-96   29 698 000 $ 106,9% 959 92,5% 218 94,8%
1996-97   28 508 000 $ 102,6% 966 93,2% 211 91,7%
1997-98   25 999 000 $ 93,6% 839 80,9% 210 91,3%
1998-99   25 528 000 $ 91,9% 823 79,4% 206 89,6%
1999-00   33 068 000 $ 119,0% 958 92,4% 212 92,2%
2000-01   39 900 000 $ 143,6% 1 017 98,1% 211 91,7%
2001-02   46 700 000 $ 168,0% 1 059 102,1% 218 94,8%
2002-03   48 852 000 $ 175,8% 1 059 102,1% 223 97,0%

(1) Augmentation de la subvention de fonctionnement (calculs définitifs).
(2) Réinvestissement (Contrat de performance).

6.4.2   Les professeurs et l'encadrement   

L'encadrement des étudiants passe en tout premier lieu par un corps professoral performant devant remplir à la fois des fonctions d'enseignement, de recherche et de rayonnement. Durant les compressions successives à la fin des années 90, on peut constater au tableau 5 que l'École a été forcée de réduire le personnel (voir colonne N) et le nombre de professeurs (colonne P) afin de maintenir le déficit zéro. Pour une augmentation de 13 % (colonne F) des EETP le nombre de professeurs n'est pas encore au niveau de ce qu'il était en 1995-1996. Le graphique page suivante montre l'encadrement moyen exprimé en EETP par professeur pour des étudiants au 1er cycle, aux cycles supérieurs et à tous les cycles.


Graphique 3
Charge professorale en EETP/prof

L'encadrement moyen à tous les cycles est encore plus significatif lorsqu'on considère l'encadrement moyen aux cycles supérieurs. Si les cours et certaines activités d'enseignement peuvent être partagés entre les professeurs, l'encadrement aux cycles supérieurs demeure une initiative du professeur, générée par ses activités de recherche, et le partage de la charge d'enseignement d'un professeur doit tenir compte de cet encadrement. L'encadrement actuel de 4,3 EETP/professeur aux cycles supérieurs est élevé. Considérant que le nombre absolu d'étudiants constitué de ceux en scolarité de programme, en rédaction recherche et en prolongation d'études est supérieur au nombre des EETP, le niveau d'encadrement actuel des professeurs actifs en recherche exerce donc une pression sur l'encadrement au 1er cycle et il est nécessaire d'y remédier.

Ainsi, il y a eu très peu d'embauches à la suite des départs à la retraite. Ce qui a eu les conséquences suivantes:

  • le nombre de professeurs est passé de 230 en 1994-1995 à 210 en 2003-2004;
  • le taux d'encadrement des étudiants en a donc été affecté en passant de 16,6 EETP/professeur en 1995-1996 à 20,7 EETP/professeur en 2002-2003;
  • la portion des cours donnés par les chargés de cours se maintient toujours autour de 50 %.

L'enquête annuelle du Comité canadien des doyens d'écoles d'ingénierie et de sciences appliquées (CCDISA), publiée en septembre 2003, indique que le ratio EETP pondéré/professeur est de 30,12 pour l'École Polytechnique en comparaison de 27,44 pour le Québec et de 27,64 pour le Canada.

Ce ratio attribue une pondération de 1, 2 ou 3 selon que l'étudiant soit inscrit au baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat. Ce ratio comparatif nous mène donc à la même urgence institutionnelle, soit l'amélioration de l'encadrement en poursuivant un plan de développement du corps professoral. Ce plan doit s'appuyer sur un objectif cible. Bien sûr, Polytechnique pourrait s'appuyer sur les taux d'encadrement qui prévalent dans des Écoles d'ingénieurs avec lesquelles elle a des échanges (par exemple, le Réseau des Écoles des Mines de France a un taux de 6 EETP/professeur) ou encore MIT ou Harvard avec des taux inférieurs à 10 EETP/professeur). Dans l'état actuel des finances du Québec, nous croyons qu'un objectif cible de 18 EETP/professeur est raisonnable à moyen terme.

