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Corporation de lÉcole Polytechnique
Rapport soumis à la Le 19 novembre 1998 |
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TABLE DES MATIÈRES [ page précédente ]
1. INTRODUCTION * 2. PRÉSENTATION SOMMAIRE DE LA LOI SUR LÉQUITÉ SALARIALE * 3. PROGRAMME DÉQUITÉ SALARIALE À LÉCOLE POLYTECHNIQUE * 4. CONCLUSION * 5. LISTE DES ANNEXES *
1. INTRODUCTION [ Table des matières ] Dans le cadre du renouvellement des conventions collectives avec son personnel de soutien en 1991, la Corporation de lÉcole Polytechnique sest engagée, avec les trois (3) sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique et lAssociation du personnel de lÉcole Polytechnique (APLEP CEQ), à mettre de lavant des moyens qui allaient permettre la réalisation dun plan dévaluation des emplois sans égard au sexe en vue de corriger des iniquités salariales. A cet égard, nous joignons, à lannexe A, une copie des lettres dentente signées à cette fin. 1.1 Travaux avec le SCFP [ Table des matières ] Les représentants des parties visées ont procédé à la nomination de leurs représentants respectifs au comité conjoint. Des rencontres se sont alors succédées au cours desquelles un questionnaire a été préparé et convenu. Ce questionnaire a été envoyé à tous les employés, complétés par ces derniers, validés par le supérieur immédiat, pour être ensuite utilisé par le comité conjoint en vue de préparer les descriptions de fonction. Parallèlement les parties ont amorcé des discussions quant aux modalités entourant cette opération. Devant lampleur de ce dossier et afin de maintenir une uniformité dans le réseau universitaire, le Syndicat canadien de la fonction publique a demandé la création dune table sectorielle qui traiterait de quatre (4) éléments soit, le plan dévaluation, la structure salariale unique, les mécanismes de rémunération et les outils afin de maintenir léquité salariale en tout temps. Tous les autres éléments visant les descriptions de fonction, les évaluations des fonctions, les mouvements de personnel seraient traités à chacune des tables locales. Les travaux se sont échelonnés sur une période de plus de trois (3) années tant à un niveau sectoriel quà la table locale, pour en venir à une entente. Nous joignons, à lannexe B, une copie de lentente intervenue en juin 1995 avec deux (2) syndicats affiliés au SCFP et finalement une copie de lentente intervenue avec le troisième (3e) syndicat du SCFP en date du 30 septembre 1998. 1.2 Travaux avec lAPLEP CEQ [ Table des matières ] Les travaux avec cette association ont débuté dès 1990 et ont suivi un cheminement différent du SCFP. En effet, il nexistait à ce moment aucune description de fonction décrivant les tâches accomplies par les techniciens. Un comité conjoint, formé de représentants des parties, a amorcé dès 1990, des discussions sur les modalités à suivre relativement à la préparation, la validation et la distribution dun questionnaire en vue de cueillir les données permettant de déterminer les tâches accomplies par ce groupe demployés. Par la suite, à compter de 1992, le plan dévaluation, les mécanismes de rémunération et les outils pour maintenir léquité salariale ont alors été discutés et finalement convenus. Nous joignons, à lannexe C, une copie de lentente intervenue en 1998 avec lAssociation du personnel de lÉcole Polytechnique. 1.3 Contexte [ Table des matières ] LÉcole Polytechnique, comme les autres institutions universitaires, est financée principalement par le Gouvernement. Historiquement, les conditions salariales de ses employés se sont toujours alignées sur la politique salariale gouvernementale. En 1990, devant lampleur du projet déquité salariale et avant le début de toute négociation, lÉcole Polytechnique et les autres institutions universitaires se sont enquises auprès du Ministère de lÉducation et du Conseil du Trésor des paramètres à respecter pour le financement de léquité salariale. Le Conseil du Trésor avait clairement indiqué alors que les universités se devaient de faire la preuve diniquités réelles si elles voulaient obtenir quelque financement. Les universités ont alors amorcé