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Éditeur :
Luc Foucault

Comité de rédaction :
Lison Dallaire
Richard Dumont
Marie-Hélène Dupuis
André Maltais
Sylvie Rancourt
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Numéro 39
Mai 2003
Imprimer ce numéro (18 p.)
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Numéros antérieurs :
Numéro 38 (2002)
Numéro 37 (2002)
Numéro 36 (2001)
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Ecole Polytechnique - Bibliothèque

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© École Polytechnique
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À qui appartient la science?


Dans le bon vieux temps, les périodiques imprimés auxquels nous étions abonnés demeuraient la propriété de la Bibliothèque. On pouvait aussi en retrouver des exemplaires dans d'autres bibliothèques. Les usagers avaient donc une certaine assurance quant à la préservation des résultats de la recherche. Il en est autrement pour les périodiques électroniques. En effet, les éditeurs conservent la propriété des fichiers et des données, et les utilisateurs ont accès, en vertu de licences institutionnelles, aux articles électroniques tant que les bibliothèques continuent de payer les redevances annuelles.

On a vu depuis quelques années que plusieurs grandes entreprises peuvent, du jour au lendemain, s'effondrer et disparaître complètement. Les Elsevier, Kluwer et Wiley de ce monde ne sont pas à l'abri de telles situations. Cet état de choses soulève bien des inquiétudes, car la faillite d'un éditeur mettrait fin à l'accès aux périodiques électroniques, incluant les articles pour lesquels nous avons déjà payé des redevances, et pourrait même entraîner la destruction des fichiers.

En août 2002, Elsevier Science et la Bibliothèque nationale des Pays-Bas ont annoncé la conclusion d'une entente visant à assurer la conservation des fichiers et la continuité de l'accès à ces fichiers en cas de catastrophe. Voici les points saillants de cette entente historique:

  • dépôt de tous les fichiers numériques d'Elsevier à la Bibliothèque nationale des Pays-Bas, y compris les anciens numéros après leur numérisation;
  • accès aux fichiers déposés à la Bibliothèque par les usagers qui se présentent sur place;
  • en cas d'interruption de longue durée des services d'Elsevier, la Bibliothèque nationale des Pays-Bas participerait à la mise en place d'un service temporaire;
  • enfin, en supposant le pire — soit la fin des opérations d'Elsevier—, la Bibliothèque nationale des Pays-Bas deviendrait le diffuseur mondial des fichiers déposés par Elsevier en vertu de cette entente.

Dans le cas d’Elsevier, nos sommes donc assurés d’un accès permanent aux périodiques et il sera possible d'élaguer les copies imprimées, en autant bien sûr que la qualité des versions électroniques soit acceptable, ce qui n’est pas toujours le cas, malheureusement.

Pour en savoir plus sur les questions reliées à la conservation et à l'accès aux ressources électroniques, nous vous suggérons la lecture de « Le libre accès à l’information scientifique et technique : l’état de l’art », un état de la question préparé pour l'INIST à l'automne de 2002.

Marc Hiller