C'est dans ce contexte, prévoyant le départ de 10 professeurs par année, que l'École se propose d'engager 60 professeurs au cours des trois prochaines années. De plus, il faut prévoir pour l'ajout net d'un professeur, un soutien départemental et des services qui correspond à 2 employés.

6.4.3   Un rattrapage partiel   

La politique de l'École de maintenir le « déficit zéro » combinée au mécanisme du MEQ, qui consistait à corriger le financement pour la variation des EETP selon les dépenses observées, a contribué à diminuer le financement du génie et par conséquent à la détérioration des indices de mesure de la qualité.

Vous pouvez constater que pour l'École Polytechnique ce réinvestissement correspond plutôt à un rattrapage partiel. En effet, la colonne D (tableau 5) indique que les dépenses de fonctionnement par EETP en 2002-2003 sont à peine supérieures à celles de 1995- 1996 et si l'on tient compte de la proportion plus élevée des étudiants aux 2e et 3e cycles en 2002-2003 et de l'inflation, le niveau de financement n'était pas encore en 2002-2003 celui de 1995-1996.

Considérant la compétitivité nationale et internationale, l'évolution des revenus de l'École et la nécessité de s'adapter aux changements technologiques rapides, nous considérons qu'il est urgent d'augmenter le budget de fonctionnement et appuyons totalement la demande de la CRÉPUQ pour un réinvestissement de 375 M$ dans l'enveloppe totale du budget de fonctionnement des universités du Québec.


7   Perspectives d'avenir   

Depuis notre dernière invitation à comparaître devant la Commission, tout a été mis en oeuvre pour que les forces de l'institution servent à inciter notre communauté à innover, à s'adapter et à se dépasser comme elle l'a toujours fait, afin de préciser une vision d'avenir à l'intérieur des balises suivantes :

Une École d'ingénieurs de calibre mondial réputée comme telle sur le plan international, bien implantée dans son milieu où elle serait reconnue pour la qualité et pour la valeur ajoutée de sa formation à tous les cycles, misant sur sa capacité à innover sur les plans de l'enseignement, de la recherche et sur l'intensité de ses partenariats avec le milieu industriel ainsi que sur l'efficience de ses processus de gestion.

Pour concrétiser cette vision d'avenir, l'École veut réaliser un certain nombre de priorités institutionnelles, soit :

  • Développement du corps professoral pour atteindre la cible de 18 EETP/professeur;
  • Création de postes de maîtres d'enseignement afin de diminuer le pourcentage de cours dispensés par des chargés de cours (51 % en 2001-2002) (cet aspect est actuellement en discussion avec l'Association des professeurs de l'École Polytechnique);
  • Révision de notre offre de formation au 1er cycle par le projet de formation (PDF);
  • Poursuite du développement des études supérieures et de la recherche;
  • Raffermissement, auprès de nos publics, de notre image de marque et la notoriété de l'École;
  • Prise en charge de nos nouveaux immeubles.

Dans un contexte d'équilibre budgétaire, l'atteinte des objectifs et la réalisation des priorités institutionnelles nécessitent un accroissement des ressources financières de l'École.

Le budget 2004-2005 qui sera présenté au Conseil d'administration sera équilibré. Pour ce faire, l'excédent de 2 M$, découlant de circonstances exceptionnelles durant l'exercice 2003-2004, sera appliqué au budget 2004-2005. C'est donc dire qu'avant même de considérer l'augmentation des dépenses pour 2005-2006, l'École sera déficitaire de 2 M$.

Afin de réaliser les priorités institutionnelles identifiées ci-dessus et poursuivre son développement, l'École doit absolument miser sur un réinvestissement gouvernemental. Le tableau ci-dessous établit les dépenses additionnelles prévue pour les années 2005- 2006 à 2007-2008 afin d'effectuer le développement du corps professoral et absorber les coûts additionnels pour la prise en charge des nouveaux édifices et le maintien des nouvelles approches d'encadrement découlant du projet de formation (PDF). Par ailleurs, on suppose ici que les augmentations de salaires et les coûts de systèmes seront pleinement compensés hors d'un réinvestissement. De même, on ne tient pas compte expressément des incidences potentiellement négatives de certains éléments de la politique de financement présentés à la section 6.2.


