Génie informatique et génie logiciel
Futur étudiant
Le programme de génie logiciel, grâce aux cours à projets, vise à nous préparer à travailler dans un environnement collaboratif : beaucoup de travail en équipe! à la fin de mes études, on m'a approché pour 2 emplois à Londres....J'ai toujours préféré continuer mes activités à titre de consultant pour Univertic Solutions. Je participe donc aux activités de transfert de connaissances par le biais de formations destinées au personnel technique de clients. J'interviens également à titre de développeur junior au sein de l'équipe. Je m'attelle aussi à la création d'un bureau de génie conseil qui ciblera essentiellement une clientèle en dehors de l'Amérique. Je pense principalement aux continents africain et européen.
Mon baccalauréat à Polytechnique est le tremplin de ma vie professionnelle. J'ai pu, dès ma première année, faire un stage chez Matrox Imaging. À ma dernière année du bac, j'ai fait un autre stage au sein de Siemens Corporate Research à Princeton, New Jersey. Dans le groupe d'imagerie médicale à la suite de ce stage, l'entreprise m'a offert de financer complètement ma maîtrise et mon doctorat et ce, dans l'université de mon choix. Actuellement, je travaille sur mon doctorat à l'université de Nice pour développer de nouveaux moyens de détecter et de traiter le cancer.
Carlos Valcarcel, 25 ans, et Jean-Noé Morissette, 26 ans, ont obtenu leur baccalauréat en génie informatique à Polytechnique respectivement en 2003 et 2002.
Après son baccalauréat, Carlos, rigger chez Ubisoft, a fait un an de formation au Centre national d'animation et de design pour se perfectionner en animation 3-D et est entré chez Ubisoft immédiatement après, lui aussi en 2004.
Il travaille dans le département de cinématique, qui s'occupe de la production des séquences d'images insérées dans les jeux. C'est un rigger ou artiste technique ou ingénieur du personnage, en quelque sorte le marionnettiste de la mécanique virtuelle mise en oeuvre, un poste très tech nique.
« Il y a d'abord le modeleur, qui sculpte le personnage, puis le textureur, qui peaufine son aspect, puis le rigger , qui construit son squelette à l'aide de lignes et de bones, ou points de pivot, et enfin l'animateur, qui le fait bouger et lui donne ses pauses clés », explique Carlos.
Le rigger automatise les animations en faisant en sorte de conserver leur volume aux personnages et aux objets malgré les mouvements, s'assure de la compatibilité entre les logiciels et conçoit au besoin des programmes pour transférer des éléments d'un logiciel à l'autre.
« On développe toutes sortes d'algorithmes pour augmenter sans cesse le réalisme des jeux et c'est ce qui me plaît le plus. Je suis content d'avoir fait un bac en génie informatique à Polytechnique. Sans cette formation, je suis certain que j'aurais besoin de plus de temps pour comprendre et résoudre les problèmes qui se présentent. »
L'employeur de Jean-Noé et Carlos est le 5 e éditeur mondial de jeux vidéo. « L'effectif du studio montréalais d'Ubisoft, qui est actuellement de 1000 employés, devrait augmenter de 200 personnes par an au cours des cinq prochaines années, affirme Claude Reeves, vice-président des ressources humaines. Petit à petit, tout le monde comprend que notre industrie offre non seulement des débouchés immédiats, mais aussi de véritables carrières à long terme et il est certain que plus les technologies progresseront, plus ce sera vrai. D'ailleurs, nous recrutons de plus en plus de diplômés universitaires et d'ingénieurs. »
Depuis janvier 2005, Jean-Noé et Carlos sont aussi chargés du cours « Ingénierie des applications multimédia interactives », mieux connu sous l'attirante appellation de « cours de jeux », que suivent une vingtaine d'étudiants de 4 e année dans le cadre de l'« orientation de spécialité » Multimédia offerte dans les cursus de génie informatique et de génie logiciel à Polytechnique.
Les cours et parcours de Jean-Noé et Carlos vous intéressent? Les baccalauréats en génie informatique et en génie logiciel et la nouvelle orientation Multimédia de L'École Polytchnique de Montréal sont faits pour vous!
