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Règlement concernant les menaces et les voies de fait


Table des matières
1 - Identification
2 - Objectif
3 - Champs d'application
4 - Cadre juridique
5 - Définitions
6 - Articles
        6.1 - Menaces verbales, écrites ou électroniques
        6.2 - Voies de fait
        6.3 - Sanctions



1   Identification   
Titre : Règlement concernant les menaces et les voies de fait envers les personnes

Responsable : le directeur du Service de la sûreté institutionnelle

Cette procédure s'adresse à : Toute la communauté

Approbations :
  • Adoptée comme politique par la Commission des ressources matérielles le 13 novembre 2001
  • Adopté comme règlement par le Conseil d'administration le 13 février 2003 (rés. CAD-966-4956)


2   Objectif   

Le présent règlement a pour but de gérer toute forme de menaces et voies de fait à l'École. Il précise les règles de conduites à adopter et à faire respecter afin de préserver la liberté et l'intégrité physique et psychologique de tous les membres de la communauté et des visiteurs.



3   Champs d'application   

Ce règlement s'adresse à la communauté, particulièrement aux agents de la sûreté et aux victimes ou témoins de menaces et de voies de fait ainsi qu'à toutes les personnes devant intervenir dans le traitement des plaintes. Ce règlement s'applique pour toute forme de menaces ou voies de fait qui est faite à l'École ou sur les terrains de celle-ci.

La « Procédure d'intervention lors de menaces et de voies de fait » découle du présent règlement.



4   Cadre juridique   
  1. Les lois, et les règlements qui en découlent, en vigueur au Québec et au Canada;

  2. L'article 12.1 des Règlements généraux de la Corporation de l'École Polytechnique de Montréal qui précise que « dans les limites de la Loi et des règlements édictés sous son empire, le Conseil peut, de temps à autre, faire des règlements sur [.] la conduite des affaires de la Corporation, la régie interne et généralement tout ce qui peut faciliter l'exécution de la Loi »;

  3. Les autres règlements et politiques en vigueur à l'École.
Les valeurs culturelles ou religieuses ne sont pas des raisons valables pour déroger aux lois et règlements dont il est fait mention ci-dessus.



5   Définitions   
  1. menace : une menace est un ensemble de propos ou d'actes intimidants qui, pris dans leur contexte, expriment une volonté réelle de recourir à une quelconque violence contre une personne, ses proches ou ses biens à court ou à moyen terme. L'ensemble de propos, gestes ou actes intimidants peut être répété dans différentes situations, ce qui accentue d'autant l'importance et le sérieux de la menace; une menace peut être verbale, écrite ou électronique;

  2. personne menaçante : une personne, membre ou non de la communauté de Polytechnique, qui profère des menaces, qui tient des propos offensants, intimidants ou qui utilise la violence dans le but d'assujettir une personne à un concept ou de lui faire peur;

  3. personne violente : une personne, membre ou non de la communauté de Polytechnique, qui utilise la violence corporelle (bousculades, gifles, coups, etc.) pour atteindre ses fins ou pour se défendre;

  4. victime de menaces et/ou de voies de fait : une personne qui reçoit une ou des menaces d'une ou de plusieurs personnes menaçantes; la victime de voies de fait est une personne qui subit un dommage corporel lors d'une attaque, d'une agression ou d'une confrontation intentionnelle.

  5. voies de fait simples : actes de violence ne produisant pas de dommage corporel sérieux ou permanent et résultant de l'usage de la force lors d'une attaque, d'une agression ou d'une confrontation intentionnelle entre des individus.

  6. voies de fait graves : actes de violence produisant un préjudice physique sérieux ou permanent ou mettant en danger la vie de la victime et résultant d'une attaque, d'une agression d'une confrontation intentionnelle entre des individus; les lésions corporelles découlant d'une attaque, d'une agression ou d'une confrontation armée constituent des voies de fait graves.

  7. membres de la communauté : les étudiants et l'ensemble du personnel travaillant à l'École.

  8. officier de sécurité informatique : c'est la personne responsable du « Règlement concernant l'utilisation et la gestion des ressources informatiques » (CAD-4905.1).

  9. police : le Service de police de la Ville de Montréal.




6   Articles   

6.1   Menaces verbales, écrites ou électroniques   

Article 1
L'École Polytechnique fait tout en son pouvoir pour préserver la liberté et l'intégrité de chaque individu. C'est pourquoi toute forme de menace envers un membre de la communauté ou un visiteur est un acte qui n'est pas toléré.

Article 2
La personne menaçante est responsable de ses propos ou actes à caractère menaçant et doit en assumer les conséquences.

Article 3
Un membre de la communauté qui est victime ou témoin d'une quelconque menace peut rapidement la rapporter au poste de sûreté; un agent remplit alors avec la victime ou le témoin un formulaire de rapport d'événement; il est loisible à la victime de référer sa plainte à la police.

