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Éditeur :
Luc Foucault

Comité de rédaction :
Lison Dallaire
Richard Dumont
Marie-Hélène Dupuis
André Maltais
Sylvie Rancourt
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Numéro 39
Mai 2003
Imprimer ce numéro (18 p.)
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Numéros antérieurs :
Numéro 38 (2002)
Numéro 37 (2002)
Numéro 36 (2001)
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Ecole Polytechnique - Bibliothèque

Bibliothèque
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© École Polytechnique
de Montréal - Bibliothèque

 


 

Échos de la boîte à suggestions


Recherches par domaines d’études

«Pour mieux répondre à mes besoins, j’aimerais que le catalogue de la Bibliothèque puisse me permettre de faire une recherche de livres selon mon domaine d’études à Polytechnique. Par exemple, je suis en génie industriel, j’apprécierais ne pouvoir consulter que des livres de génie industriel. Un livre comme Systèmes de manutention des produits chimiques pourrait porter les domaines « génie industriel » et génie chimique ».»

Voilà une suggestion bien intéressante. Le catalogue de la Bibliothèque pourrait ainsi être subdivisé en sous-bases de données appelées « Génie industriel », « Génie chimique », etc.

Le problème, c’est un manque de ressources humaines. En effet, nos services techniques suffisent à peine à attribuer les sujets en français (répondant à un tout autre besoin que les domaines d’études dont vous parlez) et à saisir les tables des matières de nos livres en français et d’une partie de nos livres en anglais. De plus, notre personnel doit importer et adapter les descriptions bibliographiques de tous les livres, en plus de contrôler la forme des noms et titres sur lesquels portent vos recherches (noms de personnes, titres de collections, noms d’organismes, etc).

Nous avons aussi à traiter des milliers de titres de périodiques, compte rendu de conférences (IEEE, ACM, etc) et livres en version électronique. Sans parler des innombrables publications et sites Web intéressant étudiants et professeurs en génie! Mais nous faisons quelque chose qui se rapproche un peu de ce que vous proposez avec notre liste mensuelle de nouvelles acquisitions. Nous avons créé plus d'une trentaine de « grands domaines » en rapport avec la cote donnée aux livres (voir l’article de Minh-Thu Nguyen). Mais, bien sûr, ces catégories ne correspondent pas toujours à un domaine d’étude tel qu’il est enseigné à l’École et un livre ne peut entrer que dans une seule de ces catégories puisqu’il n’a qu’une cote.

Mais c’est un pas dans le sens du besoin que vous exprimez.

Encore le bruit!

« Le silence n’est jamais respecté ». « Le travail personnel n’est plus possible à la Bibliothèque ». « La Bibliothèque est un lieu de rencontre sociale » pour certains étudiants « qui parlent tout le temps et qui ne font rien d’autre que de nous taper sur les nerfs ». « Faites respecter le silence! ». « Faut-il instaurer des punitions pour les gens qui crient, discutent, rient à haute voix et même courent et hurlent dans la Bibliothèque? ».

Et ça continue comme ça, sur plusieurs de vos messages.

Malgré les affiches « Silence » et « Zéro bruit », malgré les rondes de l’agent de sécurité, le bruit est encore là. Que faire avec ça?

On part du point de vue qu’il y a deux types d’usagers bruyants à la Bibliothèque : ceux qui ne le font pas exprès et qui, une fois rappelés à l’ordre, se taisent tout de suite; et ceux qui, même une fois avisés, le prennent comme une provocation à continuer, voire à « intensifier » leur comportement.

La première catégorie constitue la grande majorité des usagers bruyants et elle est, croyons-nous, de bonne foi. Ce sont des étudiants (et parfois du personnel, dites-vous) qui profitent d’une rencontre à la Bibliothèque pour jaser et, de fil en aiguille, hausser le ton sans vraiment penser à déranger les autres. Dans leur cas, l’agent de surveillance (à condition, bien sûr, d’y être dans un délai raisonnable) peut intervenir efficacement et réussir à maintenir un niveau de silence propice au travail intellectuel.

