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4 - Dernier sprint

 

Tiens bon!

La Motivation

«La motivation est la capacité d'une personne de trouver en elle-même les raisons de ses choix et de ses actions, ainsi que l'énergie pour les respecter et les réaliser»

En fin de trimestre la majorité des étudiants sentent une baisse importante d'énergie et se disent moins motivés....Qu'est-ce qui peut influencer la motivation?

Lorsqu'on ressent ce manque de motivation, il y a quelques questions à se poser.

  • La première chose à vérifier c'est notre hygiène de vie. Est-ce qu'on dors bien? Au moins 6 à 8 heures par nuit? Respecte-t-on un horaire régulier pour les repas? Les aliments qu'on choisit sont-ils nutritifs? (fruits, légumes, protéines...) S'accorde-t-on du temps pour relaxer, se changer les idées, avoir du plaisir? Voir ses amis, les gens qu'on aime. Avons-nous des occasions régulières de bouger, de faire de l'activité physique?
  • Une autre question pertinente: A-t-on «sacrifié» quelque chose pour les études, les travaux, etc... Une activité qu'on aimes beaucoup? Ne plus voir sa blonde ou son (ses) chum(s) pour des semaines? Lorsqu'on renonce à quelque chose ou quelqu'un qu'on aime beaucoup, surtout s'il(s) a(ont) fait partie de notre équilibre, il est très difficile de garder notre motivation. Le «renoncement» est peut-être trop grand... Ne pourrait-on pas se planifier un horaire qui satisferait l'ensemble de nos besoins?
  • Finalement, une question essentielle est: Quel sens donne-t-on à ses études? Sait-on pourquoi on étudie? Bien que notre objectif de devenir ingénieur soit clair, il n'est pas toujours aussi évident de donner un sens à chacun de ses cours, d'en voir l'utilité pour soi afin de stimuler sa motivation.

Besoin d'aide? On peut prendre rendez-vous avec le psychologue au Bureau de soutien aux études (C-240). Il est possible alors d'explorer avec lui les causes possibles d'une baisse ou d'un manque de motivation.

Gestion du temps

«Je n'aurai jamais assez de temps»; «Ce n'est pas le temps!»;
«Déjà! je n'ai pas vu le temps passer...»

Une des principales sources de stress vient de la pression que l'on ressent à l'idée que nous n'aurons pas suffisamment de temps pour faire ce qui est important pour nous. Être à la dernière minute, c'est essoufflant...

Passer à l'action!

  • On se concentre sur ce qu'on peut changer.
  • En laissant ce qu'on ne peut pas changer.
  • On consacre du temps au temps.
  • On priorise les objectifs du plus au moins important.
  • En étant attentif aux voleurs de temps...

La liste des chronophages («mangeurs de temps») est longue. Elle se divise en deux; les voleurs externes et les voleurs internes. Quels sont-ils? Jean-Louis Servan-Schreiber (dans «L'art du temps») en propose des exemples:

Voleurs externes

  • Appels téléphoniques imprévus ou inutilement longs.
  • Collègues voulant faire la conversation.
  • Se sentir obligé d'être disponible.
  • Réunions trop fréquentes, trop longues.
  • Ménage, courses, cuisine.....

Voleurs internes

  • Objectifs personnels confus et changeants.
  • Absence de plan de travail.
  • Tendance à en faire «trop», perfectionnisme.
  • Manque d'ordre.
  • Inaptitude à dire «non».
  • Fatigue, baisse de forme, etc...

Outillez-vous!

Et si vous aviez dans un seul coup d'oeil tout l'horaire du trimestre? Un bon moyen de ne rien rater, c'est la méthode du calendrier, sur lequel on inscrit les dates importantes: congés, travaux, examens, sorties, rendez-vous.... L'horaire hebdomadaire est également nécessaire pour se repérer. On y inscrit d'abord les obligations fixes (transport, cours, laboratoires, etc...) puis on s'accorde suffisamment d'heures de sommeil, ensuite avec la disponibilité qu'il nous reste, on se définit une banque de périodes d'études potentielles et enfin des périodes où l'on se fait plaisir! Pensez à vous, prenez le temps de relaxer au cours de vos journées!

Apprendre à dire NON : il est possible de protéger son temps de façon efficace sans être impoli lorsqu'on tient l'usage de son temps pour un bien précieux...

Pourquoi, même si on sait comment gérer son temps, ne le fait-on pas? Voici quelques pistes de réflexion....

Bénéfices secondaires à la mauvaise gestion du temps

  • Se donner l'impression d'être stimulé pour ne pas voir son manque de motivation?
  • Utiliser l'angoisse du retard pour se donner l'illusion d'une vie intense?
  • Éviter certaines responsabilités?
  • Fuir des relations interpersonnelles difficiles?
  • Éviter une évaluation réelle en se donnant jamais tout le temps nécessaire pour étudier ou pour faire un travail (parce qu'on en craint généralement les résultats...)?
  • Se donner une identité de personne affairée?
  • S'accommoder de ne pas réfléchir sous prétexte que c'est une perte de temps?
  • Attirer l'attention, mobiliser l'entourage?

