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  Numéro 45 , février 2007
 
sommaire
Mot du directeur
Des ingénieurs humanistes, ça existe!
La Bibliothèque au fil du temps
Une entrevue avec Thomas Desseaux
Qui est-il?
Colombo cuisiné
La face cachée de Google Scholar
Perdus dans l'espace!
L'icône qu'on clique
On sonde le terrain
Attirés par la lumière?
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Nouvelles
Échos de la boîte à suggestions
La Bibliothèque c'est aussi...
Échos de la boîte à suggestions



ligne L'intolérable douleur d'attendre

« J'aurais besoin en urgence des deux livres suivants : […]. Le catalogue dit qu'ils sont en commande. Je les ai réservés depuis bientôt trois mois! C'est long! »

En effet, trois mois c'est long longtemps quand on a besoin d'un livre. Toutefois, ce délai entre votre demande et la disponibilité de vos livres n'a malheureusement rien d'exceptionnel. Voyons ce qui peut se passer entre ces deux moments.

D'abord, lorsque vous avez découvert les notices qui vous intéressaient dans le catalogue, nous venions tout juste de commander vos deux livres. Vous n'avez pas eu de chance, car nous avons dû attendre plus longtemps pour les recevoir que si vous aviez demandé des livres qui avaient été commandés depuis quelques semaines déjà.

Le temps écoulé entre la commande d'un livre et son arrivée à la Bibliothèque est, bien entendu, la partie de votre attente sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Nous ne pouvons pas téléphoner jour après jour à un fournisseur et lui dire : « Pis, mes livres, ça s'en vient? »

De plus, il n'est pas rare que nous commandions à partir de catalogues ou d'annonces de prépublications, souvent sans le savoir. Si tel est le cas, cela signifie que les ouvrages commandés ne sont même pas encore imprimés! Les fournisseurs doivent donc les attendre eux-mêmes avant de nous les expédier.

Avec tout ces impondérables, le délai entre la commande et la réception d'un livre à la Bibliothèque peut s'étirer jusqu'à plus de deux mois, et c'est vraisemblablement ce qui est arrivé dans votre cas.

De plus, quand les deux livres ont fini par arriver, il a fallu les envoyer aux services techniques. Il s'agit certes d'une nouvelle période d'attente, mais cette fois, nous pouvons écourter les délais en marquant vos livres « traitement prioritaire ». Ainsi, à chacune des étapes de la chaîne « traitement » (création de la notice descriptive, attribution de la cote et des sujets, pose des étiquettes et de la bande antivol, etc.), vos livres sont passés parmi les premiers.

En fait, vous auriez pu attendre encore davantage! En effet, il est parfois nécessaire, avant de les traiter, d'envoyer certains livres chez un relieur commercial, extérieur à la bibliothèque. Ce dernier va les équiper pour qu'ils puissent survivre à l'utilisation intensive qu'ils devraient connaître. Le cas échéant, il faut donc ajouter le temps de la reliure (jusqu'à six semaines) à celui de la livraison par le fournisseur.

Enfin, il faut aussi numériser certains documents tels les thèses et mémoires de l'École (on les envoie chez ProQuest), une opération qui peut prendre à elle seule jusqu'à… six mois!

Vous avez compris qu'on parle ici de cas extrêmes. En réalité, quand vous découvrez dans notre catalogue des livres marqués « en commande », ils sont, la plupart du temps, assez près d'arriver à la Bibliothèque.

Alors, chanceux ou malchanceux? Cela dépend généralement du statut de la notice bibliographique qui vous intéresse. Un statut « en traitement » est toujours plus encourageant qu'un statut « en commande », « en reliure » ou « en numérisation ». Par contre, un statut « en commande » n'est pas si mal quand le livre commandé arrive quelques jours seulement après votre demande de réservation.

Quoi qu'il en soit, si vous êtes malchanceux et que l'attente devient une douleur trop intolérable, n'oubliez pas l'option du prêt entre bibliothèques.

ligne Le directeur sort les poubelles!

« J'aimerais savoir pourquoi on retrouve un nombre impressionnant de poubelles dans la bibliothèque alors qu'on pas le droit d'y boire ni d'y manger et qu'il n'y a que très peu de bacs de recyclage. Je sais qu'il y en a dans la salle des photocopieuses et c'est très important, en effet, mais dans le corps de la bibliothèque, près des bureaux de travail, par exemple, on retrouve plein de journaux et de feuilles usagées dans les poubelles, c'est un peu désolant. D'autant plus que (la bibliothèque) sera citée comme exemple de bibliothèque écologique au 33e congrès annuel et colloque de l'ASTED par M. Richard Dumont que vous connaissez sans doute … »

Je le connais très bien, Monsieur Dumont, et je sais même qu'il a une sainte horreur des poubelles!

Et puis, si vous avez déjà lu, dans ce même numéro, la nouvelle de Lyse Bourget, vous savez que l'ère des poubelles à la Bibliothèque est enfin révolue! Je dis « enfin » car ça en a pris du temps! Mais c'est comme dans toute rénovation majeure : au début, ça va vite, mais la finition…!

Il faut dire que de nombreuses demandes comme la vôtre nous ont aussi « poussé dans le dos ». Alors, merci.

La balle est maintenant dans votre camp. À vous de jeter les bons déchets dans les bons contenants. Une question de comportement qui, désormais, ne pourra plus s'abriter derrière « l'inaction » de la Bibliothèque.

Quant à Richard Dumont, on a enfin fini de l'entendre râler à propos des poubelles! Nos réunions devraient être un peu plus calmes…

ligne Le soleil pour vous aider

« Je voudrais chercher et flâner (« browser ») dans la portion culturelle de votre catalogue mais je ne la trouve nulle part. Par contre, vous m'offrez les normes techniques, les ressources électroniques et autres portions de votre collection. Pourquoi ce « deux poids, deux mesures »? »

La seule raison pour laquelle, jusqu'à maintenant, nous n'offrions pas notre collection culturelle en mini-catalogue comme nous le faisons pour d'autres de nos collections, c'est justement qu'elle était trop « mini ».

Chercher par auteurs, par titres, voire par sujets, dans une trop petite collection peut se révéler plus frustrant qu'autre chose. En effet, combien de recherches faites à partir de tous les auteurs, titres ou sujets possibles n'aboutiraient à rien?

Cependant, à mesure que le temps passe, des livres s'ajoutent et nous constatons un vif intérêt pour cette collection à saveur particulière. Nous allons donc ajouter l'option que vous nous demandez.

Désormais, à partir de notre catalogue, vous pourrez interroger une nouvelle « sous-base » de données qui s'intitulera « Collection culturelle ».

Mais attention! La meilleure manière de flâner dans notre collection culturelle demeure d'aller la voir sur place, d'autant plus qu'elle est toute concentrée dans un même endroit! Comme dans une librairie, avec, si vous êtes le moindrement chanceux, le soleil pour vous éclairer dans votre recherche…

André Maltais

Issn

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