Article 4
À la demande du plaignant, la sûreté de l'École peut intervenir lorsque le plaignant et la personne menaçante sont membres de la communauté. Pour tous les cas où un membre porte plainte, la sûreté s'engage à lui apporter tout le soutien nécessaire et la sûreté doit faire enquête avec le directeur du Service de la sûreté institutionnelle.

Article 5
Pour toute menace jugée importante pour le plaignant, la sûreté s'engage à l'appuyer et à l'assister dans sa démarche de plainte à la police; à ce moment, la sûreté de Polytechnique transmet le dossier à la police.

Article 6
Le fait qu'une plainte soit soumise à la sûreté de l'École Polytechnique ne diminue en rien les recours légaux que peut avoir le plaignant.

Article 7
Les victimes de menaces, membres de la communauté, peuvent au besoin utiliser le service de consultation psychologique de l'École.

Article 8
Dans la mesure où l'enquête interne ou celle de la police démontre la responsabilité de la personne menaçante, la sûreté doit exiger d'elle qu'elle cesse les menaces; la direction de l'École peut, si elle le juge approprié, imposer des mesures disciplinaires ou des sanctions prévues à l'article 18 du présent règlement.

Article 9
Toute l'information relative à un événement est classée dans un dossier du poste de travail du directeur du Service de la sûreté institutionnelle. Lorsqu'un événement entraîne une sanction ou un jugement des tribunaux, l'information est alors versée aussi au dossier scolaire d'un étudiant ou au dossier personnel d'un employé.

6.2   Voies de fait   

Article 10
L'École Polytechnique fait tout en son pouvoir pour préserver l'intégrité physique de chaque individu et l'ordre public. C'est pourquoi toutes les voies de fait perpétrées envers un membre de la communauté ou un visiteur sont des actes qui ne sont pas tolérés.

Article 11
La personne qui emploie la violence pour arriver à ses fins ou pour se défendre est responsable de ses actes et doit en assumer les conséquences.

Article 12
Une personne qui est victime ou témoin de voies de fait simples peut rapidement le rapporter au poste de sûreté; un agent remplit alors avec la victime ou le témoin, un formulaire de rapport d'événement.

Article 13
Pour tous les cas où une personne, membre ou non de la communauté, porte plainte, la sûreté s'engage à lui apporter tout le soutien nécessaire.

Article 14
Le présent règlement ne couvre pas les voies de fait graves ou tout autre acte criminel sérieux similaire. Tous les cas de voies de fait graves sont directement et obligatoirement transmis à la police.

Article 15
Lors de voies de fait simples, la plainte est référée à la police si le plaignant le désire. Sinon, la sûreté fait enquête et le dossier est transmis à la direction de l'École.

Article 16
Le fait qu'une plainte soit soumise à la sûreté de l'École Polytechnique ne diminue en rien les recours légaux que peut avoir le plaignant.

Article 17
Les victimes de voies de fait, membres de la communauté, peuvent au besoin utiliser le service de consultation psychologique de l'École.

6.3   Sanctions   

Article 18
Toute personne menaçante ou violente selon ce règlement est passible de sanctions, en plus des pénalités prévues à la loi. Après avoir analysé les faits, les sanctions seront imposées par la direction de l'École et varieront selon la gravité, l'ampleur, la récurrence et la récidive des actes commis. Les sanctions prévues sont :
  • avis verbal du gestionnaire concerné
  • lettre de réprimande au dossier de l'étudiant ou de l'employé
  • suspension des cours ou du travail
  • circulation limitée à l'École
  • renvoi à titre d'étudiant ou d'employé
  • plainte officielle à la police
Article 19
Toute personne qui a des raisons graves de croire que justice ne lui a pas été faite lors d'une décision relevant des modalités d'application du présent règlement peut en appeler de cette décision sauf si le dossier a été transmis à la police via une plainte officielle.

L'appel, justifié par écrit dans les trente (30) jours qui suivent l'expédition de la notification de la décision contestée, doit être présenté au Secrétaire général qui détermine si les raisons invoquées sont suffisamment graves pour justifier l'appel. S'il juge qu'elles le sont, cet appel est entendu par un comité ad hoc dont les membres sont nommés par le Secrétaire général;

Ce comité sous la présidence du Secrétaire général est composé :
  • du directeur du département concerné ou du directeur de l'enseignement et de la formation ou du registraire pour un étudiant; du directeur du département ou du service concerné pour un employé ou son supérieur immédiat;
  • du directeur du département ou du service concerné pour une personne de l'extérieur;
  • du représentant de l'association ou du syndicat dont l'individu est membre (s 'il y a lieu);
  • du directeur du Service de la sûreté institutionnelle.
Article 20
De plus, après cet appel, il est loisible à toute personne de référer à l'ombudsman.