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Sauvegarde du parc national de l'Ichkeul, en Tunisie

Présentation générale du dossier*


Le Parc National de l’Ichkeul**, situé à 50 km au nord-ouest de Tunis (fig. 11.2), a fait l’objet de trois classements internationaux : Réserve de la Biosphère en 1977, élément du Patrimoine mondial en 1979 et Zone Humide d’Intérêt International dans le cadre de la Convention Ramsar en 1980***. Ces classements justifient l’importance et la sensibilité écologiques du parc.

Cet espace protégé se compose de trois sous-ensembles majeurs : le lac, les marais et la montagne ou Jebel.



Figure 11.2 Parc national de l’Ichkeul.


Le lac et les marais sont réputés pour la richesse de leur flore aquatique qui fournit de la nourriture à une très importante colonie de plus de 200 000 oiseaux migrateurs. Le cycle végétatif des herbiers est lié à l’important apport d’eau douce d’un bassin versant de 2080 km carrés faisant tomber la salinité vers la fin de l’hiver. Comme le lac Ichkeul est en communication avec le lac de Bizerte à eau fortement salée situé plus à l’est, par l’intermédiaire de l’oued Tinja, sa salinité augmente vers la fin de l’été lorsque l’écoulement s’inverse dans l’oued. De multiples contraintes environnementales naturelles font que l’équilibre de l’écosystème du Parc de l’Ichkeul est particulièrement sensible aux perturbations liées aux activités de développement. La variation de la salinité et du niveau d’eau du lac sont des paramètres déterminants de cet équilibre.


Le milieu est en voie de profonde transformation du fait de la construction de barrages hydrauliques dans le haut bassin durant les années 1980. Avec le barrage de Sejnane, dont la mise en eau a eu lieu vers le milieu des années 1990, on contrôle 46 % de la superficie du bassin versant ; on en contrôlera 70 % si jamais on construit trois autres barrages prévus à plus long terme (Melah, Tine et Douimis). Ces barrages sont destinés à l’alimentation en eau potable et à l’irrigation dans le cadre de la planification hydraulique du nord de la Tunisie. Ils vont réduire d’une manière significative les apports d’eau douce, ce qui fait craindre une situation irréversible de salinisation croissante et, en conséquence, la disparition progressive de la végétation spécifique qui alimente les populations d’oiseaux migrateurs.


Le gouvernement tunisien et la communauté internationale ont pris conscience du problème et ont commandé la réalisation de plusieurs études. La principale étude s’est déroulée de 1981 à 1986 avec la participation de chercheurs tunisiens et européens. On s’est penché sur le sujet à l’occasion du Séminaire International pour la Sauvegarde de l’Ichkeul, à Tunis, en février 1990. Cet événement a suscité un véritable émoi sur les risques que courait l’écosystème si on ne prenait aucune mesure d’urgence. On a installé une écluse un peu avant cette date sur l’oued Tinja reliant Ichkeul au lac de Bizerte lequel communique directement avec la mer. L’objectif est de réguler la communication entre les deux lacs. Cependant, on n’a jamais utilisé ladite écluse.


La fragilité du Parc, qui était évidente au début de la dernière décennie, a atteint un tel degré qu’on a assisté, au cours des années 1993-1995, à un écroulement catastrophique des écosystèmes.


Dans le lac, la salinité s’élevait à plus de 35 g/L en fin d’hiver 1995 et à plus de 70 g/L en été. Le potamogéton avait complètement disparu. Avec cet herbier, c’est toute la chaîne trophique qui s’écroule, ce qui met en péril non seulement la fréquentation d’oiseaux, mais aussi la faune, qui occupe une part prépondérante dans la nutrition des poissons d’intérêt commercial. La pêche est une activité très menacée, car la combinaison entre la réduction des apports d’eau douce et une écluse ouverte est susceptible d’engendrer des salinités trop élevées.


Dans les marais, la diminution des inondations par les oueds, l’abaissement du niveau du lac et la pression de l’élevage ont eu des conséquences dramatiques sur la végétation naturelle.


Les scirpes ne subsistent plus qu’en de rares points bas des marais du Melah où il y a surexploitation par les oies. On peut aussi dire qu’il n’y a plus lieu de protéger la scirpaie dans le marais de Joumine, où l’on assiste à des transformations irréversibles et à la stérilisation des sols.


Dans le Jebel, une partie d’une superficie significative est fortement dégradée à cause de l’exploitation des carrières de marbre jusqu’à la fin de 1993. La présence d’une population de plus de 80 familles a accentué les dégradations : surpâturage, bois de chauffe, défrichement, besoin d’espace pour l’habitat, etc.


Les observations effectuées au cours de l’étude permettent de dire que dans l’état actuel, et faute d’action draconienne, le classement du site comme Réserve de la Biosphère ou dans la Convention de Ramsar ne serait plus justifiée.