un long et lourd processus en vue de réaliser léquité salariale dans chacune de ses institutions. Après plusieurs années de négociations avec ses divers groupes demployés de soutien, lÉcole Polytechnique a réalisé léquité salariale et une équité interne. Ainsi, le plan dévaluation fait partie intégrante des conventions collectives, la structure salariale tient compte des salaires versés par le gouvernement à ses employés avec quelques particularités universitaires, la parité avec les groupes techniques et de métier et entretien du secteur public a été atteinte ou maintenue. Nous joignons, à lannexe D, une copie du rapport préparé par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CPEPUQ) qui dresse un historique et un constat des travaux réalisés en vue datteindre léquité salariale. 2. PRÉSENTATION SOMMAIRE DE LA LOI SUR LÉQUITÉ SALARIALE [ Table des matières ] La loi vise à corriger les écarts salariaux dus à une discrimination systémique fondée sur le sexe à légard des personnes qui occupent des emplois à prédominance féminine. 2.1 Application de la loi pour les entreprises de 100 salariés et plus [ Table des matières ] Lemployeur de plus de 100 salariés a lobligation de mettre sur pied un programme déquité salariale applicable à lensemble de son entreprise. Il doit également assurer la participation de ses employés à létablissement dun tel programme en composant un comité sur léquité salariale. Le comité doit être formé dau moins trois membres dont au moins les 2/3 sont représentatifs des salariés ; pour au moins la moitié dentre eux, ces membres doivent être des femmes. Les autres membres représentent lemployeur et sont désignés par celui-ci. Lemployeur a lobligation de fournir aux membres du comité déquité salariale la formation requise pour ce faire. Un délai de 4 ans, à compter de lentrée en vigueur de la Loi, est accordé pour compléter le programme déquité salariale et déterminer les ajustements salariaux ; la Loi entrant en vigueur le 21 novembre 1997, les ajustements salariaux doivent être déterminés au plus tard le 21 novembre 2001. Les ajustements salariaux peuvent ensuite être étalés sur une période maximale de 4 ans, à la condition que les versements soient annuels et égaux. Lemployeur est par la suite tenu de maintenir léquité salariale dans son entreprise. 2.2 Dispositions transitoires [ Table des matières ] La loi prévoit des assouplissements pour les entreprises qui, au moment de ladoption du projet de loi, ont déjà mis en place un programme déquité salariale et de relativité salariale ou disposent dun programme en voie dapplication. Pour être admissible aux assouplissements, le programme doit être exempt de discrimination fondée sur le sexe et doit comprendre les éléments suivants :
Lemployeur souhaitant se prévaloir dun assouplissement de la Loi doit déposer un rapport à la Commission sur léquité salariale qui rendra sa décision. 3. PROGRAMME DÉQUITÉ SALARIALE À LÉCOLE POLYTECHNIQUE [ Table des matières ] Les parties ont amorcé des discussions relativement à létablissement dun programme déquité salariale peu de temps après la signature des lettres dentente annexées à la présente. 3.1 Sommaire du projet en vue de létablissement dun programme déquité salariale [ Table des matières ] 3.1.1 Dossier APLEP-CEQ [ Table des matières ]
3.2 Identification des catégories demploi et de la proportion des femmes dans chaque catégorie [ Table des matières ] Le programme déquité salariale visait les catégories demplois dont le système dévaluation ne répondait plus aux besoins et aux critères actualisés dappréciation des emplois puisquil navait pas été révisé depuis 1974, année de son instauration. Lobjectif visé du programme était dune part de corriger des irrégularités salariales susceptibles dapparaître pour les groupes demploi à prédominance féminine mais également délaborer un processus dévaluation des emplois assurant une équité entre les diverses catégories demplois. Le tableau qui suit représente au 1er novembre 1997, la répartition du personnel de lÉcole Polytechnique aux fins didentifier les catégories demploi à prédominance féminine et à prédominance masculine.