Jean-Noé, programmeur chez Ubisoft, s'intéresse aux ordinateurs depuis son plus jeune âge, en partie grâce à un grand frère mordu de jeux vidéo. Il fait ses premières armes dans la programmation en langage C à 12 ans en concevant un logiciel pour créer des personnages de jeux de rôle. Depuis, il s'est spécialisé dans la composante réseau des jeux.
Dès la première année de son bac, Jean-Noé prend en charge avec Carlos le comité d'infographie de Polytechnique, Polymage, lequel se propose de faire des petits films numériques pour les autres comités étudiants et l'École elle-même. La dernière année, on lui demande de superviser le laboratoire d'infographie, une responsabilité qui l'enthousiasme.
Deux années de suite, en 2002 et 2003, il remporte une compétition internationale de création virtuelle (Laval Virtual, en France), et on lui confie alors la charge du cours de programmation avancée en C++. Peu après, il interrompt sa maîtrise pour aller travailler chez DC Studios, puis chez Ubisoft en 2004, tout en continuant à donner son cours. À ce jour, il a collaboré à la production de quatre jeux, dont un chez Ubisoft.
« Mon travail consiste essentiellement à faire du code, mais ce n'est jamais la même chose, assure-t-il. Les jeux sont toujours différents, donc la programmation aussi, et ça évolue tous les jours. D'ailleurs, ça va prendre du temps avant que les futurs jeux tirent pleinement parti de toutes les possibilités offertes par la prochaine génération de plateformes. Je n'imagine pas que je puisse m'ennuyer un jour! »
Geneviève Picard, 25 ans, détentrice d'un baccalauréat en génie informatique de Polytechnique obtenu en 2001, a commencé par travailler chez Artificial Mind & Movement comme conceptrice de logiciel pendant deux ans, dès sa sortie de l'École. C'est l'expérience acquise lors de stages chez Matrox Graphics et Laboratoire Maz qui lui a permis de trouver ce premier emploi aussi rapidement.
Son parcours professionnel s'est décidé en cours de route. « Après un an de génie chimique, j'ai bifurqué en génie informatique, en me disant que c'était celui qui me permettrait le plus d'exploiter mes forces en mathématiques. En plus, j'étais curieuse de comprendre comment fonctionnait la programmation. »
Depuis 2004, Geneviève travaille à titre d' ingénieure logicielle chez Electronic Arts , le premier acteur mondial du secteur des jeux vidéo et le quatrième parmi les compagnies de logiciels. Ce qui lui plaît le plus aujourd'hui, c'est la découverte du résultat visuel de ses calculs : « La programmation, c'est totalement abstrait, mais les données semblent prendre vie dans le jeu, et c'est la transformation des codes en images qui me fascine. »
Il faut environ dix-huit mois pour créer un jeu vidéo, dont six à huit pour bâtir le moteur propre à chaque jeu, selon que l'on part de rien ou d'une base de code existante. « C'est un travail qui touche le rendu graphique, la simulation de la dynamique, le son, les interfaces, l'animation, si bien que les tâches changent en permanence. Elles peuvent être ponctuelles ou au contraire assez longues. Il faut documenter le travail à faire, estimer sa durée, concevoir les caractéristiques et les fonctionnalités des interfaces, etc. »
Sa mise en garde aux étudiants en génie informatique ou logiciel : « Beaucoup s'imaginent qu'ils vont devenir directeurs de projet dès l'embauche, oubliant que, comme dans beaucoup de jeux, il y a des niveaux de difficulté. Ils vont devenir directeurs de projet, sans aucun doute, mais peut-être pas la première semaine. Ce qui est certain et que je tiens à leur dire, c'est qu'il est essentiel de faire des stages et de bien maîtriser les langages de programmation tels que le C++ et Java », prévient-elle.