Les causes de la dégradation sont principalement : la réduction des apports d’eau douce au lac ; le comportement des agents économiques exploitant les ressources du Parc (pêche, pâturage, bois, etc.) et l’absence d’une structure autonome capable de veiller à la bonne application des règles de gestion et de protection du Parc.


Il est évident que la réduction des apports sans gestion adéquate de l’écluse de Tinja a un effet de dégradation très important sur les écosystèmes du Parc National. Les retenues d’eau de Joumine et de Ghézala ont eu un effet sensible mais pas rédhibitoire. Tel n’est pas le cas de la mise en eau du barrage de Sejnane. On ne s’attendait pas en effet à ce que le remplissage de ce réservoir coïncide avec deux années sèches consécutives. Il aurait fallu admettre un remplissage plus lent de ce réservoir en acceptant des lâchés vers le lac. Il va résulter de cette situation un déficit des apports pendant cinq années consécutives. Cela a mis les écosystèmes en état de choc ; cette rupture explique leur écroulement actuel. Depuis 40 ans qu’on fait des mesures et des observations sur le lac, on a jamais observé une telle dégradation.


On constate, par ailleurs, que le système administratif et réglementaire actuel mis en place pour le fonctionnement et la gestion du Parc est inopérant. Certes, moins il y a d’eau douce, plus les autres causes de dégradation apparaissent. Mais la pénurie d’apports ne doit pas masquer les réelles insuffisances telles que l’absence de politique environnementale cohérente pour le Parc, le fait qu’aucune mesure prévue dans le règlement du Parc ne trouve réellement son application sur le terrain et l’inutilité de l’écluse de Tinja telle qu’elle est équipée et gérée.


En fait, il n’y a plus d’état « naturel » en raison de la pression socio-économique. On se dirige donc vers une artificialisation du système et il s’agit davantage d’un problème de restauration que d’une sauvegarde proprement dite.


11.1.2 Objectifs de l’étude
L’objectif de l’étude est d’élaborer un mode de gestion du Parc qui concilie de façon réaliste les besoins évolutifs du développement socio-économique régional et national avec les exigences des principaux écosystèmes, lesquels font l’originalité du Parc et ont servi de base à l’établissement de son classement dans les conventions internationales. Ce mode de gestion devrait à long terme réduire les impacts environnementaux et rétablir l’état des écosystèmes.


À cet égard, on devrait différencier entre la population des oiseaux d’eau, dont la sauvegarde revêt un caractère fondamental pour que le Parc continue de mériter son appartenance aux conventions internationales, et le compartiment poissons-pêche dont l’intérêt est moindre mais dont la protection permet de ne pas rompre la chaîne trophique de l’ensemble de l’écosystème.


Cet objectif suppose la recherche de solutions d’aménagement et de gestion du Parc, optimales, évolutives et adaptées à chaque situation de l’environnement socio-économique. Il est donc nécessaire de tenir compte de la planification de réalisation des aménagements dans le bassin versant du lac et en particulier des phases de réalisation et de mise en exploitation des barrages programmés.


11.1.3 Résultats de l’étude
Programme de développement économique et social (PDES). Le PDES est un programme d’actions prioritaires dont la réalisation conditionne la survie du lac Ichkeul. En effet, à quoi servirait-il d’optimiser un plan de gestion du parc confiné dans ses limites si les conditions égion et la sauvegarde des milieux naturels ; en d’autres mots, d’assurer le développement durable de la région.


Le PDES traite de trois problèmes régionaux majeurs : l’emploi, l’utilisation des ressources naturelles et l’occupation des sols.


Pour ce qui est de l’emploi, on constate que, à côté du chômage réel, il subsiste dans l’agriculture de la région, et notamment dans les zones de montagnes, un sous-emploi larvé extrêmement important. On le doit en partie au retard économique et social des zones agro-forestières densément peuplées qui caractérise la région. Des projets de développement rural intégré sont plus que jamais nécessaires pour contrer une évolution des flux migratoires en direction des zones littorales et de l’Ichkeul. Dans le cas contraire, l’Ichkeul connaîtra une augmentation, entre autres, du taux de chômage réel à la périphérie du lac, de l’habitat incontrôlé et de la pression foncière, ce qui accentuerait la dégradation environnementale de la région.


Les actions proposées dans le domaine de l’agriculture concernent l’aménagement des dispositions économiques et structurelles à l’égard des prix, des statuts fonciers, de la transformation et de la commercialisation des produits, de même que des projets de développement agro-sylvo-pastoral comprenant le développement de la qualité des productions de terroir, un accès facile aux crédits, le développement d’activités agricoles à temps partiel et l’initiation du tourisme « vert ».