Pour en connaître davantage sur la gestion du temps, vous pouvez

Articles à lire

La procrastination

Qu'est-ce que c'est? C'est une tendance à tout remettre à demain, donc d'attendre toujours à la dernière minute...

Cette tendance devient un gros problème lorsque les conséquences sont difficiles à accepter et que la personne en ressent de la culpabilité, des remords et qu'elle se sent de moins en moins confiante.

Marie-Andrée Linteau, psychologue, dit «La procrastination, ce n'est ni de la paresse, ni de la mauvaise volonté. C'est une façon, subtile parfois, de se protéger de peurs intenses et d'éviter de faire face à des problèmes personnels» (Vies-à-Vies, septembre 1998).

Si tu souffres de procrastination et aimerais en parler pour essayer d'améliorer ta gestion du temps, tu peux prendre rendez-vous avec Gilles Lussier, psychologue, au bureau d'encadrement C-240.

Pour plus d'informations: Centre de soutien aux études et de développement de carrière de l'U de M.

Article à lire : «La procrastination ou la folie de la dernière minute», (Vies-à-Vies)

La fatigue

Afin de bien résister aux différents stress qui t'attendent en cette période de remise de travaux et d'examens, voici les principales recommandations pour bien augmenter ta résistance au stress:

  • Éviter les abus toxiques: alcool, drogues (prescrites et non prescrites), caféine et tabac qui ont pour effet ultime d'épuiser notre métabolisme et qui entraînent des effets secondaires pernicieux.

Avoir une saine hygiène de vie:

  • Sommeil régulier et suffisant (6 heures par nuit).
  • Exercice physique régulier (c'est une des principales sources d'énergie et de régulation thymique dont un effet antidéprime).
  • Alimentation équilibrée (ATTENTION: Un surplus de vitamines ne donneras pas plus d'énergie, au contraire, on peut endommager nos reins et notre foie si on dépasse les doses recommandées!).
  • Planifier et respecter son budget.
  • Cultiver le sens de l'humour: apprendre à se prendre moins au sérieux!
  • Se faire plaisir: ne pas attendre que les plaisirs viennent des autres ou par hasard. On mérite au moins un plaisir par jour qu'on aurait avantage à planifier d'avance.
  • Avoir des amis: entretenir et cultiver les amitiés où la réciprocité est à l'honneur; enrichir son réseau si besoin en se ménageant des complices privilégiés avec lesquels partager nos pensées les plus intimes régulièrement.
  • Gérer son temps selon des priorités!

Le sommeil

Le métier d'étudiant est parfois laborieux et c'est souvent le sommeil qui en paie le prix au détriment de la santé. Des examens à passer, l'annonce d'un échec, une dispute avec «l'être cher» ou des amis, la date de remise des travaux qui approche trop vite....mille et une raisons peuvent affecter la qualité du sommeil. Voici quelques suggestions pour favoriser un sommeil paisible et réparateur...

  • D'abord évite les «stimulants». Cela semble évident mais tous les insomniaques «fonctionnent» au café, histoire de se tenir éveillé pendant les cours... C'est la même chose pour le tabac et l'alcool.
  • Évite de faire un exercice vigoureux avant d'aller au lit, par contre de l'exercice tous les jours favorise le sommeil le soir venu...
  • Respecte un horaire de sommeil stable, dans la mesure du possible. Tu as avantage à te coucher et à te lever aux mêmes heures et ce, même après une nuit blanche. La restauration de ton rythme biologique est fondamentale.
  • Il est préférable de ne pas faire de sieste pendant la journée. De plus, si tu as un partenaire qui ronfle, il vaudrait mieux faire chambre à part pour quelques temps...
  • Prends une pause avant d'aller te coucher, surtout après avoir étudié toute la soirée; profites-en pour prendre soin de toi et adopte un certain rituel soit prendre un bain calmant, regarder la télévision, prendre un breuvage apaisant.
  • Dors dans un lieu frais, sombre et silencieux, si possible et évite de t'installer au lit pour lire, regarder la télévision ou collationner. Tourne ton réveil afin de ne plus voir l'heure quand tu es éveillé, de cette façon, tu ne pourras plus compter tes heures d'insomnie.
  • Porte des vêtements de nuit amples et confortables.
  • Évite la panique de trois heures du matin.... Essaie d'accepter que tu ne dormiras pas, tu seras alors moins anxieux et qui sait... le sommeil viendra peut-être alors que tu ne l'attendais plus!
  • Si tu n'arrives vraiment pas à dormir, alors lèves-toi et fais une activité assez calme (lire, regarder la télévision en attendant que la somnolence revienne...)
  • Attention aux médicaments relaxants (Valium et cie.) on s'y habitue vite et de plus, au bout de quelques semaines, leur efficacité diminue.
  • Prends tes nuits blanches au sérieux....et n'hésites pas à consulter un professionnel de la santé en cas d'insomnie persistante.

Article à lire : «L'enfer insomniaque, comment en sortir vivant?» (Gaëtane La Plante)

 

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