L’agent aura parfois à avertir certains « distraits » plus d’une fois, mais, au bout du compte, la présence de l’agent améliore les choses puisque les fautifs admettent leurs torts. Pour agir au niveau de cette catégorie, la Bibliothèque augmentera les heures de travail de l’agent de surveillance. Ainsi, pendant les trois semaines suivant le gros de vos commentaires, l’agent a effectué 30 heures de surveillance au lieu de 20.

Quant à l’autre catégorie, celle des « fauteurs de troubles volontaires », elle constitue une minorité et, heureusement, ses actions ont un caractère moins permanent puisque, une fois les fautifs identifiés et le « dialogue » entamé avec eux, on peut aller jusqu’à leur interdire l’accès à la Bibliothèque en cas de récidive.

Dans le cas de la vague actuelle de « bruyants volontaires », le personnel a effectivement comme consigne de les identifier puis, cela étant fait, de « bloquer » les dossiers de ces étudiants, c’est-à-dire de leur retirer le droit d’emprunter. Ceux-ci doivent donc se présenter au bureau de la responsable pour faire réactiver leur dossier et celle-ci en profite pour leur annoncer que, la prochaine fois, ils se verront émettre un avis disciplinaire gracieuseté de l’École Polytechnique!

Bordel indescriptible

« Je suis heureux de pouvoir bénéficier de plusieurs quotidiens à la Bibliothèque. Cependant, chaque fois que je veux les consulter, ils sont dans un bordel indescriptible et me voilà en train de lire les nouvelles du mercredi, alors que je croyais avoir celles du vendredi. Serait-il possible de tenir les quotidiens au comptoir des prêts et de demander une carte d’étudiant aux personnes voulant les consulter? ».

Pour être possible, c’est possible. Mais on n’est pas certain qu’on veut le faire.

À l’origine, le service des quotidiens s’inscrit dans celui de l’aire de détente. Cet endroit se veut moins formel que le reste de la Bibliothèque. Les gens peuvent s’asseoir dans des fauteuils, prendre connaissance des nouveaux livres reçus ou bouquiner dans notre section « Profession ingénieur » … ou encore feuilleter Le Devoir ou La Presse qui sont là, à portée de la main.

Pour le moment, on ne veut pas trop formaliser le rapport entre les usagers et les quotidiens. On va plutôt demander à l’un de nos commis de passer régulièrement pour vérifier le bon assemblage des quotidiens ce qui devrait diminuer les situations bordéliques que vous décrivez.

La Bibliothèque au pavillon Decelles?

« Je pense qu’il devrait y avoir une annexe de la Bibliothèque à Decelles d’où les professeurs pourraient faire des demandes d’emprunt et des retours de livres. »

La Bibliothèque a rejeté l’idée d’ouvrir une succursale au pavillon Decelles au début du projet parce que autant notre personnel que les espaces qu’on nous offrait là-bas étaient insuffisants.

Cela étant dit, avec ou sans annexe, professeurs et chargés de cours peuvent emprunter des livres et les retourner à la Bibliothèque à partir du pavillon Decelles, et ce, depuis le 4 décembre dernier. Voici la marche à suivre:
  • Vous faites une demande d’emprunt par écrit (courriel ou télécopieur) en mentionnant le titre, la cote et la date de publication du livre désiré;
  • nous enregistrons le prêt dans votre dossier et vous expédions le livre par courrier interne au plus tard le lendemain;
  • pour nous retourner le livre, vous l’apportez simplement au secrétariat de votre département où des enveloppes de courrier interne pré-adressées sont avides de se rendre utiles.


Il est bien entendu qu’il s’agit d’une solution temporaire. En effet, dans deux ans, nous devrions être enfin tous réunis!

André Maltais