Quant aux ressources naturelles, on doit dire que leur exploitation menace l’avenir de la région et engendre des pertes économiques très importantes. On peut citer, à titre d’exemple, la surexploitation des nappes d’eau périphériques, la surexploitation des forêts et des sols dans la zone de montagnes, la sous-exploitation des périmètres irrigués, les pertes en eau dans les réseaux de distribution, la dégradation des marais, la réduction des apports naturels au lac Ichkeul et les rejets industriels ou urbains dans les oueds.

La contrainte principale est l’accroissement des besoins en eau (domestique, irrigation et industrie) associé au développement régional. Cet accroissement pourrait entraîner, en l’absence de mesures compensatoires, la surexploitation des nappes souterraines et un prélèvement d’eau accru à partir des barrages. Les problèmes occasionnés à l’Ichkeul seraient évidents : toujours plus d’eau douce servirait les besoins socio-économiques au détriment des écosystèmes, et la surexploitation des nappes engendrerait une salinisation plus rapide notamment des marais.

La solution passe par une meilleure gestion des réseaux d’eau en commençant par une optimisation économique du coût de l’eau, par une meilleure tarification et une détection des fuites ainsi que par un contrôle des échanges hydriques entre les lacs de Bizerte et d’Ichkeul pour maintenir la qualité des eaux douces en prévenant la salinisation excessive de l’Ichkeul.

Quant à l’occupation des sols, on recommande de donner le statut de zone sensible aux zones entourant le Parc Ichkeul, notamment : une bande protégée de 2 km au sud ; une zone tampon à l’ouest et au nord pour protéger le Parc contre les nuisances liées aux activités paysagères et l’habitat incontrôlé ; une zone sensible protégée à l’est comprenant toute la bande de terre entre le lac Ichkeul et le lac Bizerte.

Dans les agglomérations aux environs du Parc (dont Mateur, Menzel Bourguiba), on recommande de procéder au traitement des eaux usées domestiques comme mesure d’accompagnement.

Plan de gestion optimale du territoire du Parc (PGT). Ce plan porte sur trois sous-ensembles de l’écosystème : le lac, les marais et le Jebel. Pour gérer de façon optimale le territoire, on a défini un plan de gestion de territoire regroupant trois programmes interdépendants : la gestion hydrique du lac, la gestion des écosystèmes et les mesures d’accompagnement socioéconomiques.

La gestion hydrique du lac est fondamentale, car ce n’est qu’en agissant sur les niveaux et la salinité des eaux que l’on pourra recréer dans le lac et les marais des conditions favorables à la reconstitution des herbiers essentiels aux oiseaux migrateurs.

Pour définir les modes de gestion et apprécier l’incidence des limitations d’apports d’eau douce, on s’est appuyé sur un important travail de modélisation qui a permis de simuler et de mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème lac-marais. De là, on a employé des outils de gestion adaptés aux comportements complexes de composantes biologiques dotées de mémoire et capables d’adaptations remarquables aux variations du milieu abiotique.

On a proposé le mode de gestion de l’écluse suivant :

1995-1996 : Pendant la période de remplissage du barrage de Sejnane, une gestion écologique de crise serait nécessaire. Il est recommandé de garder l’écluse ouverte, si en avril de chaque année, la salinité moyenne des eaux ne s’abaisse pas au-dessous d’un seuil « critique » de 40 g/L.


1997-2000 : Dès la mise en service du barrage de Sejnane et tant qu’on n’a pas transféré une quantité d’au moins 90 Mm3 d’eau par an provenant d’un barrage à l’extérieur du bassin versant d’Ichkeul, on serait en gestion écologique aléatoire. On maintiendra l’écluse fermée à partir du moment où, en avril, la salinité moyenne des eaux sera effectivement au-dessous du seuil critique.


Au-delà de 2000 : On serait en gestion écologique de stabilisation. Dans la mesure où l’on pourra transférer 90 Mm3 d’eau par an et les apports au lac se maintiendraient durablement autour de 280 Mm3/an en moyenne, on adoptera la procédure dite « écluse gérée » (ouverte pendant des périodes limitées de l’année conformément à des consignes bien définies). Dans le cas contraire, on fonctionnerait en écluse fermée, ce qui n’exclut pas des ouvertures exceptionnelles et limitées dans le temps.

Il faut dire qu’il n’y a pas vraiment de solution optimale pour la gestion du lac en raison des ouvrages hydrauliques existants ou programmés dans le bassin. Toute solution de sauvegarde exige un certain degré d’artificialisation du système, mais certainement pas le retour à l’état antérieur à 1984, sans barrages. Le gestionnaire du Parc doit tenir compte des faits suivants :

  1. La meilleure solution pour l’ensemble des compartiments biologiques, notamment pour les oiseaux et les poissons, est évidemment celle qui correspond aux plus grands apports d’eau douce possibles vers le lac (supérieurs à 280 Mm3/an).