CATÉGORIES DEMPLOIS À LÉCOLE POLYTECHNIQUE
3.3 Catégorie demplois à prédominance masculine [ Table des matières ] Les catégories demploi suivantes nont pas fait lobjet du programme déquité salariale : le personnel cadre et professionnel, les professeurs, les professionnels de recherche, les chargés de cours et les auxiliaires. Le personnel cadre na pas été inclus dans le programme déquité salariale puisque cette catégorie ne reflète pas une prédominance féminine (environ 43%). De plus, le système dévaluation des emplois, pour tous les emplois de ce groupe, est le plan Hay et ce depuis lannée 1985. Ce plan est utilisé pour évaluer tous les postes de cadre et de professionnel. Pour les catégories demploi des professeurs et professionnels de recherche, il sagit de catégories demploi à prédominance masculine. Conséquemment, un programme déquité salariale nest pas requis pour ces groupes. Par ailleurs, pour les associés de recherche, il existe des règles daccession à ces postes basées sur des critères objectifs au même titre que pour les avancements salariaux. La catégorie "professeur" revêt un caractère particulier dans le sens où les règles dadmissibilité et de promotion dans les échelles, tout comme le passage dun groupe à un autre, sont régis par des règlements de nomination et de promotion élaborés à partir de critères objectifs. Les catégories demploi chargé de cours et auxiliaire sont des catégories à prédominance masculine. En vertu des modalités prévues à la loi et des motifs invoqués pour chacune de ces catégories, létablissement dun programme déquité salariale nest pas requis. De plus, nous présumons que les femmes ne subissent pas diniquité fondée sur le sexe. Pour les catégories demploi bureau, technique et métiers, un programme déquité salariale a été élaboré et mis en uvre à lÉcole. Les pages suivantes décrivent les modalités de tel programme. 3.4 Description des méthodes et des outils dévaluation [ Table des matières ] 3.4.1 Groupe SCFP [ Table des matières ] Dès le début des négociations, en 1990, en vue du renouvellement des conventions collectives, les parties ont convenu de mettre de lavant un processus en vue de corriger les iniquités salariales, détablir un programme déquité salariale et de faire en sorte quaucun salarié ne subisse de baisse de salaire. Une lettre dentente fût signée en mars 1991 et une copie apparaît à lannexe A. La lettre dentente signée entre la Corporation de lÉcole Polytechnique et les sections locales du SCFP (Bureau, Métier et Entretien) prévoyait également certaines modalités et la formation dun comité conjoint dont le mandat était le suivant :
3.4.1.2 Composition du comité conjoint [ Table des matières ] Le groupe SCFP a procédé à la nomination de ses représentants au sein du comité déquité salariale. Ce groupe était représenté par trois (3) représentants dont deux (2) femmes, auquel sajoutait la porte-parole, également une femme. Sur une base ad hoc, une représentante de la section locale 3388 du SCFP se joignait au comité syndical. Le groupe Métier et Entretien (section locale 1737) était représenté par un (1) homme. Du côté patronal, le comité comprenait également quatre (4) représentants dont deux (2) femmes. 3.4.1.3 Outils dévaluation [ Table des matières ] Le comité conjoint sest grandement inspiré du programme déquité salariale de la fonction publique québécoise et a utilisé le plan dévaluation à seize (16) facteurs préparé initialement par des représentants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (F.T.Q.). Ce plan a servi à mesurer toutes les facettes reliées à chacun des postes existants. 3.4.1.4 Élaboration dun questionnaire danalyse [ Table des matières ] Suite à la nomination de leurs représentants respectifs au comité conjoint, lemployeur et ses partenaires syndicaux se sont réunis afin de déterminer les moyens à prendre et les outils à utiliser en vue de réaliser le programme déquité salariale. Le comité a amorcé ses travaux à lété 1992 par lélaboration dun questionnaire intitulé "Questionnaire danalyse des tâches" dont copie est jointe à lannexe E. Ce questionnaire répondait aux exigences de la Charte des droits et libertés de la personne et a été acheminé à chaque employé visé par le processus, accompagné dune copie de sa description de fonction. Le but poursuivi était de recueillir des informations permettant de mieux connaître les tâches accomplies par chacun. Le comité syndical, de son côté, a tenu des rencontres dinformation avec les employés les informant du programme déquité salariale, du but poursuivi, des démarches à suivre, les a assisté dans la façon de remplir le questionnaire. Le comité patronal, quant à lui, a rencontré les gestionnaires, a expliqué le but poursuivi, les modalités entourant la validation de chaque questionnaire complété par les employés relevant de sa compétence et les démarches ultérieures. 