Tableau 6
Analyse du réinvestissement requis
à l'École Polytechnique

Année Excédent
des
dépenses
Professeurs Personnel
de soutien
Immobilier Entretien Soutien  
Nouveaux Départs Coût
net
Frais
d'intérêt
Frais
excédent.
Ens.
& rech.
 
  Nb Coût Nb Coût Nb Coût Coût Coût Coût Total
M$   M$
(Cumul.)
  M$
(Cumul.)
M$
(Cumul.)
  M$
(Cumul.)
M$ M$ M$ M$
a b c d e c - e g h i j k l
2005-06 2,00 20 1,80 10 1,33 0,47 20 0,90 1,10 1,00 1,10 6,57
2006-07 2,00 20 3,60 10 2,66 0,94 20 1,80 1,10 1,00 1,15 7,99
2007-08 2,00 20 5,40 10 3,99 1,41 20 2,70 1,10 1,00 1,20 9,41
Total 6,00 60 10,80 30 7,98 2,82 60 5,40 3,30 3,00 3,45 23,97
Indicateurs:

b) Plan d'embauche des professeurs pour les trois prochaines années (20 professeurs par année)
c) Basé sur un salaire moyen: 75 000$ + 21% = 90 000$
d) Basé sur un salaire moyen: 110 000$ + 21% = 133 000$
g) Personnel de soutien additionnel pour appuyer la formation (deux personnes par nombre de postes additionnels de professeur)
h) Basé sur un salaire moyen: 37 000$ + 21% = 44 800$
i)Frais additionnels constitués par le remboursement des intérêts sur les nouvelles immobilisations
j)Frais additionnels hors normes ou excédentaires pour l'entretien de certaines immobilisations (laboratoires)
k) Frais additionnels de 5 000$ par professeur pour soutenir l'enseignement, des projets d'encadrement des étudiants et accélérer le démarrage des nouveaux professeurs en recherche

Sur la base 2004-2005, le réinvestissement proposé pour les trois années 2005-2006 à 2007-2008 représente 23,97 M$ et porterait, toujours sur la même base, les dépenses de fonctionnement à 87,4 M$ en 2007-2008 pour un soutien de 19 800 $/EETP se comparant à 15 145 $/EETP en 1994-1995. Il s'agirait donc, sur une base annuelle, d'un accroissement d'à peine 2,7 % inférieur au taux d'inflation applicable au secteur universitaire.

Nous arrivons donc au terme de la présentation de notre mémoire. Notre objectif était de vous rappeler l'implication de l'École Polytechnique, depuis sa création, au développement du Québec, de vous démontrer son potentiel futur et d'établir la nécessité d'un réinvestissement qui lui permette de réaliser sa vision d'avenir.

Nous nous en voudrions de terminer sans souligner la contribution de nos professeurs et de notre personnel à la réalisation de la mission de notre institution, ce qui fait que l'École Polytechnique, c'est :

« Le génie et rien d'autre. »


Annexe   A - Délégation de l'École Polytechnique   

  • Bernard Lamarre, président du conseil d'administration
  • Robert L. Papineau, directeur général
  • Christophe Guy, directeur de la recherche et de l'innovation
  • Louise Jolicoeur, directrice des affaires institutionnelles et secrétaire générale
  • Pierre G. Lafleur, directeur de l'enseignement et de la formation
  • André Tanguay, directeur des ressources financières et matérielles
  • Yvon Bouchard, adjoint exécutif
  • Chantal Cantin, directrice du service des communications et des relations publiques.

Annexe   B - Portrait des universités   


Annexe B
Pourcentage des EETP par cycle



   mis à jour le 2004-10-05