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Un stage qui fait naître une vocation internationale

Alice Desrochers, 4e année du baccalauréat de génie électrique

Par Catherine Florès
1 mars 2017 - Source : Magazine Poly
1 mars 2017 - Source : Magazine Poly

À l’automne 2016, Alice Desrochers est partie faire un stage de trois mois dans le sud de l’Inde, à l’Institut de technologie de Manipal. Son mandat était de travailler à un système de contrôle d’appareils ménagers par reconnaissance vocale au sein du Département de génie électrique.

« Pour la première fois, je me trouvais plongée dans un contexte scolaire et culturel entièrement différent du mien »

« Lorsque le stage a été proposé aux étudiants de mon programme, j’étais sur le point d’entamer ma quatrième année, et j’avais déjà réalisé deux stages en entreprise au Québec. J’avais donc déjà une bonne notion du type de travail qui m’attendrait sur le marché québécois et l’idée d’aller voir ailleurs comment on pratique le génie et la recherche universitaire m’attirait. Mais j’ai quand même hésité. D’une part, parce que faire ce stage en Inde rallongeait mes études, d’autre part, parce que l’Inde, c’est loin, et que je n’avais jamais encore vraiment voyagé seule à l’étranger. Finalement, l’envie de vivre une expérience hors de l’ordinaire a pris le pas sur mes craintes », témoigne Alice Desrochers.

Le stage était proposé par l’entremise de l'Association internationale pour l'échange d'étudiants en vue de l'acquisition d'une expérience technique (IAESTE), qui a pris en charge Alice dès son arrivée en Inde en organisant son transport et son logement. L’étudiante a également bénéficié d’une modeste bourse qui a facilité son séjour. 

 « Pour la première fois, je me trouvais plongée dans un contexte scolaire et culturel entièrement différent du mien : la journée dans le cadre de mon travail à l’Institut avec ma superviseure et mes collaborateurs indiens, et le soir à la maison que je partageais avec huit étudiantes provenant de pays différents. Ça m’a permis de développer une plus grande sensibilité aux enjeux de la communication », mentionne Alice. Celle-ci rapporte, par exemple, s’être aperçue rapidement qu’il valait mieux rencontrer en personne sa superviseure dès qu’elle avait besoin de réponses plutôt que de tenter de communiquer par courriel avec elle.

« J’ai vraiment pris conscience que nous sommes beaucoup plus proches que nous le pensons des gens qui vivent de l’autre côté de la planète »

Sur le plan des habiletés techniques, le stage lui a permis de faire de nombreux liens avec les connaissances acquises à Polytechnique. Elle dit s’être rendu compte aussi de l’avantage conféré par l’autonomie d’apprentissage théorique développée à Polytechnique.

Mais c’est sur le plan personnel que l’expérience s’est avérée inégalable pour elle. « J’ai vraiment pris conscience que nous sommes beaucoup plus proches que nous le pensons des gens qui vivent de l’autre côté de la planète. L’énorme fossé entre riches et pauvres et les sévères problèmes de pollution qui existent en Inde m’ont fait réaliser concrètement que les décisions que nous prenons, notamment en matière de développement durable, ont un impact sur leur vie comme sur la nôtre.

J’ai aussi pu constater que les différences de cultures n’empêchent pas les gens de pouvoir se comprendre et de partager des objectifs. On doit pouvoir faire croître une entreprise ou une nation en permettant aux autres de croître en même temps. Aujourd’hui, je suis certaine de vouloir travailler dans un autre pays dès les premières années de ma carrière et de contribuer au développement international. »

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