3.4.1.5 Actualisation des descriptions de fonction [ Table des matières ] Le "Questionnaire danalyse demploi", une fois complété par les employés et validé par le supérieur immédiat, était acheminé au comité patronal, avec copie au comité syndical, pour analyse, rédaction des descriptions de fonction, discussions en comité, retour à lemployé ou au supérieur immédiat pour ultimement être paraphé par les parties. Ce processus sest déroulé entre le printemps 1992 et le printemps 1995. Au total, 90 descriptions de fonction ont été paraphées. Ce nombre élevé de descriptions de fonction se voulait un reflet précis de la réalité des tâches accomplies à notre institution par les employés. Le comité patronal en faisait lanalyse, les regroupait et procédait à la rédaction des descriptions de fonctions qui étaient à nouveau validées par le supérieur immédiat avant dêtre déposées et discutées lors des réunions du comité conjoint déquité salariale. Le comité syndical de son côté, validait chaque description de fonction avec les employés visés. Une fois les parties intéressées satisfaites du descriptif de chaque fonction, elles étaient paraphées suite à des ententes sur la scolarité, lexpérience et les qualifications requises. 3.4.1.6 Comité sectoriel universitaire [ Table des matières ]
Parallèlement à cette opération qui se tenait à lÉcole, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) avait demandé à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), la création dun comité sectoriel universitaire sur léquité salariale qui traiterait spécifiquement de sujets touchant les universités où le SCFP était présent. Le comité sectoriel se voulait un regroupement volontaire des universités de Montréal et Laval, du réseau des universités du Québec, soit Montréal, Chicoutimi, Rimouski, Téléuniversité, lÉcole de Technologie Supérieure, lInstitut Armand-Frappier et Trois-Rivières. LÉcole Polytechnique faisait partie de ce regroupement. Le but poursuivi était de se doter, au niveau universitaire, dun plan dévaluation uniforme pour lensemble des fonctions regroupant les catégories demploi bureau, métier, entretien, technique et professionnel. Les parties ont alors amorcé des rencontres en vue de convenir dun nombre de sujets communs, à savoir le plan dévaluation et le maintien du plan, la structure salariale et les modalités entourant le paiement des ajustements salariaux. Dans un premier temps, les représentants des parties au comité sectoriel, qui étaient généralement les mêmes quaux comités locaux, ont identifié quarante-quatre (44) emplois qui allaient servir de balise lors des travaux dévaluation dans chacune des institutions universitaires. Ces emplois repères reflétaient un large échantillonnage très représentatif des emplois existant dans le milieu universitaire. Ces fonctions repères englobaient des emplois à prédominance féminine et à prédominance masculine autant dans les catégories bureau, métier et entretien que technique et professionnel. Chaque partie de lÉcole au comité conjoint sectoriel était représentée par quatre (4) représentants auquel pouvaient sajouter des membres ad hoc, selon les besoins. Les représentants au comité conjoint sectoriel étaient les mêmes quau comité conjoint local. Par la suite, les parties, à la table sectorielle ont convenu dutiliser un plan dévaluation à seize (16) facteurs basés sur un système de pointage pondéré en vue dévaluer les fonctions repères et par la suite toutes les fonctions décrites et convenues à notre institution. Les facteurs contenus dans le plan et leur pondération en terme de points apparaissent à lannexe F. Le plan dévaluation convenu entre les parties apparaît à lannexe G. Les parties à la table sectorielle ont ensuite convenu du Manuel dévaluation des fonctions, des rôles et fonction du comité conjoint local, des mécanismes de rémunération et des modalités dintégration et de paiement de nouveaux taux. Le manuel est annexé à la présente. 