Comment la polytechnicienne envisage-t-elle son avenir professionnel? Elle se voit bien se tourner petit à petit vers la gestion de projets pour s'occuper davantage de création et d'échéancier et un peu moins de technique, peut-être même chez le même employeur. « Electronic Arts offre un bon encadrement et plein de possibilités de formation et de carrière. Évidemment, c'est un secteur très compétitif, en pleine effervescence, avec une croissance annuelle de 10 à 15 %, et il y a du mouvement. Si ça se calme un peu un jour, ça pourrait finir par devenir un milieu de travail parfait », plaisante-t-elle.
Vous voulez suivre les pas de Geneviève? Les baccalauréats en génie informatique ou en génie logiciel et la nouvelle orientation Multimédia de L'École Polytechnique de Montréal sont faits pour vous!
Sébastien Lavier, 35 ans, titulaire d'un baccalauréat en génie informatique obtenu à Polytechnique en 1991 et d'une maîtrise en Informatique de l'Université de Montréal (1993), est directeur du Groupe Technologie chez Ubisoft depuis 2003.
Il fait partie de la troisième promotion d'ingénieurs informaticiens de Polytechnique. « À l'époque, nous étions vus soit comme des ingénieurs électriciens ratés, soit comme des programmeurs ratés. On avait même de la difficulté à trouver des jobs d'été dans les entreprises de pointe », se souvient-il. Les choses ont bien changé depuis!
Sébastien est encore étudiant lorsqu'il décide de se lancer dans le monde du 3-D en tant qu'entrepreneur. Avec deux amis de Poly, Michel Besner et André Gauthier, il fonde Kaydara, chef de file dans le développement de logiciels d'animation, une entreprise qui a contribué, avec Softimage et Discreet, à la renommée internationale de Montréal dans ce domaine. Parmi ses clients, Kaydara compte Sony Pictures et Industrial Light and Magic, la division des effets spéciaux de George Lucas, le réalisateur de Star Wars.
De 1994 à 1996, il est parallèlement chef d'équipe informatique chez Softimage. En 2000, il quitte Kaydara (aujourd'hui filiale d'Alias, chef de file mondial du 3-D) et crée, avec quatre associés, Laboratoire Maz, spécialisé en technologies de projections tridimensionnelles lors de spectacles. Deux ans plus tard, il fonde avec un autre associé une entreprise de service de facturation informatisée s'adressant aux médecins.
Enfin, en 2003, Sébastien entre chez Ubisoft. Il y dirige une trentaine de personnes, dont la moitié sont des ingénieurs. « Mon équipe développe les outils et les composantes logicielles nécessaires à la création de jeux vidéo, et c'est un gros défi, car nous devons constamment anticiper la demande des concepteurs. »
Ubisoft est le 5 e éditeur de jeux vidéo dans le monde et son studio montréalais a toujours une douzaine de projets en développement. « L'industrie du jeu vidéo est aujourd'hui le moteur du secteur du 3-D. Il faut prendre conscience que nous entrons dans une période palpitante, car la prochaine génération de consoles de jeux va permettre un saut qualitatif considérable », affirme Sébastien. D'après lui, le développement des jeux vidéo pose les défis technologiques les plus élevés que l'on puisse rencontrer aujourd'hui dans le domaine informatique, avec la programmation 3-D en temps réel, multi-plateforme, la simulation de l'environnement physique, la manipulation de l'environnement, etc.
« On se sert de quantité de notions de base dans la programmation des jeux. Ce sont les mathématiques, l'intelligence artificielle et la physique qui nous permettent de donner vie à nos personnages en les modélisant, en les faisant bouger et en simulant leur interaction avec l'univers qui les entoure, par exemple une fissure dans un mur, de l'eau qui coule, le bruit produit par le frottement d'un objet, etc. La formation scientifique polyvalente de l'ingénieur informaticien se révèle donc très utile. En plus, Polytechnique valide constamment le contenu de ses programmes avec l'industrie, ce qui est essentiel étant donné la vitesse à laquelle les choses progressent dans le monde virtuel. »
Le parcours de Sébastien vous fait rêver? Les baccalauréats en génie informatique ou en génie logiciel et la nouvelle orientation Multimédia de L'École Polytechnique de Montréal sont faits pour vous!