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  Numéro 52 , octobre 2011  
 

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sommaire
Mot du directeur
Sondage
Au revoir, Minh-Thu Nguyen
Entrevue avec V-Smart
De la Coca aux caresses
Pour ne plus traiter les mêmes livres chacun chez soi
Des noms qui en disent long (3)
Tout le monde en ligne
Les revues sortiront-elles du catalogue?
chroniques
Nouvelles
Des fils qui ReSStent
L'heure du « compte » : le progrès dans la continuité en 2011-2012
Échos de la boîte à suggestions
Le Bleu a toujours la cote
La Bibliothèque c'est aussi...

 

Les revues sortiront-elles du catalogue?

La Bibliothèque acquiert des ressources électroniques plus vite que les Services techniques ne peuvent les traiter. D'où la nécessité de revoir nos stratégies de traitement.

Pour l'année 2010-2011, les Services techniques avaient comme premier objectif de revoir les stratégies de traitement et d'indexation en matière de livres électroniques acquis en lots. Plusieurs raisons motivent cette décision.

Tout d'abord, durant les dix dernières années, le nombre de documents imprimés traités n'a que très peu bougé, fluctuant entre 2 000 et 2 500 par an. Quant au nombre total de livres électroniques acquis, il est passé de 100 en janvier 2001 à environ 65 000 à la fin d'août 2010. Une augmentation de plus de 600 %! En outre, durant ces mêmes années, la Bibliothèque a entrepris l'enrichissement par tables des matières et l'indexation de ses collections afin d'offrir aux usagers un accès par sujets en français.

Donc, malgré l'augmentation du personnel et les moyens mis en œuvre pour accélérer la disponibilité des données bibliographiques dans le catalogue (modifications et chargements en lots), le rythme de traitement des monographies électroniques ne peut pas suivre celui de leur acquisition. Une révision en profondeur des stratégies de traitement s'impose.

Dès le début de l'automne, l'équipe s'est réunie afin de cerner plus précisément les sujets dont elle voulait discuter, de déterminer la procédure à adopter et de planifier un calendrier de rencontres.

Les réunions se sont ensuite échelonnées d'octobre 2010 à janvier 2011. On y a abordé les sujets suivants : description bibliographique, points d'accès, niveau et méthode d'indexation, niveau de traitement selon le type des documents, ressources humaines, besoins et habitudes de recherche des usagers.

La première conclusion de l'équipe est que le catalogue demeure la meilleure porte d'entrée, notamment pour les livres électroniques, car il évite aux usagers d'effectuer des recherches sur plusieurs plateformes et à l'aide d'interfaces différentes. Sur la base de ce constat, l'équipe décide de maintenir le traitement des monographies électroniques et leur ajout au catalogue.

Elle s'entend par contre pour recommander l'arrêt du traitement des périodiques électroniques. L'existence de OpenURL (SFX) et de 360Search – de nouveaux outils de recherche de plus en plus efficaces qui mènent directement au contenu intégral et qui sont déjà offerts à nos usagers – semble rendre presque inutile le passage par le catalogue pour le repérage des périodiques.

Quant aux communications de conférences électroniques, elles sont repérables par les moteurs de recherche. Et comme la description bibliographique des conférences s'avère une tâche longue et complexe, l'équipe a formulé plusieurs propositions pour la simplifier.

Nous en sommes donc venus à la conclusion que la description des ressources électroniques dans le catalogue peut donc, à notre avis, être réduite de beaucoup puisque les usagers peuvent maintenant accéder au contenu en un ou deux clics. Il nous restait ensuite à choisir les points d'accès à éliminer ainsi que le niveau d'indexation à adopter afin d'accélérer encore le catalogage.

Les membres de l'équipe ont donc examiné les points d'accès pour chacun des types de documents catalogués afin d'évaluer leur pertinence et leur nécessité. Ils ont retenu des pistes d'améliorations, dont certaines sont déjà en vigueur.

L'équipe s'est aussi penchée sur l'indexation. L'évaluation a surtout porté sur le choix des collections électroniques à indexer, la méthode d'indexation à utiliser et le temps nécessaire à cette opération. Les discussions ont permis d'entrevoir certaines possibilités d'amélioration et d'économie de temps pour tenir compte des ressources humaines disponibles et du budget alloué pour l'indexation.

Après sept réunions, nous avons présenté un rapport détaillant les propositions de changements au directeur et aux autres équipes de la Bibliothèque. Avec l'aide de nos collègues, nous prévoyons valider auprès des usagers les changements ayant un impact important pour eux.

Nous croyons pouvoir appliquer les grandes orientations dégagées de nos réflexions au cours de l'année 2011-2012.

Sylvie Rancourt et Minh-Thu Nguyen
Issn

Droits d'auteur : cet article est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

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