3.4.1.7 Classification et rangement des fonctions [ Table des matières ] Une fois ces éléments convenus, le travail se déplaçait au comité local de chaque institution universitaire où le comité conviendrait, à partir du plan dévaluation accepté, de lévaluation des emplois repères et du pointage établi, dévaluer toutes et chacune des fonctions de létablissement visé pour les catégories bureau, métier et entretien, technique et professionnel. Ainsi, chacune des quatre-vingt-dix (90) fonctions à lÉcole a été évaluée et se voyait octroyer un nombre de points pour chacun des seize (16) facteurs. Le nombre de points accordés pouvait varier en fonction des exigences requises pour chacun des facteurs et faisait toujours lobjet dune entente. A Polytechnique, une entente est intervenue en juin 1995 sur lensemble des fonctions, incluant un certain nombre de fonctions du groupe technique appartenant aux sections locales 1604 et 3388 du S.C.F.P. 3.4.1.8 Droit dappel [ Table des matières ] Suite à lentente intervenue, chaque employé a reçu une copie de sa description de fonction, du pointage rattaché à chaque facteur ainsi que la classe inhérente de sa fonction. Le comité syndical a réuni tous les employés visés en assemblée générale et les a avisé de tous les aspects de lentente intervenue et a fait accepté le programme déquité salariale. De son côté, le comité patronal a informé les gestionnaires des aspects de lentente conclue et de ses modalités. Afin de sassurer de réaliser pleinement et le plus objectivement possible le programme déquité salariale, le comité conjoint avait convenu de permettre à tout employé visé de pouvoir loger un appel et contester de ce fait lévaluation de sa fonction sur laquelle une entente était intervenue en comité conjoint. Les employés pouvaient déposer des représentations écrites ou effectuer des représentations verbales au comité conjoint. Suite à ce processus dappel et de représentations, sept (7) fonctions ont été révisées à la hausse affectant quatorze (14) employés. 3.4.1.9 Les coûts [ Table des matières ] Au total, lÉcole Polytechnique a versé à 179 de ses employés actifs dont 168 femmes en décembre 1995, une somme de 908 692,68 $ représentant les ajustements salariaux. De plus, 55 femmes et 14 hommes ayant quitté leur emploi se sont partagés la somme de 65 753,92 $. Il est à noter que la période couverte par la rétroactivité remontait au 1er décembre 1989. En plus, le comité conjoint a convenu quaucun employé ne subirait de baisse de salaire à loccasion de la réalisation du programme déquité salariale, ni ne serait pénalisé par suite de lintroduction dun tel programme. Un tel programme a également permis détablir pour lavenir une meilleure équité salariale entre les fonctions et par le fait même une plus grande justice sociale. 3.4.1.10 Particularités du Groupe Métier et Entretien [ Table des matières ] Tel que précisé plutôt, ce groupe sest retiré du programme déquité salariale en décembre 1994. Au moment de ce retrait, tout le processus décrit pour le groupe précédent (Bureau) à savoir le plan dévaluation, la structure salariale, les mécanismes de la rémunération, le descriptif de presque toutes les descriptions de fonction avait été réalisé, à lexception des modalités suivantes :
Suite à de nombreuses rencontres et discussions entre les représentants du comité conjoint, les parties en sont venues à une entente en mars dernier sur lensemble du dossier. Ainsi :