  2. Entre 230 et 280 Mm3/an, on pourrait maintenir la chaîne potamogéton – oiseaux en gérant l’écluse suivant le mode fermé et en contrôlant les risques d’eutrophisation.

  3. En deçà de 230 Mm3/an, on entrerait dans le domaine de l’incertain car, historiquement, on n’a jamais connu cette situation. Aussi, même s’il est possible de maintenir une salinité acceptable avec une écluse en mode fermé avec pour seuls apports d’eau douce ceux des bassins versants, non contrôlés par des barrages (150 Mm3/an), on ne sait pas comment le lac réagirait en matière de biodiversité, de réaction biologique en chaîne, de risque de dominance des espèces actuellement absentes ou peu représentés, etc.


De plus, on a proposé un plan de gestion écologique (fig. 11.2). La zone à potamogéton, dans la partie ouest du lac face aux marais de Douimis, de Morrah, de Sejnane et de Melah (< 2500 ha) est à placer en sauvegarde exclusive. La zone de bordure entre le lac et le marais où se développent le potamogéton et le ruppia (face au marais de Joumine, < 150 ha) sont à placer en sauvegarde contrôlée. Enfin, la zone de restauration concerne les endroits où le potamogéton a disparu et/ou ne se régénère pas naturellement.

Les mesures de sauvegarde exclusive (pour protéger les zones à scirpes) s’étendraient sur les terres basses (1200 ha). Les actions de sauvegarde et de restauration (végétation à base de salicorne) concerneraient les terres intermédiaires (800 ha). Quant aux terres hautes (1000 ha) déjà colonisées par les agriculteurs et les éleveurs, on expérimenterait avec des actions de restauration herbagère pour réduire la pression sur le reste des marais.

Pour ce qui est du Jebel, il conviendrait de placer en sauvegarde exclusive les zones particulièrement riches et préservées à ce jour et de restaurer le reste.

Enfin, les mesures d’accompagnement socio-économique consistent principalement à développer la pêche (amélioration de la productivité), à transformer l’élevage (réduction de l’effectif de bétail et diversification), à réinsérer socio-économiquement les populations résidentes (par ex. création d’emplois, amélioration des revenus, des sources d’énergie de substitution), à créer des aires d’accueil et des pôles d’intérêts (par ex. jardin botanique, enclos d’exposition de faune, etc.) et à assurer le suivi des activités de développement dans les zones sensibles aux environs du Parc.

Un programme de suivi écologique du Parc de l’Ichkeul a aussi été proposé.

11.1.4 Leçons apprises
Cette étude a clairement montré l’utilité d’une approche intégrée à la gestion des écosystèmes du Parc National de l’Ichkeul, gravement atteints par des activités de développement non durable. L’objectif était de sauvegarder les zones peu affectées, de rétablir les parties les plus atteintes des écosystèmes et de concilier à la longue le développement socio-économique de la région et l’équilibre du parc.

Toutefois, la mise en oeuvre du plan proposé de gestion rationnelle du parc n’est pas sans problèmes et nécessite plusieurs mesures d’accompagnement (cadre institutionnel et juridique, sources de financement, structure de suivi et d’évaluation) et une période d’apprentissage relativement longue.

En plus, on n’a pas clairement défini les buts d’une réhabilitation du parc. On peut dire que ce processus répond à des besoins encore mal perçus, difficilement évaluables et, par conséquent, aisément contestables par rapport aux exigences du développement économique.

De toute manière, le Parc de l’Ichkeul pourrait constituer un véritable laboratoire national non seulement pour faire les observations et les études à caractère scientifique nécessaires à l’amélioration de la gestion environnementale, mais aussi pour apprendre une nouvelle approche de l’aménagement du territoire intégrant les critères décisionnels économiques, sociaux et environnementaux. L’importance nationale du Parc et le caractère pilote et « promotionnel » du projet justifient la création d’une agence autonome de gestion. Il en va de la réussite de l’application du plan de gestion du Parc, de la pérennité du suivi de l’état des écosystèmes et du rayonnement du Parc en tant que site spécial d’importance internationale.

* Section rédigée par Hassini Salah, ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources Hydrauliques (salahhassini@yahoo.com).

**La plupart des informations et des données sont extraites du rapport de l’« Étude pour la sauvegarde du Parc National de l’Ichkeul », réalisée par le ministère tunisien de l'Environnement et de l’Aménagement du Territoire et publiée en 1996.

***Pour plus d’information, voir la mission consultative RAMSAR, rapport 41, Ichkeul, Tunisie (2000), www.ramsar.org.


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