Le coût total de lopération, afin de la rendre conforme au taux en vigueur dans le secteur public, a été de lordre de plus de 81 000,00 $ au 31 mai 1997. Une copie de lentente intervenue est annexée au présent rapport. En fait, lÉcole Polytechnique a utilisé le plan de rangement en vigueur dans le secteur public. Ce plan de rangement a été intégré tout comme le mécanisme de rémunération à la convention collective. 3.4.2 Groupe APLEP-CEQ [ Table des matières ] Certaines particularités entourent la réalisation dun programme déquité salariale pour ce groupe demplois, à prédominance masculine qui englobe, de façon générale, les techniciens de laboratoire et les techniciens en informatique, membres de la C.E.Q. 3.4.2.1 Descriptions de fonction [ Table des matières ] Ce groupe demploi navait pas de description de fonction. En décembre 1990, après plusieurs rencontres, et discussions, les parties signaient une lettre dentente dont copie apparaît à lannexe H qui prévoyait la formation dun comité conjoint composé de trois (3) représentants du syndicat en plus du porte parole de la centrale et des deux (2) représentants de lemployeur avec comme mandat délaborer un questionnaire visant à cueillir les données pertinentes auprès de chaque technicien. Des rencontres conjointes avec lensemble des techniciens eurent lieu afin de les informer du but poursuivi et sur la façon de compléter le questionnaire et ce dès décembre 1990. Par la suite, le comité patronal a rencontré les gestionnaires pour les informer de lobjectif visé. Ainsi, chaque technicien était appelé à compléter le questionnaire décrivant ses tâches et son supérieur immédiat, qui avait déjà reçu copie des descriptions de fonctions existant dans le réseau universitaire, validait le questionnaire et le retournait au comité patronal qui avait la responsabilité de rédiger les descriptions de fonctions et de les transmettre au comité syndical. Il est à noter que les supérieurs immédiats et directeurs de département avaient alors été rencontrés pour expliquer le processus mis de lavant. Les descriptions de fonctions, au nombre de dix-sept (17), incluant les qualifications requises, furent paraphées par les parties et transmises à chaque technicien et à leur supérieur immédiat. 3.4.2.2 Établissement dun programme déquité salariale [ Table des matières ] Lors du renouvellement de la convention collective en 1991, une lettre dentente, dont copie est jointe à lannexe I comme pour les autres unités, a été signée, prévoyant, notamment, létablissement dun plan déquité salariale sans égard au sexe, la formation dun comité conjoint et le mandat dudit comité.
Parallèlement à la poursuite des travaux en vue de convenir des descriptions de fonction, le comité conjoint a amorcé létude du plan dévaluation sans égard au sexe, de la structure salariale et des modalités entourant le paiement des ajustements salariaux. De part et dautre, des contraintes ont empêché le comité conjoint de progresser rapidement dans ses travaux et ils ont été suspendus durant de longues périodes. Finalement, le dossier déquité salariale fut repris et discuté longuement lors du renouvellement de la convention collective en juin 1997 avec lobjectif de le finaliser dans un délai raisonnable. Le comité conjoint a alors convenu dutiliser le programme déquité salariale convenu dans le secteur public et dans dautres institutions universitaires et de lappliquer à lÉcole. Ainsi, après un certain nombre de rencontres, le plan était convenu, la structure salariale du secteur public était acceptée, les fonctions étaient rangées en salignant sur le rangement du secteur public et dautres universités, les modalités de paiement de la rétroactivité et la mise en place de nouvelles échelles salariales étaient conclues, de même que le maintien du plan. Dans cet exercice, le comité conjoint a utilisé les balises établies par les emplois repères identifiés dans le secteur universitaire. Finalement, suite à cet exercice, lÉcole Polytechnique entend verser plus de 625 000,00 $ en rétroactivité, remontant au 1er décembre 1989 pour quatre-vingt-huit (88) personnes de ce groupe, même si ce groupe est à prédominance masculine. 3.5 Impacts du programme déquité salariale [ Table des matières ] Le coût du redressement des échelles salariales pour lensemble des employés visés à lÉcole a excédé 1.5 million $, suite à la mise en place du programme déquité salariale. Dans la catégorie "Bureau" 248 personnes dont 223 femmes, au total, ont vu les iniquités salariales corrigées. EXEMPLES DE MODIFICATIONS SALARIALES
Dans la catégorie technique, 70 techniciens encore employés de lÉcole et 28 autres qui ont quitté (retraite, départ) ont reçu ou recevront sous peu, un redressement salarial rétroactivement au 1er décembre 1989. À titre dexemple, nous vous reproduisons les modifications de taux salarial.
Il est à noter que les taux de salaire qui précèdent, proviennent des échelles salariales négociées dans le cadre du programme déquité salariale. Nous joignons à lannexe J, copie des échelles salariales en vigueur avant équité et celles modifiées suite à lavènement du programme déquité salariale et ce, pour la période débutant le 1er juin 1997. 3.6 Règles dintégration dans les échelles [ Table des matières ] LÉcole Polytechnique en particulier, les établissements universitaires en général, ont élaboré la structure salariale en tenant compte des salaires versés par le gouvernement à ses propres employés. Certaines particularités universitaires ont été maintenues quant au salaire versé au personnel bureau, soit un léger écart salarial favorable de lordre denviron 2% et de 1% pour les catégories métier et entretien. Quant aux catégories technique et professionnel, les échelles salariales gouvernementales ont été appliquées intégralement. Une fois les ententes intervenues aux tables sectorielle et locale, les employés étaient intégrés à léchelon correspondant dans la nouvelle échelle. Aucun employé na subi de baisse de salaire suite à linstauration du programme déquité salariale. 3.7 Communications [ Table des matières ] Une fois les calculs dajustements salariaux produits, ils étaient acheminés à chaque employé qui avait le loisir de poser toutes les questions et de rencontrer les employés du Service des ressources humaines qui avaient préparé les historiques demploi pour plus de précisions. Avant le versement des montants de rétroactivité, lemployeur avait offert, en novembre 1995, la possibilité de transférer une partie de la rétroactivité, en franchise dimpôt, le montant permis en vertu des lois fiscales existantes. Également, une rencontre avait eu lieu avec les instances syndicales qui avaient discuté de fiscalité avec leurs membres. 4. CONCLUSION [ Table des matières ] Dans le cas du groupe bureau (sections locales 1604 et 3388), le programme a permis dinstituer un système dévaluation des emplois universels basé sur les facteurs privilégiés par le législateur et de mesurer la valeur des emplois. Depuis, tout nouveau poste créé ou toute demande de réévaluation de poste pour ce groupe, est évalué à partir du plan dévaluation convenu, doù le maintien des principes déquité établis dans le cadre du processus et le respect de lintégrité. Quant aux catégories métier et entretien et aplep-ceq, bien que le plan retenu en est un de rangement, le processus nous a permis de mesurer et dévaluer les emplois entre eux et de les comparer avec les emplois de la catégorie bureau et même de la catégorie professionnel. Nous maintiendrons également lapplication des règles dintégration ayant été élaborées dans le cadre du processus déquité salariale soit la détermination du salaire dans la structure selon la scolarité et les années dexpérience pertinente. A la lumière de ce qui précède, des travaux réalisés par les comités conjoints, tant au niveau local quau niveau sectoriel, des ententes convenues avec les catégories demploi, nous affirmons que le programme déquité salariale a effectivement été réalisé à lÉcole. LÉcole Polytechnique senorgueillit davoir corrigé des iniquités salariales sans pénaliser quelque employé que ce soit et de pouvoir sassurer du maintien dun plan déquité salariale sans égard au sexe. Nous demeurons convaincus que toutes les ressources impliquées dans la démarche (employés de bureau, de métier et service, technique, syndicat, gestionnaires, employeur), la rigueur et lacharnement démontrés dans chacune des étapes pour éviter ou éliminer toute discrimination salariale à lendroit des catégories demplois à prédominance féminine, de même quentre chaque groupe demploi, et maintenant le maintien des pratiques, rendent le programme déquité salariale et sa politique salariale qui y est associée conforme aux exigences de la Loi sur léquité salariale. LISTE DES ANNEXES [ Table des matières ]
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